Dans un contexte économique mouvant et concurrentiel, le budget de formation apparaît comme l’un des leviers les plus pertinents pour assurer la pérennité et la performance d’une entreprise. En 2026, les exigences en matière de développement des compétences ne cessent de croître et les mécanismes de financement se complexifient, rendant indispensable une approche méthodique et pragmatique. Mettre en place un plan de formation efficace, c’est d’abord comprendre les obligations légales, puis cerner les besoins réels des équipes, estimer les coûts et optimiser les ressources disponibles. Cette démarche ne se limite pas à une dépense budgétaire: elle s’inscrit comme un investissement stratégique qui renforce la productivité, la capacité d’innovation et la fidélisation des talents. Pour les dirigeants et les responsables RH, l’enjeu consiste à transformer les contraintes en opportunités, en articulant les prévisions financières autour d’un plan de développement des compétences qui soutient la stratégie globale. Le cadre économique actuel exige, en parallèle, une maîtrise fine des coûts et une utilisation judicieuse des aides publiques et des mécanismes de financement. Le chemin menant au budget formation optimal passe par une cartographie précise des postes coûteux, une priorisation des actions à enjeux élevés et une traçabilité rigoureuse des retours sur investissement.
Calcul du budget formation en entreprise : cadre légal et obligations
Rappel des obligations légales et sécurité au travail
La formation professionnelle des salariés est encadrée par le Code du travail et repose sur l’adaptation continue des compétences. Pour les employeurs, l’objectif est double: assurer l’employabilité des salariés et sécuriser l’entreprise face aux évolutions technologiques et organisationnelles. L’article L. 6321-1 rappelle que l’employeur doit proposer des actions de formation permettant d’ajuster les performances individuelles aux besoins du poste et d’assurer le maintien de la capacité à occuper un emploi. Ce cadre s’accompagne d’obligations spécifiques en matière de sécurité, via des formations générales destinées à prévenir les risques professionnels. Sur le plan opérationnel, cela signifie planifier des sessions régulières et intégrer les évolutions réglementaires qui peuvent impacter les métiers. Dans les secteurs sensibles (santé, sécurité, finance), les exigences de conformité renforcent l’importance d’un calendrier de formation serré et d’un suivi rigoureux des compétences. La conséquence stratégique est claire: le budget formation ne peut pas être négligé, car il conditionne le respect des normes, la réduction des risques et l’amélioration du bien-être au travail. Pour les dirigeants, il est crucial de dissocier les coûts ponctuels des investissements structurels et d’inscrire ces derniers dans un plan pluriannuel qui aligne les formations obligatoires avec les objectifs d’innovation et de performance.
Par ailleurs, la législation prévoit des contributions financières dédiées à la formation professionnelle. Ainsi, le financement passe par la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP), dont le taux dépend de l’effectif : 0,55% pour les entreprises de moins de 11 salariés et 1% pour les structures de 11 salariés et plus. Ces ressources alimentent des fonds dédiés qui soutiennent les plans de formation. À cela s’ajoutent des obligations spécifiques pour certaines branches, comme le travail temporaire, qui imposent des règles particulières et des contributions minimales distillées au niveau des accords de branche. Le recouvrement de ces contributions se fait par l’URSSAF, et des ajustements peuvent intervenir selon les périodes et les secteurs. Enfin, le recours au Contrat à Durée Déterminée (CDD) introduit une contribution CPF-CDD équivalente à 1% de la masse salariale versée aux titulaires d’un CDD, sous réserve de certaines exclusions. L’ensemble de ces mécanismes, mis en place et gérés à l’échelle nationale, constitue le socle financier du plan de formation et influence directement le calcul du budget formation.
Les éléments qui influencent le coût et le calcul du budget
Le calcul du budget formation ne peut s’appuyer sur une valeur universelle. Chaque entreprise doit composer avec des paramètres propres qui conditionnent le montant à investir. La taille de l’organisation est le premier déterminant: les grandes structures bénéficient d’économies d’échelle et disposent de départements dédiés capables de coordonner des formations variées sur des périmètres étendus. En revanche, les PME ou les TPE doivent prioriser les actions qui répondent le mieux aux besoins critiques et éviter les dépenses redondantes. Le secteur d’activité est également déterminant. Les métiers en technologies, en industrie lourde ou dans le secteur de la santé exigent des mises à niveau techniques et normatives plus fréquentes, avec des coûts parfois plus élevés pour des formations spécialisées. A l’inverse, des domaines comme le commerce peuvent se contenter de formations plus générales et transversales, associant des coûts plus modestes par action.
Ensuite, les besoins en compétences jouent un rôle prépondérant. Une conduite stratégique consiste à évaluer les écarts entre les compétences actuelles et les exigences futures liées à l’évolution des postes et des technologies. Si des lacunes importantes sont identifiées, le budget requerra des investissements supérieurs, alors que des besoins plus modestes peuvent être couverts par des formations échelonnées ou des actions internes. Le mode de formation choisi influe également fortement sur le coût: le présentiel peut entraîner des coûts élevés liés à l’intervenant, aux locaux et aux déplacements; le distanciel, souvent plus économique, nécessite des investissements initiaux dans les plateformes et les outils numériques; les approches mixtes offrent un compromis équilibré en termes de coût et d’efficacité.
La durée des formations est un autre paramètre clé. Des sessions brèves engendrent des coûts directs plus faibles mais peuvent nécessiter une planification plus dense sur l’année, tandis que des formations longues impactent la disponibilité des salariés et la productivité. Enfin, les mécanismes de financement jouent un rôle déterminant dans l’ampleur du budget net. OPCO, CPF, subventions et aides régionales, ainsi que les dispositifs spécifiques à certains secteurs, influent sur le coût réel pour l’entreprise. Une approche efficace consiste à définir le budget prévisionnel en distinguant coût direct (honoraires, supports, déplacements, hébergement, matériel) et coût indirect (perte de productivité, temps d’organisation). Cette distinction permet ensuite d’appliquer les plafonds et les aides disponibles, et de définir une estimation réaliste du financement net nécessaire.
Pour nourrir cette réflexion, il peut être utile de consulter des ressources spécialisées qui décryptent les obligations et les mécanismes de financement. Des guides en ligne et des analyses sectorielles proposent des chiffres et des méthodes actualisés pour 2026, offrant des instances pratiques pour adapter le calcul budget et le plan formation. Les entreprises qui adoptent une approche structurée et proactive constatent non seulement une meilleure conformité, mais aussi une amélioration mesurable des performances et de la motivation des équipes. Pour aller plus loin, des ressources externes permettent d’avoir une vision consolidée des facteurs et des bonnes pratiques, tout en fournissant des modèles et des repères de coûts qui s’ajustent au contexte propre de chaque organisation.
- Évaluer les coûts directs et indirects de chaque action de formation
- Anticiper les contributions obligatoires (CFP et CPF-CDD)
- Prioriser les formations en fonction des objectifs stratégiques
- Choisir le mode de formation le plus adapté (présentiel, distanciel, mixte)
- Exploiter les financements externes et les aides régionales
Pour approfondir, des ressources spécialisées comme Budget formation: obligations et régimes spécifiques et Comment établir le budget formation de son entreprise apportent des cadres concrets et des exemples chiffrés, utiles pour alimenter le calcul budget et optimiser la gestion financière de la formation.
Éléments à inclure dans le calcul budgétaire et exemples chiffrés
Dans le cadre d’un plan formation, certaines dépenses reviennent très fréquemment, et leur somme peut rapidement peser sur le budget. Parmi les postes récurrents figurent les frais pédagogiques (honoraires des formateurs et supports), les frais de déplacement et d’hébergement en cas de formation en présentiel, la location de salle, et l’achat ou la location de matériel pédagogique. À ces coûts directs s’ajoutent des coûts indirects tels que le temps passé par les salariés en formation, qui peut représenter une perte de productivité et nécessite une planification stratégique pour limiter les périodes d’inactivité.
Pour compléter, les dispositifs de financement se présentent comme des leviers importants. L’OPCO intervient sur des niveaux et des secteurs différents, et le CPF permet à chaque salarié d’alimenter son compte pour financer des formations; la notion de CPF co-construit peut être mobilisée pour des projets mutualisés. Le cadre évolue régulièrement: en 2026, des ajustements sont apportés et les acteurs du financement accompagnent les entreprises dans l’élaboration du plan de développement des compétences, en veillant à une répartition équilibrée entre risques et retours sur investissement. Une compréhension claire des coûts et des mécanismes de financement permet de réduire les incertitudes et d’établir une base solide pour le calcul budget formation.
Conclusion partielle et transition vers les étapes suivantes
Le cadre légal et les facteurs qui influencent le coût sont les socles sur lesquels se bâtit une stratégie de formation efficace. Une organisation qui aligne son plan formation sur les exigences du marché, tout en optimisant le financement et la gestion des coûts, peut maximiser le retour sur investissement et améliorer durablement la performance opérationnelle. Dans les sections suivantes, l’attention se porte sur la définition des besoins, la construction du plan de développement des compétences et les méthodes pratiques pour estimer un budget prévisionnel fiable, puis sur les leviers d’optimisation et de suivi qui permettent d’ajuster le cap en continu.
Définir les facteurs influençant le budget formation et le plan formation
Évaluer les besoins et cartographier les compétences
La première étape consiste à évaluer les besoins en formation à partir des objectifs stratégiques, des exigences du marché et des évolutions technologiques. Une cartographie précise des compétences permet d’identifier les écarts entre les compétences existantes et celles nécessaires pour les prochaines années. Cette analyse doit être alimentée par des données concrètes: évaluations de performance, bilans de compétences, retours des managers, et plans de succession. En 2026, les entreprises qui investissent dans l’évaluation des compétences constatent une meilleure réactivité face aux changements, une réduction des coûts superflus et une optimisation des parcours professionnels. Pour une meilleure lisibilité, il est utile de regrouper les besoins par famille de métiers, par niveau de responsabilité et par priorité stratégique. Une telle démarche évite les dérives budgétaires et clarifie les choix en matière d’enrichissement des compétences.
Les besoins peuvent être structurés autour de trois axes: techniques, managériaux et administratifs. Le volet technique couvre les outils, les process et les normes propres au secteur. Le volet managérial porte sur le développement du leadership, de la gestion de projets et des compétences relationnelles. Le volet administratif couvre les obligations, la sécurité et la conformité. En pratique, un plan formation cohérent associe des formations obligatoires à des actions de montée en compétences qui soutiennent les priorités opérationnelles et l’innovation. L’objectif est de transformer les besoins en actions concrètes et mesurables, avec des jalons, des responsables et des indicateurs clairs.
Pour étayer, les entreprises peuvent se référer à des guides spécialisés sur l’élaboration du plan formation et sur l’évaluation des besoins. La consultation régulière des parties prenantes internes, notamment les salariés et les managers, permet d’ajuster les priorités et d’éviter les formations qui, bien que coûteuses, n’apportent pas une valeur ajoutée suffisante. Ainsi, l’étape d’analyse des écarts devient un véritable levier d’efficience et un outil pour orienter le calcul budget formation vers les investissements les plus rentables.
Conception du plan de développement des compétences (PDC)
Le plan de développement des compétences est un cadre formalisé qui définit les objectifs des formations, les groupes cibles et les modalités pédagogiques. Il précise les échéances et les priorités, et sert de référence tout au long de l’année. La structure du PDC doit être compréhensible et alignée sur les objectifs stratégiques de l’entreprise. Il convient de séparer les actions « obligatoires » (sécurité, conformité) des actions « stratégiques » (montée en compétences pour des postes critiques) et des formations transverses qui bénéficient à plusieurs services. En 2026, les organisations qui documentent leur PDC et qui tiennent compte des retours des salariés obtiennent des taux de participation plus élevés et une meilleure appropriation des compétences par les équipes. Le PDC sert également à justifier les coûts lors du calcul budget formation et à démontrer le lien direct entre les investissements et les résultats opérationnels.
Pour mettre en place le PDC, plusieurs éléments clés doivent être réunis: les objectifs mesurables, les groupes cibles, les modalités (présentiel, en ligne, mixte), les échéances et les priorités. L’usage des outils numériques facilite le suivi et la mise à jour du plan, tout en offrant une traçabilité des dépenses et des résultats. Certaines entreprises choisissent des parcours de formation modularisés et progressifs, afin d’établir des trajectoires de progression claires pour les collaborateurs et d’optimiser le budget formation grâce à des parcours personnalisés.
Planification et rationalisation du plan formation
Une planification rigoureuse sert de socle au calcul budget formation. Elle permet d’échelonner les formations sur l’année et d’éviter les pics de dépense qui pourraient déstabiliser la trésorerie. Pour rationaliser, il est utile de regrouper les formations par thème et par département, et d’anticiper les périodes où les salariés seront moins productifs. Dans ce cadre, une approche simple consiste à établir un calendrier des formations sur 12 mois, avec des prévisions de coûts par action et par service, puis à ajuster ce calendrier en fonction des retours et des résultats observés. Cela conduit à une meilleure maîtrise des coûts et à une plus grande transparence vis-à-vis des parties prenantes. Une planification efficace exige aussi une communication claire sur les objectifs et les bénéfices attendus, afin d’impliquer les managers et les salariés dans le processus et d’obtenir leur adhésion au plan formation.
En pratique, l’exécution du plan formation repose sur une alternance entre actions internes et externes. Former des collaborateurs internes pour devenir formateurs peut réduire les coûts et accélérer l’assimilation des concepts. Le recours à des solutions d’e-learning et à des plateformes digitales permet d’augmenter la capacité de formation sur un grand nombre de salariés tout en maîtrisant les dépenses. Pour compléter, la négociation avec les prestataires et la mutualisation des formations avec d’autres entreprises ou groupements peut générer des économies substantielles. Le plan formation devient ainsi un instrument vivant, constamment ajusté pour maximiser la valeur produite et sécuriser un retour sur investissement tangible.
Méthodes et outils pour élaborer le budget et le plan formation
Élévation des coûts et estimation du budget prévisionnel
Pour établir un budget prévisionnel robuste, il faut décomposer les coûts en postes directs et indirects et projeter leur évolution sur l’année. Les coûts directs incluent les frais pédagogiques, les frais de déplacement et d’hébergement, la location de salles et l’achat de matériel. Les coûts indirects recouvrent le temps passé en formation et le temps consacré à l’organisation (recherche de prestataires, gestion des inscriptions, évaluation de l’efficacité). Le jeu consiste à additionner ces éléments, puis à déduire les plafonds de financement et à ajouter les contributions obligatoires. L’objectif est de dégager un montant net qui permet d’anticiper les flux de trésorerie et de justifier les investissements auprès de la direction. Pour rendre ces chiffres actionnables, une simulation Excel ou un modèle interne peut intégrer les taux CFP, les éventuelles subventions et les plafonds d’aide régionale, tout en restant adaptable en cas de changement de réglementation ou d’évolution des effectifs.
Un autre levier majeur est l’utilisation du CPF et du CPF co-construit, qui peut couvrir une partie importante du coût formation. En 2026, des ajustements comme la participation forfaitaire pour les mobilisations CPF (portée à 150€) influencent le coût net pour l’entreprise mais restent une opportunité de financement associée au plan formation. L’entreprise peut accompagner les salariés dans l’optimisation de leur CPF pour mutualiser les projets, ce qui peut réduire le coût réel et accélérer l’atteinte des objectifs de formation. Pour bien gérer, il convient d’établir des scénarios: budget minimal, budget moyen et budget ambitieux, chacun associant des niveaux de risque et des retours attendus différents. Cette approche permet de préparer des arguments solides lors des arbitrages budgétaires et de démontrer la valeur ajoutée de chaque action.
Outils et méthodes pratiques
La gestion financière d’un plan formation bénéficie d’outils dédiés et de bonnes pratiques. Les OPCO et les organismes de financement peuvent fournir des référentiels et des modèles de calcul qui facilitent la prévision et le suivi. L’usage des tableaux de bord et des indicateurs de performance (taux de participation, taux de satisfaction, amélioration mesurable des compétences, retour sur investissement) assure une traçabilité efficace et favorise une prise de décision éclairée. Les formations en ligne et les outils de gestion des compétences permettent de suivre les progrès, d’évaluer l’impact des actions et d’ajuster rapidement les priorités. En 2026, les entreprises qui intègrent des outils d’analyse coût-efficacité et qui connectent les données de formation avec les résultats opérationnels obtiennent une meilleure lisibilité du plan formation et des marges d’optimisation du budget formation.
Pour enrichir l’approche, les ressources comme Budget de formation – méthode et exemples ou Calcul du coût de formation en entreprise apportent des méthodes concrètes et des exemples de calcul qui complètent l’expérience interne. Une pratique efficace consiste à tester des modèles de calcul sur des scénarios hypothétiques, puis à les adapter en fonction des retours et des résultats visibles sur le terrain.
Dispositifs financiers et optimisation du financement de la formation
Dispositifs de financement et optimisation budget
Plusieurs dispositifs permettent d’optimiser le financement de la formation professionnelle, avec des répercussions directes sur le calcul budget formation. Les OPCO jouent un rôle clé en finançant tout ou partie des formations, selon le secteur et les accords en vigueur. Le Compte Personnel de Formation (CPF) demeure un outil central pour les salariés, et la pratique du CPF co-construit peut amplifier l’efficacité du financement en mutualisant les projets et en consolidant les efforts entre employeurs et collaborateurs. Des réformes et des ajustements peuvent intervenir régulièrement, d’où l’importance de rester informé des évolutions et d’anticiper les adaptations dans le budget.
Par ailleurs, des aides régionales et des subventions existent et peuvent significativement réduire l’investissement direct de l’entreprise. Certaines branches professionnelles imposent des contributions spécifiques, ce qui peut moduler le coût global et enrichir les possibilités d’optimisation. En 2026, la tendance est à l’alignement des mécanismes de financement avec des plans de développement des compétences plus structurés et plus transparents, afin de soutenir les entreprises dans leurs projets de formation tout en renforçant les compétences des salariés. Pour les organisations qui savent combiner coûts et financements, le coût formation devient une variable maîtrisée et non un frein à l’innovation.
Pour faciliter la navigation, voici une présentation synthétique des postes typiques et des montants potentiels, afin d’illustrer l’impact financier et les possibilités d’optimisation. Le tableau ci-dessous met en lumière les catégories de dépenses et les leviers d’action qui influencent le coût formation et le plan formation. Les chiffres sont des repères et doivent être ajustés selon le secteur, la taille et les spécificités de l’entreprise.
| Poste de dépense | Exemple | Coût estimé | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Frais pédagogiques | Honoraires, supports et matériel | 1 000 € – 8 000 € par session | Variable selon le domaine et le niveau (> pour les sujets techniques). |
| Déplacements et hébergement | Présentiel en région éloignée | 500 € – 3 000 € par stagiaire | Coûts importants pour des formations longues ou spécifiques. |
| Location de salle et matériel | Salle, équipement, supports numériques | 200 € – 1 500 € par jour | Possibilité de réduire via des partenariats long terme. |
| Temps passé en formation (coût indirect) | Perte de productivité pendant la formation | Variable selon la charge | À estimer en fonction du temps et des activités couvertes. |
Pour optimiser, l’idée est d’identifier les postes qui peuvent être gérés autrement: mutualiser les formations entre services, recourir à des modules e-learning, ou raviver des réseaux de formateurs internes. L’objectif est de réduire le coût formation sans compromettre l’efficacité pédagogique. Des ressources comme Budget formation entreprise – pratique et conseils et Définir budget formation: facteurs et leviers offrent des cadres d’optimisation et des retours d’expérience qui facilitent le pilotage financier du plan formation.
Calcul et suivi du coût à l’épreuve du temps
Le suivi du coût formation requiert des mécanismes de contrôle et des indicateurs adaptés. Un tableau de bord doit permettre de visualiser les écarts entre le budget prévisionnel et les dépenses réelles. Plus important encore, l’évaluation de l’impact des formations est nécessaire pour mesurer le retour sur investissement et ajuster le plan formation en conséquence. Des indicateurs comme le taux de participation, le taux de réussite et l’amélioration des performances opérationnelles constituent des points d’ancrage pour le pilotage. L’analyse coût-efficacité peut révéler des opportunités d’optimisation, notamment dans le déploiement des formations en ligne et la mutualisation des ressources. Une démarche continue d’amélioration garantit que le budget formation reste pertinent et aligné sur les objectifs de l’entreprise, même lorsque les conditions économiques évoluent rapidement.
Quelles ressources pour 2026 ?
Pour rester informé et optimiser le budget formation, il est utile de suivre des ressources spécialisées et des guides actualisés. Des publications en ligne et des communautés professionnelles proposent des analyses et des exemples concrets pour 2026, et permettent d’anticiper les évolutions des dispositifs de financement et des exigences légales. Des liens et des références comme Budget formation: obligations et régimes spécifiques ou Budget de formation – guides et modèles peuvent servir de socle pour l’élaboration et l’optimisation du plan formation. L’objectif est de bâtir une méthodologie robuste et adaptable qui supporte à la fois les obligations et les opportunités d’investissement dans les compétences.
Évaluer l’impact et ajuster le budget formation en continu
Indicateurs de performance et retours d’expérience
Le suivi de l’efficacité des formations passe par la mise en place d’indicateurs pertinents et de mécanismes de collecte de retours. Le taux de participation donne une première indication de l’attrait des programmes, tandis que la satisfaction et l’évaluation des compétences permettent de mesurer l’impact pédagogique. Au-delà des chiffres, l’analyse qualitative des retours des managers et des salariés est essentielle pour comprendre l’appropriation des acquis et les domaines nécessitant des ajustements. Lier ces résultats à des indicateurs financiers, tels que l’amélioration de la productivité ou la réduction des erreurs, permet de démontrer le ROI et d’alimenter le cycle d’optimisation du budget formation. La dimension temporelle est également cruciale: des évaluations post-formation à 3 et 6 mois offrent une vision plus fiable de la durabilité des compétences acquises et facilitent les décisions d’investissement futures.
La logique d’optimisation passe par une démarche itérative: évaluer, ajuster, déployer. Cette approche repose sur une coordination étroite entre les départements RH, les managers opérationnels et la direction financière. Le suivi régulier permet d’anticiper les besoins émergents, d’affiner les priorités et d’anticiper les évolutions technologiques qui pourraient impacter les compétences requises. L’objectif est d’assurer une amélioration continue du plan formation et de garantir que le budget formation reste en phase avec les ambitions de croissance et d’innovation de l’entreprise.
Cas pratique et recommandations finales
Imaginons une entreprise de taille moyenne qui prépare son budget formation pour l’année suivante. Après une évaluation des besoins, le plan formation cible les postes critiques et les compétences porteurs pour l’innovation. Les formations obligatoires, les modules techniques et les soft skills transversales sont intégrés, avec une estimation prévisionnelle des coûts directs et des coûts indirects. Le financement est structuré autour des contributions CFP, des aides OPCO et, lorsque pertinent, du CPF co-construit. En parallèle, le plan prévoit des mécanismes d’amélioration continue et des indicateurs de performance pour suivre les résultats et ajuster le budget en cours d’année. Cette approche permet de naviguer avec agilité dans les contraintes économiques tout en maximisant la valeur délivrée par chaque euro investi dans la formation.
Pour conclure, le budget formation est un pilier stratégique qui mérite une attention soutenue et une mise en œuvre méthodique. En 2026, les meilleures pratiques reposent sur la clarté des besoins, la transparence du calcul budget, l’exploitation des dispositifs financiers et un pilotage rigoureux des résultats. Le lien entre l’investissement dans la formation et les performances opérationnelles est désormais mieux documenté, et les entreprises qui adoptent une approche structurée et proactive bénéficient d’un avantage concurrentiel durable. Pour approfondir, des ressources complémentaires et des guides pratiques faciliteront les choix et aideront à construire un budget formation qui répond réellement aux défis actuels et futurs.
Comment démarrer le calcul du budget formation dans une PME ?
Commencer par une cartographie des compétences et des besoins, puis élaborer un plan de formation aligné sur les objectifs stratégiques et estimer les coûts directs et indirects en distinguant les postes obligatoires des actions stratégiques.
Quelles sont les principales sources de financement du budget formation en 2026 ?
Les OPCO, le CPF (avec le CPF co-construit), et les aides régionales ou sectorielles constituent les axes principaux. Des réformes peuvent survenir, il convient de suivre les évolutions et de mutualiser les projets lorsque possible.
Comment mesurer le ROI de la formation ?
Utiliser des indicateurs tels que le taux de participation, le taux de satisfaction, l’évolution de la performance opérationnelle et les gains de productivité afin de relier les formations à des résultats mesurables et financiers.
Comment optimiser le budget formation sans sacrifier la qualité ?
Privilégier les formations internes, le e-learning, la mutualisation et la négociation avec les prestataires; structurer le plan autour des priorités stratégiques et vérifier régulièrement les dépenses et les retours.