jeudi, janvier 15

Dans l’environnement professionnel actuel, les soft skills ne sont plus de simples qualités personnelles, elles constituent des axes fondamentaux de l’évaluation et du management des équipes. Les formations et les programmes de développement intégrant ces compétences non techniques visent à améliorer la performance collective autant que individuelle. Or, l’équilibre entre subjectivité et rigueur est souvent au cœur des débats : comment mesurer des comportements et des attitudes sans tomber dans des jugements moralisateurs ou des critères flous qui nuisent à l’équité et à la transparence ? En 2026, les entreprises doivent répondre à des exigences croissantes en matière de ressources humaines en veillant à harmoniser les attentes de la directive européenne sur la transparence salariale avec les garde-fous juridiques rappelés par la jurisprudence récente. Ce contexte invite à articuler des cadres d’évaluation solides, fondés sur des critères opérationnels et observables, tout en restant attentifs à la dimension humaine et au contexte singulier de chaque poste. Dans cet article, nous proposons une démarche progressive pour évaluer les salariés à l’ère des soft skills, tout en préservant l’objectivité et la traçabilité des décisions RH.

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Évaluer les salariés et les soft skills: cadre conceptuel et enjeux juridiques

La notion de soft skills regroupe des compétences telles que la communication, la coopération, l’adaptabilité ou la résilience. Dans un monde où les recrutements et les plans de développement s’appuient davantage sur ces aptitudes, il devient crucial de distinguer clairement ce qui relève d’un comportement professionnel et ce qui demeure un jugement de valeur. Le cadre juridique et les directives européennes encadrent cette évolution. La directive sur la transparence salariale, adoptée en 2023, pousse les organisations à expliciter les critères d’évolution et de rémunération, tout en insistant sur l’impératif de ne pas sous-évaluer les compétences non techniques. Cette exigence de clarté et d’égalité de traitement n’est pas une invitation à la subjectivité pure, mais un appel à traduire les soft skills en éléments mesurables et directement liés à l’activité professionnelle. Dans ce cadre, les criteres opérationnels et les mesures d’évaluation doivent démontrer une logique de cause à effet: comment tel comportement contribue-t-il à la performance du poste ? Comment le mesurer de manière reproductible et équitable ? Une vigilance particulière est requise lorsque l’évaluation est associée à des entretiens de développement ou à des évaluations annuelles. En octobre 2025, la Cour de cassation a rappelé que les critères doivent être suffisamment précis et directement liés au travail, afin d’éviter une approche trop subjective ou moralisatrice qui peut dénaturer l’objectif professionnel. Pour les départements ressources humaines, cela signifie transformer les soft skills en comportements observables et documentables, alignés sur la finalité du poste et sur les valeurs de l’entreprise. Cette approche permet d’établir une équilibre entre l’enrichissement des évaluations par les compétences humaines et la nécessité d’un cadre structuré et vérifiable. Les organisations qui réussissent ce passage transforment les qualités humaines en leviers de performance tout en protégeant les salariés contre les biais et les interprétations arbitraires. Cette tension entre subjectivité et rigueur constitue le véritable cœur du sujet et démontre que l’objectif n’est pas d’éliminer la subjectivité, mais de la canaliser par des critères clairs et des preuves objectives.

Pour approfondir ce cadre, plusieurs sources spécialisées proposent des méthodes concrètes pour évaluer les soft skills sans sacrifier l’objectivité. Par exemple, les ressources de cleper et les guides de Édusign insistent sur la nécessité de passer d’une simple impression à des mécanismes d’évaluation reproductibles. D’autres organismes, comme Wanteed, proposent des approches spécifiques pour calibrer les compétences comportementales dans le cadre du recrutement et du développement. Le rôle des outils et des tests, comme le précise In-Recruiting, permet de structurer les observations et de donner du poids à chaque critère. Enfin, les analyses récentes sur les compétences transversales et leur intégration dans les pratiques RH illustrent l’importance d’un vocabulaire commun et d’un cadre d’évaluation partagé au sein des équipes. En parallèle, des contributions comme Recruitee Soulignent l’intérêt des compétences transversales comme socle de la collaboration et de l’innovation. L’inclusion de la transparence et la définition de critères concrets permettent d’éviter l’écueil d’un système purement moral et de favoriser une évaluation fondée sur le travail réel et sur des résultats mesurables.

Une liste d’éléments clés à garder en tête est utile pour structurer sa démarche: d’abord clarifier les finalités de l’évaluation (rémunération, évolution, formation), puis identifier les comportements observables, puis établir des mécanismes de notation et une traçabilité écrite, et enfin former les managers pour garantir l’uniformité d’application. La mise en œuvre nécessite aussi d’intégrer les retours d’expérience et d’ajuster les critères en fonction des métiers et des niveaux de responsabilité. Une attention particulière doit être portée à la cohérence entre les critères et les objectifs du poste: pourquoi tel comportement est-il nécessaire dans une fonction donnée ? Cette question garantit que les critères restent pertinents et non pas une simple liste de traits subjectifs. L’objectif est d’obtenir une évaluation qui reflète réellement la contribution du salarié à la mission et à la performance collective, tout en respectant les principes d’égalité et de non-discrimination. Ce cadre conceptuel jette les bases d’un système d’évaluation qui peut être apprivoisé par les managers et compris par les salariés comme un outil de développement et non comme une simple épreuve de jugement.

Pour enrichir ce cadre, plusieurs ressources en ligne proposent des regards complémentaires sur la manière d’intégrer les soft skills dans les processus RH. Par exemple, les publications sur cohésion et performance explorent l’impact des tests de personnalité et des outils d’évaluation sur l’alignement des équipes. D’autres analyses, comme celles présentées par Wink Lab, discutent des limites des tests de compétences et proposent des approches équilibrées et pragmatiques. Enfin, des réflexions récentes sur l’évaluation au travail mettent en évidence les bonnes pratiques pour éviter que les critères non techniques ne prennent le pas sur les aspects techniques indispensables à la performance opérationnelle, tout en respectant les exigences de transparence et d’équité.

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À retenir, l’objectif est de faire de l’évaluation des soft skills un levier concret de développement et de performance, sans sacrifier la rigueur et l’équité, et en alignant les pratiques avec les évolutions réglementaires et les attentes des salariés. La ligne directrice est simple: des critères opérationnels, observables et liés au travail, un socle commun de langage et une formation adaptée des managers pour garantir l’objectivité et la perception d’équité par tous les salariés.

Pour aller plus loin, découvrez des ressources complémentaires sur l’évaluation des compétences et leur impact sur la performance organisationnelle. L’éclairage de sources comme Cadre Dirigeant Magazine propose des perspectives pratiques sur la réussite d’un système d’évaluation des salariés axé sur les soft skills, avec des exemples de mise en œuvre et des retours d’expérience. En parallèle, la prudence du cadre juridique est illustrée par les analyses et les guides qui insistent sur la nécessité d’un lien clair entre les comportements observables et les objectifs professionnels, afin de garantir que les critères restent pertinents et efficaces dans la pratique courante des équipes et du management.

Un cadre utile pour démarrer

  • Clarifier les objectifs d’évaluation et les critères qui y sont rattachés.
  • Transformer les soft skills en comportements mesurables et observables.
  • Formuler des critères opérationnels et éviter les termes vagues.
  • Mettre en place une grille de notation transparente et documentée.
  • Former les managers et assurer une application homogène.

Pour approfondir ce cadre et explorer des exemples concrets, consultez les ressources suivantes et les cas pratiques qui illustrent comment les organisations peuvent concilier subjectivité et rigueur dans l’évaluation des salariés et des compétences comportementales. Les articles et guides ci-contre offrent des méthodes, des outils et des retours d’expérience, et ont en commun de proposer une expérience d’évaluation centrée sur le travail réel et les résultats mesurables.

Transformer les soft skills en comportements opérationnels et observables

La transition des notions abstraites vers des comportements observables est l’étape cruciale pour assurer une évaluation rigoureuse. Les soft skills ne doivent pas rester des labels vagues mais se traduire en actions concrètes et mesurables. Par exemple, au lieu d’évaluer l’“optimisme” comme une caractéristique générale, on peut mesurer la propension à proposer des solutions pragmatiques face à un obstacle, ou la capacité à maintenir une attitude constructive dans des situations complexes. Cette approche permet d’aligner les observations sur des situations professionnelles réelles et sur les critères de performance du poste. Des méthodes éprouvées recommandent d’intégrer des mises en situation et des observations en temps réel, afin de capter des indices comportementaux qui se traduisent directement par des résultats opérationnels.

Poursuivant dans cette logique, chaque comportement observé peut être crédibilisé par des preuves tangibles: rapports de situation, feedback clients, résultats d’équipe, ou encore indicateurs de collaboration croisée. Il convient d’établir des listes de comportements attendus pour chaque rôle, plutôt que des jugements portés sur la personnalité. Par exemple, pour un poste de chef de projet, on peut fixer des critères tels que « capacité à clarifier les objectifs et à communiquer les jalons », « aptitude à anticiper les dépendances et à partager l’information », ou « habileté à proposer des solutions réalistes et à réorienter le plan en cas d’imprévu ». Quand l’évaluateur peut constater ces comportements dans des situations réelles, la subjectivité est progressivement confinée dans un cadre de référence solide et partagé par l’équipe. Les sources professionnelles insistent sur l’importance d’un dictionnaire de comportements, aligné sur les objectifs du poste et sur les valeurs de l’entreprise, afin d’éviter les biais et les interprétations divergentes.

Pour étayer cette approche, les guides et les experts recommandent d’intégrer des outils d’évaluation et des retours structurés. Par exemple, les outils décrits dans In-Recruiting proposent des grilles et des rubriques pour coder les observations en notes, éléments qui permettent d’agréger des données et de suivre les progrès sur le long terme. De son côté, Wanteed propose d’adopter une approche par paliers et de relier les évaluations aux projets concrets et aux livrables. Ces approches permettent d’introduire une logique de performance mesurée et d’éviter que les compétences non techniques ne soient perçues comme des qualités purement subjectives. Pour enrichir encore le cadre, les analyses de Recruitee et d’autres sources soulignent que les compétences transversales doivent être intégrées comme socle de collaboration et d’innovation, plutôt que comme une simple étiquette de personnalité.

Comment structurer cette transformation en pratique ? Premièrement, établir des scénarios réels qui mettent en valeur les comportements souhaités. Deuxièmement, élaborer des grilles de performance qui associent chaque comportement à une échelle d’évaluation et à des critères de réussite. Troisièmement, former les managers à l’usage de ces grilles et à l’interprétation des résultats pour éviter les biais et les interprétations personnelles. Quatrièmement, assurer une traçabilité des notes et des justifications écrites qui peuvent être consultées lors des revues annuelles ou des entretiens de développement. Ce sont ces éléments qui permettent d’associer les soft skills à des résultats tangibles, tout en conservant la dimension humaine nécessaire à l’apprentissage et à la motivation des salariés. Enfin, il convient d’inclure la voix du salarié dans le processus, afin de favoriser le dialogue et l’auto-évaluation réciproque, et de gagner en acceptabilité et en engagement. Cette démarche doit se faire dans le cadre de la transparence et du respect des règles de non-discrimination et d’égalité, afin d’éviter tout effet pervers et de préserver l’équilibre entre subjectivité et rigueur.

Pour nourrir cette réflexion, de nombreuses ressources discutent des méthodes et outils pour mesurer les soft skills de manière fiable. Des articles et rapports sur les approches de test, les évaluations à 360 degrés, et les retours d’expérience en entreprise offrent des perspectives utiles pour adapter ces pratiques aux spécificités de chaque organisation. Parmi les sources pertinentes, on peut consulter Cadre Dirigeant Magazine qui propose des retours d’expérience sur la mise en œuvre et les difficultés rencontrées, et Learning Partners qui analyse les liens entre soft skills et personnalité dans les processus d’évaluation. L’objectif est d’adopter une approche nuancée et correctement calibrée afin de garder l’efficacité des outils tout en renforçant la confiance des salariés dans les pratiques RH.

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Pour continuer à explorer les dimensions pratiques, la mise en place de mises en situation, de feedbacks structurés et d’un cadre juridique clair sont les meilleurs garde-fous. En fin de compte, l’évaluation des soft skills doit s’inscrire dans une dynamique d’amélioration continue et d’alignement avec les objectifs d’entreprise, plutôt que dans une simple vérification administrative. Cette approche contribue à une culture d’entreprise plus robuste et plus résiliente, où les compétences comportementales servent de socle pour la coopération et l’innovation au quotidien.

Exemples pratiques et illustrations

Dans une équipe de services clients, l’observation du comportement « capacité à écouter activement et reformuler clairement » peut être mesurée par le nombre de reprises de demande sans ambiguïté et par la qualité des résolutions apportées lors des échanges. Dans un contexte de développement produit, la capacité à « partager l’information et coordonner les efforts » peut être suivie via les délais de transmission des livrables et le niveau de clarté des briefings. De tels exemples démontrent comment les comportements deviennent des indicateurs mesurables et directement corrélés à la performance. Cette traduction opérationnelle est essentielle pour éviter les dérives et pour s’assurer que les critères restent pertinents et équitables.

Concevoir une grille d’évaluation objective: équilibre entre subjectivité et rigueur

La conception d’une grille d’évaluation des soft skills doit s’appuyer sur une articulation claire entre les objectifs du poste et les comportements attendus. Il ne suffit pas d’établir une liste de qualités souhaitables; il faut les traduire en critères opérationnels, observables et mesurables, qui permettent de justifier chaque note avec des preuves concrètes.

Un cadre efficace repose sur plusieurs principes: clarté des finalités professionnelles, observabilité des comportements, traçabilité des observations et formation des managers. Le premier pilier est la définition précise des objectifs du poste et des résultats attendus. Chaque compétence comportementale doit être associée à une démonstration observable dans le cadre du travail. Par exemple, « coopération » peut se manifester par la capacité à coordonner les actions des parties prenantes et à partager l’information de manière proactive, plutôt que par une étiquette générale. Le deuxième pilier consiste à attribuer un poids et une échelle de mesure à chaque critère, afin que la note finale reflète l’importance relative du comportement dans la réussite du poste. Le troisième pilier est la traçabilité: chaque observation doit être justifiée par des éléments documentés (rapports, feedback, livrables, évaluations passées). Le quatrième pilier est la formation des managers pour garantir une application homogène du cadre et limiter les biais, ce qui est crucial pour préserver la confiance des salariés dans le processus. Enfin, l’intégration des retours du salarié et l’opportunité d’un auto-contrôle renforcent l’objectivité et l’acceptabilité du système d’évaluation.

Pour rendre la grille concrète, voici une proposition de tableau d’évaluation, qui peut être adaptée à chaque métier et à chaque niveau hiérarchique. Le tableau ci-dessous présente des critères, des comportements observables, des poids et une échelle de note.

Critère Comportement observable Poids Échelle (0-5)
Coopération Partage proactif des informations, coordination claire des actions 25% 0-5
Communication Clarté des messages, écoute active, reformulation efficace 25% 0-5
Adaptabilité Réactivité face au changement, proposition de solutions alternatives 20% 0-5
Résolution de problèmes Capacité à identifier les enjeux et à proposer des options pragmatiques 20% 0-5
Fiabilité et engagement Respect des délais, fiabilité dans les livrables 10% 0-5

Ce tableau illustre comment les critères opérationnels transforment des qualités difficiles à quantifier en éléments mesurables et argumentables. Pour que la grille soit utile, il faut fixer des seuils et des marges d’erreur, et prévoir des étapes de révision en cas d’écarts répétés. La démarche consiste à associer chaque comportement à une démonstration observable, puis à recueillir des preuves claires et pertinentes lors des évaluations. En pratique, cela évite les interprétations irrégulières et garantit une évaluation qui peut être partagée et discutée avec les salariés lors des entretiens de développement. L’alignement avec les objectifs de l’équipe et de l’entreprise reste un indispensable pour préserver la cohérence globale et la crédibilité du système.

Outre la grille, les organisations gagnent à enrichir leur approche par des sources externes et des outils d’évaluation. Certaines ressources recommandées, comme camernews – tendances RH 2026 et Accompagnement des salariés et parcours professionnel, proposent des repères pour intégrer les soft skills dans les pratiques RH tout en restant conformes. D’autres analyses, disponibles via entretien annuel et 2026, donnent des exemples de scénarios et de validations qui renforcent la robustesse du cadre conceptuel. Enfin, la littérature professionnelle encourage les organisations à rester attentives à la dimension humaine et à l’impact sur l’engagement et la motivation, pour que l’évaluation devienne un levier de développement et de performance plutôt qu’un simple exercice de contrôle.

Cas pratique: déployer une approche d’évaluation dans une PME fictive

Imaginons une PME moyenne spécialisée dans le service client et le conseil. L’entreprise décide d’introduire une approche structurée d’évaluation des soft skills, afin d’améliorer la collaboration et la satisfaction client tout en garantissant l’équité et la traçabilité. Le processus débute par l’identification des postes clés et des résultats attendus, puis par la définition des comportements observables pour chaque rôle. Un comité RH et managers opérationnels élabore une grille commune et adapte les critères aux spécificités du secteur et du niveau de responsabilité. Des formations sont organisées pour les managers afin de leur apprendre à observer, à documenter et à évaluer de manière homogène.

Pour éviter les biais et favoriser l’adhésion, l’entreprise met en place une phase pilote sur trois mois. Durant cette phase, les évaluations s’appuient sur des situations professionnelles réelles et sur des retours collectifs. Les salariés participent aussi à des sessions d’auto-évaluation et à des entretiens bidirectionnels, afin d’assurer une compréhension mutuelle des attentes et des progrès. Le pilotage se fait ensuite à travers un tableau de bord RH qui agrège les résultats par équipe, par poste et par niveau de responsabilité. Les premières analyses montrent que les comportements clairement observables et documentés se traduisent par une amélioration mesurable de la collaboration et par une réduction des délais dans les projets. Le système évolue ensuite en intégrant des retours réguliers et des ajustements des critères afin de maintenir leur pertinence et leur alignement avec les objectifs stratégiques de l’entreprise.

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Pour soutenir la démarche, l’entreprise s’appuie sur des ressources et des meilleures pratiques partagées par des expertises externes et des articles dédiés, comme Édusign et Cleper. Cette approche permet de conserver une vision claire sur les résultats attendus et de corriger rapidement les biais, tout en restant attentif à la dimension humaine et à la motivation des salariés. Les retours des managers et des salariés alimentent un cycle d’amélioration continue et renforcent la confiance mutuelle, ce qui est fondamental pour l’effort collectif et la performance durable.

Pour les directions et les équipes RH, l’enjeu est d’intégrer des pratiques qui protègent l’équité et renforcent l’efficacité. La littérature spécialisée et les études de cas démontrent que lorsque les critères sont opérationnels et documentés, les décisions d’évolution, de rémunération et de formation deviennent plus prévisibles et plus justes pour l’ensemble des salariés. Cette approche contribue également à une meilleure gestion des risques juridiques et à une culture d’entreprise plus cohérente et plus résiliente face aux défis de 2026 et au-delà. Pour les organisations qui souhaitent approfondir, des analyses complémentaires sur les soft skills et les compétences transversales offrent des cadres et des exemples à adapter à son contexte.

En fin de parcours, le cas pratique illustre qu’un système d’évaluation centré sur les comportements observables, appuyé par une grille claire et une formation adaptée des managers, peut transformer la manière dont les salariés perçoivent l’évaluation et l’utilité des retours. L’enjeu est de préserver l’équilibre entre subjectivité et rigueur, de garantir une justice procédurale et de faire des soft skills un levier de performance et de bien-être au travail, plutôt que le simple reflet d’un état d’âme passager. L’expérience montre que le succès réside dans la capacité de l’organisation à aligner les critères sur les besoins réels du poste, à documenter les observations et à accompagner les salariés dans leur développement, tout en restant attentive aux exigences de conformité et de transparence qui guident les pratiques RH modernes.

Pour nourrir la réflexion sur ce cas, vous pouvez consulter les ressources mentionnées et explorer les retours d’expérience publiés par Camer News et d’autres publications spécialisées. En outre, des sources comme Cadre Dirigeant Magazine apportent des analyses pertinentes sur les mécanismes et les enjeux liés à l’évaluation des salariés axée sur les soft skills dans le contexte 2026.

Implications managériales et risques à la lumière des tendances RH 2026

Les implications pour le management et les ressources humaines sont multiples. D’un côté, la valorisation des soft skills est un levier d’engagement et de coopération, qui peut favoriser une meilleure collaboration, une adaptation plus rapide au changement et une culture d’innovation. De l’autre, il faut rester vigilant sur les risques de dérive et les questions de légalité. Le cadre réglementaire et les décisions de justice rappellent que les critères d’évaluation doivent être liés à l’activité professionnelle et documentés de manière objective. Il est crucial de distinguer clairement les comportements professionnels des jugements de valeur et de ne pas laisser les critères refléter des préférences personnelles. Cette prudence permet d’éviter des enjeux de contestation et de discrimination potentiels et de garantir la cohérence des évaluations sur l’ensemble des salariés.

Pour les équipes RH, cela passe par des dispositifs de formation dédiés, des procédures claires et une communication pertinente auprès des salariés. Les managers doivent être outillés pour observer et documenter les comportements, en s’appuyant sur des exemples concrets et des preuves, et non sur des impressions subjectives. L’objectif est d’établir une relation transparente et collaborative entre les évaluateurs et les salariés, afin que les résultats deviennent une source d’amélioration et de développement professionnel. En outre, la transformation des soft skills en comportements opérationnels contribue à une meilleure gestion des talents et à une allocation plus efficace des ressources, tout en respectant les exigences de la directive européenne qui encourage une meilleure égalité des rémunérations et une évaluation plus explicite et justifiée des évolutions et de la performance.

Dans ce contexte, les organisations peuvent tirer parti de ressources externes et d’exemples concrets pour étoffer leur pratique. Des ressources complémentaires comme Tendances sociales 2026 et Tendances RH 2026 offrent des éclairages sur les orientations et les priorités des DRH pour l’année à venir. Par ailleurs, des articles et des guides sur l’évaluation des salariés et les soft skills, notamment accompagnement des salariés et parcours professionnel, apportent des perspectives pratiques et des suggestions concrètes pour déployer ces approches de manière efficace et durable.

En résumé, l’équilibre entre subjectivité et rigueur dans l’évaluation des soft skills est désormais une compétence managériale essentielle. En s’appuyant sur des critères opérationnels, une grille claire et une formation adaptée des managers, les organisations peuvent transformer les compétences comportementales en réels leviers de performance, tout en préservant l’équité et la transparence qui guident les pratiques de ressources humaines en 2026 et au-delà. Le chemin est complexe mais nécessaire: il s’agit d’intégrer les soft skills dans une architecture d’évaluation où chaque comportement peut être observé, mesuré et relié à des résultats concrets et à l’évolution professionnelle des salariés.

Pour rester informé des évolutions et des bonnes pratiques, voici quelques ressources à consulter régulièrement : comment évaluer les soft skills, évaluation des soft skills, et évaluation des salariés à l’heure des soft skills. Ces sources proposent des méthodes, des exemples et des analyses qui peuvent nourrir les choix stratégiques des entreprises en matière de management et d’évaluation.

Pour illustrer davantage les enjeux, vous pouvez également consulter les ressources suivantes : mesurer l’acquisition des soft skills, recrutement et évaluation des soft skills, et soft skills et personnalité, qui complètent les perspectives sur la manière de conduire des évaluations pertinentes et équitables dans les organisations.

Comment garantir l’objectivité dans l’évaluation des soft skills ?

En traduisant chaque compétence en comportements observables, en utilisant une grille de notation claire, en formant les managers et en assurant une traçabilité écrite des observations. Il faut relier les comportements à des résultats professionnels et documenter les preuves pour éviter les biais.

Les soft skills peuvent-elles influencer la rémunération ?

Oui, mais uniquement si les critères sont explicitement liés à des objectifs professionnels mesurables et à des résultats concrets, et s’ils respectent les exigences de transparence et d’égalité prévues par les lois et directives en vigueur.

Quelle place pour les salariés dans l’évaluation des soft skills ?

Impliquer les salariés à travers l’auto-évaluation et les échanges bidirectionnels permet de clarifier les attentes, de renforcer l’adhésion et d’identifier les besoins de développement, tout en maintenant la traçabilité et l’objectivité des décisions.

Comment éviter que les critères deviennent moralisateurs ?

Formuler des critères opérationnels et liés au métier, éviter les généralisations sur la personnalité, et privilégier des comportements observables et mesurables qui démontrent la contribution au poste.

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Bonjour, je m'appelle Manu Dibango et j'ai 37 ans. Cadre supérieur dans l'administration, je suis passionné par la gestion et l'organisation. Bienvenue sur Camernews où je partage ma veille sur les nouvelles technologies et l'innovation.

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