Le Quarter Plan s’impose comme l’architecture stratégique qui permet à une DSI et à la direction de passer d’un recueil d’idées à une exécution maîtrisée et mesurable. En 2026, les entreprises font face à une double pression: accélérer l’innovation numérique tout en maîtrisant des coûts et des dépendances croissantes entre IT et métiers. Le constat récurrent est clair: des budgets maîtrisés mais des livrables qui échouent à trouver leur chemin vers la valeur opérationnelle. Face à ce contexte, le Quarter Plan n’est pas qu’un outil, c’est une philosophie: décomposer le portefeuille en livrables concrets, planifier par tranches réalistes et rendre visibles les choix qui permettent d’engager les équipes dans ce qui compte vraiment. Cette approche, popularisée par des leaders comme Bertran Ruiz, CEO d’AirSaas, vise à replacer la gouvernance au centre du delivery afin d’éviter les gaspillages, les projets zombies et la perte de contrôle sur le tempo. Dans cet article, nous explorerons comment le Quarter Plan devient la stratégie IT de référence pour la maîtrise des projets en 2026, en articulant les mécanismes, les rituels et les choix indispensables pour transformer la vision stratégique en résultats tangibles.
Sommaire :
Le Quarter Plan en 2026 : pourquoi cette stratégie IT est le pivot de votre organisation
Depuis 2025, de nombreuses organisations se heurtent à un paradoxe: des budgets en hausse et une variété croissante de projets qui diluent les ressources, sans que les sujets stratégiques avancent réellement. Le constat partagé par les experts est sans appel: l’alignement IT et métiers ne se décrète pas, il se pilote. Le Quarter Plan propose une rupture avec les modes de pilotage traditionnels en remplaçant les suivis exhaustifs par trimestre par une focalisation sur les livrables concrets que chaque trimestre doit produire. Cette approche est décrite comme une gouvernance de la capacité, où l’on décide ce qui est réellement faisable, nécessaire et aligné sur les priorités de l’entreprise.
Selon les analyses du secteur, lorsqu’un portefeuille de projets est géré comme un sujet purement technique, on loupe les arbitrages stratégiques et on laisse les équipes dans une logique d’engagements continus sans retour d’efficacité. Le Quarter Plan agit comme un sponsor et un répérateur de vérité au niveau du Comex, rendant visible ce qui sera livré et les choix qui sous-tendent ces livrables. Dans ce cadre, les responsables IT et métiers entreprennent une démarche commune: évaluer la charge réelle, planifier les ressources et arrêter les projets qui n’apportent pas de valeur mesurable. Dans le discours des acteurs du secteur, ce mécanisme permet de passer de la « liste d’idées » à un portefeuille opérationnel où les décisions sont fondées sur des données concrètes et partagées.
La dynamique 2026 s’appuie sur une réalité simple mais puissante: votre organisation ne peut pas tout faire. Cette réalité, loin d’être une contrainte, devient le point d’ancrage pour prioriser et réaffecter les ressources vers les initiatives qui créent réellement de la valeur. L’objectif est limpide: transformer l’abondance des idées en un nombre restreint de livrables qui peuvent être livrés avec certitude et impact sur le business. Pour les dirigeants, cela se traduit par une capacité accrue à répondre à la question clé : “Si je décale ce projet, qu’est-ce que cela me libère et comment cela transforme-t-il le reste du portefeuille ?” Cette perspective, régulièrement citée par les praticiens, est la clef de voûte du planification 2026 et du pilotage de projet efficace.
Enfin, les success stories autour du Quarter Plan s’appuient sur des données probantes: réduction du nombre de projets non alignés, diminution des gaspillages et meilleure lisibilité des dépendances; et surtout, une capacité retrouvée à livrer projets technologiques qui apportent une valeur mesurable. Pour les DSI, c’est l’assurance que les efforts consentis ne restent pas dans l’ombre des budgets, mais deviennent des moteurs de performance et d’innovation numérique.
Pour approfondir les mécanismes, consultez les ressources dédiées qui décrivent comment ce cadre est adopté dans diverses organisations et comment il peut être adapté à vos réalités internes. Comment le Quarter Plan aligne IT et métiers vous donnera des repères pratiques pour démarrer, tandis que les analyses d’exécution de portefeuille vous aideront à mapper les objectifs d’entreprise sur les initiatives techniques. Enfin, les discussions sur l’alignement entre DSI et métiers, comme expliquées dans les actualités SCC France, vous apporteront une perspective concrète sur les arbitrages nécessaires.
Dans la pratique, le Quarter Plan est une invitation à repenser les mécanismes de priorisation et à assumer que la performance passe par une capacité de décision partagée, plutôt que par des budgets croissants ou des rapports sophistiqués qui restent ignorés par l’ensemble du comité de direction.

Les fondements du Quarter Plan: mythes et réalités
La matière première du Quarter Plan n’est pas le plan, mais le livrable concret et mesurable. Contrairement à certaines interpretations, ce n’est pas un outil de contrôle des tâches ni un simple tableau de bord; c’est un cadre où les sponsors et les équipes s’accordent sur ce qui sortira ce trimestre, et sur qui s’en charge. Cette approche exige une langue commune et une granularité suffisante pour permettre des arbitrages clairs. Le tempo trimestriel crée une cadence qui évite les oscillations lourdes et favorise une capacité de réaction rapide face aux changements externes, tout en maintenant le cap sur les priorités stratégiques.
Transition vers le pilotage de projet vraiment maîtrisé : comment le Quarter Plan restructure votre livraison
Le véritable objectif est d’inverser les habitudes: passer de 80 % du temps consacré au reporting et à l’analyse des écarts à 80 % du temps consacré à la livraison et à l’anticipation. La discipline qui en découle n’est pas une contrainte, mais un gain: elle permet de réduire la surcharge et d’éviter les retards répétés sur les projets sensibles. Cette transformation repose sur trois piliers: la clarté des livrables, la transparence des dépendances et la responsabilité partagée des résultats. Lorsque les équipes savent exactement ce qu’elles doivent livrer et dans quel délai, elles s’organisent autour de livrables plutôt que d’étapes abstraites. Cela réduit aussi l’effet “projet zombies” qui persiste lorsque les livrables deviennent flous et que les engagements ne sont plus tenus.
Dans le cadre de la planification 2026, le Quarter Plan s’impose comme une garantie de cohérence: il force les arbitrages et contribue à rétablir la confiance entre IT et métiers. Pour les PMO et les DSI, cela se traduit par une capacité de pilotage renforcée et une réduction des surprises pendant les livraisons. Vous pouvez tester immédiatement l’impact en lançant une « journée Quarter Plan » au sein d’un portefeuille clé, par exemple sur un programme de transformation numérique ou sur un ensemble d’initiatives liées à la cybersécurité et à la conformité, afin de mesurer l’amélioration de la visibilité et de la prédictibilité.
La mise en œuvre n’est pas une promesse magique: elle nécessite une hybridation des méthodes (Waterfall et Agile selon les contextes), une allowsance du processus de décision et une évolution culturelle. Le but n’est pas d’avoir une perfection immédiate, mais une progression continue vers une meilleure prévisibilité et une meilleure capacité d’action. Pour avancer, vous pouvez vous appuyer sur des cadres existants et les adapter, comme le montrent les articles et les podcasts dédiés au Quarter Plan.
Pour suivre l’actualité et les exemples concrets, vous pouvez consulter des ressources telles que le podcast CIO Révolution sur le passage au Quarter Plan et lire les analyses qui soulignent comment les DSI privilégient aujourd’hui une approche structurée de l’alignement IT et métiers. Les retours des professionnels démontrent que l’essentiel ne réside pas dans le logiciel utilisé, mais dans la discipline et la clarté des engagements.
De l’alignement à la maîtrise: la mise en pratique du Quarter Plan pour 2026
Mettre le Quarter Plan en œuvre nécessite un cadre clair et des rituels réguliers. La « journée Quarter Plan » est l’un des piliers conceptuels: c’est une demi-journée où les sponsors et les équipes se retrouvent pour valider les livrables du trimestre et ajuster les charges, les dépendances et les ressources en conséquence. Cette session n’est pas une répétition de rapports: elle est une session de travail active où l’on peut arrêter un projet zombie, redécouper une initiative qui dérape et réallouer des ETP selon les priorités. Cette approche remplace des dizaines de réunions préparatoires et permet de gagner du temps tout en augmentant l’efficacité opérationnelle.
Pour accompagner cette pratique, voici quelques indicateurs qui prennent tout leur sens dans le cadre du Quarter Plan :
- Pourcentage réalisé par rapport au prévu à la fin du trimestre: mesure la fiabilité des engagements et l’alignement sur les livrables;
- Taux de charge des équipes: indique si les équipes travaillent à saturation (>100 %) ou disposent d’une marge de manœuvre;
- Projets terminés vs projets lancés: permet de suivre la discipline et d’éviter la dispersion des efforts;
- Livrables “surprises” apparus en cours de route: reflète la stabilité de l’environnement et la capacité d’anticipation.
Dans les chiffres, ces indicateurs doivent raconter une histoire: si vous avez livré 60 % de ce qui était prévu mais que 25 % des livrables ont émergé de manière imprévue, cela illustre une instabilité qui mérite une révision du portefeuille et de la planification. Le tableau ci-dessous illustre une situation type et les implications des écarts sur le reste du portefeuille.
| Métrique | Avant Quarter Plan | Après Quarter Plan | Impact sur le portefeuille |
|---|---|---|---|
| Pourcentage réalisé | 45-50 % | 75-85 % | Meilleure fiabilité des livrables |
| Taux de charge | 120-140 % | 90-110 % | Charge soutenable et qualité de travail |
| Projets terminés vs lancés | 30 % terminés | 55-65 % terminés | Réduction des projets zombies |
| Livrables imprévus | 15-20 % | 5-10 % | Stabilité et prévisibilité |
Pour démarrer rapidement, vous pouvez actionner les ressources existantes et faire appel à des exemples concrets: lire sur l’alignement IT et métiers, consulter un guide pratique d’alignement des projets, ou encore accéder à des témoignages sur des retours d’expérience.
Pour enrichir la réflexion, voici des ressources complémentaires sur l’intégration des technologies et l’optimisation IT dans le cadre du Quarter Plan. Par exemple, l’analyse des usages de l’IA générative dans les équipes produit peut influencer la scission livrable/affectation des ressources, et il existe des articles dédiés à la manière dont les organisations renforcent leur efficacité au travail grâce à des stratégies adaptées.
Les bénéfices tangibles du Quarter Plan en 2026
En 2026, l’objectif est clair: maîtriser les projets et optimiser l’IT pour accélérer l’innovation numérique sans sacrifier l’efficacité opérationnelle. Le Quarter Plan permet de transformer les décisions en actes concrets, de clarifier les priorités et d’impliquer les métiers dans une logique commune de livraison. C’est la promesse d’un pilotage de projet plus limpide, où chaque livrable est dûment justifié et mesuré, et où les ressources sont allouées en fonction de la valeur et de la capacité réelle des équipes. Pour approfondir les enjeux et les méthodes, vous pouvez consulter les ressources suivantes et les intégrer à votre démarche de démarrage en 2026.
Planifier 2026 avec discipline et méthode: étapes et conseils pratiques
Pour démarrer l’année avec une démarche solide, voici un ensemble de recommandations concrètes, utiles pour les équipes qui souhaitent mettre en place le Quarter Plan rapidement. Elles s’appuient sur les enseignements des dirigeants et des praticiens qui ont expérimenté ce cadre dans des contextes variés: transformation digitale, données/infra et management de programme. La première étape consiste à réunir IT et finance sur un programme clé pour aligner les mécanismes de planification et de reporting. Cette collaboration crée un langage commun et donne l’exemple à l’ensemble de l’entreprise, comme le démontrent les analyses sectorielles et les retours d’expérience. En parallèle, il est utile d’expérimenter le rythme trimestriel sur un périmètre maîtrisé (portefeuille IT du DSI) afin de démontrer rapidement la valeur et d’étendre ensuite le cadre à d’autres domaines.
Voici quatre portes d’entrée fréquemment validées par les organisations en 2026 :
- Le duo IT et finance sur un programme clé pour établir un langage commun et démontrer la valeur réelle du rythme trimestriel.
- La DSI sur son propre périmètre pour tester le cadre et affiner le vocabulaire et les livrables propres à IT.
- La direction générale sur le top 20 des projets stratégiques pour donner une impulsion claire et visible sur les livrables prioritaires.
- Les équipes les plus contraintes (infra, data, sécurité) pour démarrer là où le besoin est le plus pressant et où la priorisation change la donne rapidement.
Dans tous les cas, la version initiale (V0) peut durer un à deux trimestres afin que les équipes s’approprient le rythme et les termes. Le but n’est pas la perfection immédiate mais l’adoption progressive qui permet de mesurer les gains en fiabilité, en vitesse et en capacité de décision. Pour soutenir cette évolution, des ressources complémentaires et des retours d’expériences sont disponibles dans les publications suivantes et auprès des acteurs du secteur.
Pour prolonger l’échange et nourrir la réflexion, écoutez le podcast CIO Révolution et découvrez les analyses qui mettent en lumière les bénéfices et les défis de cette approche.
IA, outils digitaux et culture du changement: bâtir la planification 2026 durable
La révolution numérique a ouvert de nouvelles possibilités pour optimiser le Quarter Plan. L’intégration d’outils digitaux et l’usage de l’intelligence artificielle dans le découpage des projets, la dimensionnement des charges et la détection des dépendances permettent d’accélérer le travail de structuration tout en conservant le rôle essentiel du jugement humain. L’objectif n’est pas de remplacer les décideurs, mais de leur offrir un socle d’analyse plus rapide et plus fiable pour prendre des décisions éclairées et justifiables devant le Comex. Dans ce cadre, l’IA peut aider à générer des livrables concrets et à dimensionner les charges plus finement, mais elle ne remplace pas la responsabilité humaine et la capacité de faire des choix difficiles lorsque la réalité opérationnelle évolue.
Pour aller plus loin, l’adoption d’un outil adapté qui gère le suivi en temps réel et trace les changements est recommandée afin d’éviter que le travail ne se transforme en usine à PowerPoint et Excel. Une digitalisation raisonnée permet de visualiser ce qui a bougé et pourquoi, et de restituer ces informations de manière compréhensible pour le Comex et les métiers. Des ressources spécialisées explorent aussi les enjeux de l’automatisation et de l’intelligence artificielle dans le cadre du pilotage de projets et de la gestion des talents, comme le démontrent les analyses proposées par optimiser la gestion des talents à l’ère de l’IA et renforcer la marque employeur.
Pour nourrir vos réflexions sur les interfaces homme-machine et les nouvelles pratiques managériales, vous pouvez consulter des ressources comme le guide pratique du Quarter Plan et plan trimestriel et rythme durable, qui offrent des retours d’expérience concrets et des conseils pour s’inscrire durablement dans ce cadre.
FAQ
Le Quarter Plan est-il adapté à toutes les entreprises ?
Oui, le cadre peut être adapté à différents contextes et tailles d’organisation. L’important est d’instaurer une cadence trimestrielle et de fixer des livrables concrets alignés sur les priorités stratégiques, tout en assurant une langue commune entre IT et métiers.
Comment démarrer rapidement en 2026 ?
Lancez une V0 sur un portefeuille réduit (par exemple IT ou un Top 20 de projets stratégiques), organisez une journée Quarter Plan, fixez 3-5 livrables trimestriels clairs et établissez les responsabilités. Mesurez les livrables réalisés, les charges et le nombre de livrables non prévus pour ajuster le cadre.
Quels risques surveiller avec le Quarter Plan ?
Les principaux risques incluent une mauvaise granularité des livrables, une langue commune insuffisante entre les directions et le risque de quitter le pilotage par des données fiables au profit d’un reporting superficiel. La clé est d’avoir des livrables concrets et des responsables clairement identifiés.
- Pour approfondir l’intégration du Quarter Plan avec les pratiques de planification 2026, consultez cet article dédié.
- Pour des exemples d’alignement entre IT et métiers, lisez ce guide pratique.
- Pour découvrir des perspectives liées à l’actualité DSI, suivez les actualités SCC France.
- Pour entendre des retours d’expérience, écoutez l’épisode du CIO Révolution.
- Pour des analyses plus approfondies sur les tendances et les pratiques autour du plan trimestriel, consultez Les enjeux du Quarter Plan en entreprise.

Bonjour, je m’appelle Manu Dibango et j’ai 37 ans. Cadre supérieur dans l’administration, je suis passionné par la gestion et l’organisation. Bienvenue sur Camernews où je partage ma veille sur les nouvelles technologies et l’innovation.

