lundi, janvier 19

Dans le contexte actuel du marché du travail, l’accès à l’emploi pour les personnes en situation de handicap est moins une question de compétence que de chemin d’entrée. La faute n’est pas dans les talents ou les aptitudes, mais dans les parcours professionnels, les processus de recrutement et les outils d’accompagnement qui peinent encore à considérer l’accessibilité comme une condition fondamentale du recrutement. À l’aune de la SEEPH 2025, les chiffres montrent que plus de 400 000 demandeurs d’emploi en situation de handicap restent invisibles pour nombre d’entreprises, faute de passerelles adaptées, de portails accessibles et d’un cadre favorisant l’intégration progressive. Cet article explore l’idée que l’accès à l’emploi précède souvent la démonstration de compétence, et que l’amélioration de l’accès peut révéler des talents longtemps sous-estimés. Nous étudierons les mécanismes qui bloquent l’insertion, les pratiques qui ont fait leurs preuves et les leviers juridiques et organisationnels qui peuvent transformer une promesse d’égalité des chances en résultats concrets. Dans ce champ, l’inclusion ne se résume pas à un discours : elle s’incarne dans des dispositifs, des postes adaptés, des parcours de formation et une culture d’entreprise qui valorise la diversité au travail comme source de performance et de réussite durable.

Pour éclairer cette dynamique, il est utile de rappeler que l’accès à l’emploi est porteur de sens autant que de performance économique. Les études et retours d’expérience montrent que les environnements qui facilitent l’accès — grâce à des aménagements raisonnables, des recrutements sans CV, des évaluations centrées sur les compétences réelles, et un accompagnement professionnel personnalisé — ouvrent des trajectoires qui se transforment en carrières durables. En 2025, malgré des cadres législatifs et des labels, l’écosystème reste en quête d’efficacité opérationnelle: les entreprises savent qu’elles bénéficient d’un vivier de talents inexploité; elles savent aussi que l’obstacle n’est pas la motivation mais le chemin d’entrée. C’est là tout l’enjeu: transformer l’angle mort en opportunité, et faire de l’accès à l’emploi une étape clé, pas une exception temporaire. Pour approfondir, on peut lire des analyses et retours d’expériences qui circulent dans les réseaux professionnels et les publications spécialisées.

L’accès comme prérequis: déplier l’angle mort dans l’emploi des personnes en situation de handicap

Dans ce premier chapitre, il est crucial de dissocier l’évaluation des compétences de l’ouverture des chemins d’entrée. Nombreux sont les candidats qui, malgré une aptitude avérée, demeurent en marge du processus de recrutement à cause d’obstacles structurels: filtrage précoce des candidatures, exigences de CV sans adaptation, ou encore une inertie organisationnelle face à la diversité des parcours professionnels. Pour comprendre, imaginons le parcours type d’un candidat en situation de handicap qui cherche à accéder à un poste dans une entreprise de services: le CV peut ne pas refléter les compétences opérationnelles exigées sur le terrain, des expériences non linéaires ou des périodes d’inactivité liées à des traitements médicaux. Les recruteurs qui pratiquent une approche centrée sur l’employabilité réelle et sur l’adaptation du poste constatent des gains importants en performance et en rétention. Cette approche repose sur des mécanismes concrets: journées sans CV, mises en situation qui évaluent les compétences pratiques plutôt que les historiques, et accompagnement renforcé par un manager formé à l’inclusion. La question clé est donc de savoir comment offrir un accès simple, progressif et sécurisé à l’emploi, afin que les personnes en situation de handicap puissent démontrer leur efficacité et leur potentiel.

Plusieurs témoignages de terrain et analyses montrent que le taux d’emploi dans le privé demeure autour de 4 %, malgré les obligations et les labels. Cette asymétrie révèle des lacunes dans les passerelles d’entrée et dans les pratiques de recrutement, plutôt qu’un déficit de talents. Des dispositifs comme l’intérim peuvent jouer un rôle pivot, en proposant des postes adaptés, des périodes de familiarisation et un suivi personnalisé qui sécurise l’accès et l’intégration sans rupture. Sur le plan macro-économique, l’accès précoce à l’emploi offre une fenêtre d’opportunité pour des parcours professionnels durables, en phase avec les besoins d’un monde du travail en transformation continue. Pour mieux comprendre ces dynamiques, découvrez les analyses et les rapports sur l’angle mort de l’emploi et les obstacles structurels à l’entrée dans le monde professionnel des personnes en situation de handicap.

  • Journées sans CV et accompagnement renforcé pour mieux évaluer les savoir-faire et l’adaptabilité des candidats.
  • Adaptation des postes: aménagements matériels, technologies d’assistance et flexibilité des horaires pour favoriser l’intégration.
  • Utilisation de parcours d’intérim comme passerelle vers un emploi durable, avec un suivi et une montée en compétence progressive.
  • Évaluation des compétences par des mises en situation et des tests pratiques plutôt que par des critères abstraits.

Pour étayer ces aspects, on peut consulter des ressources publiques et associatives dédiées à l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, comme les analyses relatives à l’égalité des chances et à l’accessibilité. Les angles morts de l’accompagnement vers l’emploi offre une perspective opérationnelle sur les freins rencontrés dans les processus de recrutement, et Dossier SEEPH 2022 rassemble des recommandations et d’expériences locales pertinentes pour 2025. De plus, L’angle mort de l’emploi des personnes handicapées propose des analyses sur les pratiques d’inclusion, tandis que Insertion difficile détaille les obstacles persistants. Enfin, les ressources publiques comme le site du ministère du Travail et des Solidarités et la Loi pour le plein emploi offrent un cadre pour progresser vers une égalité des chances réelle.

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Les défis restent considérables mais les possibilités existent quand les organisations adoptent des pratiques d’inclusion structurelles et mesurables. L’objectif est d’aligner les processus RH avec une vision d’accès équitable à l’emploi, et de transformer l’angle mort en levier de performance. Pour approfondir, consultez les ressources qui décrivent les mécanismes d’inclusion et les retours d’expérience d’entreprises et d’associations.

Dans ce contexte, l’accès ne doit pas être perçu comme une étape isolée, mais comme une étape clé d’un parcours professionnel durable. L’inclusion s’inscrit dans une logique d’entreprise responsable et d’efficacité économique: elle permet de réduire les coûts liés au turnover, d’améliorer la motivation et la productivité des équipes, et d’accroître l’attractivité de l’entreprise sur les marchés. Ce chapitre prépare le terrain pour examiner les passerelles pratiques qui transforment l’accès en compétence opérationnelle et montrent comment les organisations peuvent passer d’un discours d’inclusion à des résultats mesurables.

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Passerelles et tremplins: l’intérim comme exemple concret d’accès durable

Le recours à l’intérim se révèle souvent comme une porte d’entrée pragmatique pour les personnes en situation de handicap. Plutôt que d’imaginer un poste permanent dès le départ, l’intérim permet d’évaluer, d’ajuster et d’accompagner le candidat dans un cadre sécurisé et progressif. Cet établissement d’un poste temporaire peut se transformer en poste durable lorsque les résultats et les besoins mutuels sont clairement identifiés et suivis. En 2024, des entreprises comme R.A.S Intérim ont démontré qu’une délégation de plus de 200 intérimaires dans 400 entreprises peut devenir une preuve tangible que l’accès débloque des trajectoires professionnelles. L’intérim agit comme un tremplin: il offre une période d’apprentissage, une évaluation réciproque et une possibilité de montée en compétences sans risque pour le salarié comme pour l’employeur. Les bénéfices ne se limitent pas au candidat: les managers bénéficient d’un cadre d’accompagnement pour comprendre les besoins spécifiques et ajuster le poste et les méthodes de travail. Cette approche renforce l’employabilité et démontre que l’accès précède la démonstration de compétence, en donnant aux personnes en situation de handicap les opportunités de prouver leur efficacité et leur adaptabilité dans des environnements réels.

Pour explorer davantage ces mécanismes, vous pouvez vous référer aux ressources spécialisées et aux analyses menées par les organisations dédiées à l’emploi des personnes handicapées et à l’insertion socio-professionnelle. Des rapports et retours d’expérience montrent que les entreprises qui adoptent une approche d’accès progressif, combinant flexibilité et accompagnement, constatent des retombées positives sur la performance globale, la cohésion d’équipe et la fidélisation des talents. Ces dynamiques s’inscrivent dans une vision plus large de l’inclusion, où la diversité est identifiée comme un facteur clé de compétitivité et d’innovation, plutôt qu’un impératif régalien sans effet concret sur les résultats.

Pour enrichir, lisez des analyses juridiques sur l’accès à l’emploi et des chiffres et témoignages d’expériences variées. Ces ressources complètent le panorama des passerelles et des bons pratiques à déployer pour transformer l’accès en une réalité durable dans les organisations.

Des pratiques de recrutement qui invisibilisent moins et exploitent le potentiel

Les méthodes de recrutement traditionnelles peuvent devenir des filtres qui écartent les candidats parfaitement opérationnels, surtout lorsque les conditions d’évaluation privilégient des parcours standardisés et peu représentatifs de la réalité du poste. Pour dépasser cet écueil, les organisations expérimentent des approches centrées sur le savoir-faire concret et sur le potentiel d’adaptation: tests d’aptitude réels, mises en situation pertinentes, et évaluations axées sur les résultats plutôt que sur les parcours. Ce virage a pour objectif d’éliminer les biais qui privilégient les profils « parfaits sur le papier » et qui ne reflètent pas nécessairement l’efficacité opérationnelle en poste. Dans ce cadre, l’approche centrée sur le savoir-être, la motivation et la capacité d’adaptation est souvent plus révélatrice que la simple vérification des diplômes et des expériences passées. En pratique, des journées sans CV, des accompagnements individualisés et des postes adaptés permettent de révéler des talents qui, autrement, resteraient invisibles. Les entreprises qui adoptent ces méthodes constatent une augmentation du taux d’insertion et une meilleure rétention, tout en renforçant leur image de marque auprès des candidats et des clients.

Pour donner corps à ces idées, voici quelques initiatives concrètes qui ont fait leurs preuves dans des contextes variés: des journées sans CV qui évaluent les compétences par des mises en situation réelles; des postes adaptés avec des aménagements organisationnels et matériels; un accompagnement des managers pour développer leur posture inclusive; et des programmes de formation ciblés pour les équipes afin de sécuriser l’intégration. L’un des résultats les plus significatifs est une réduction significative des discriminations professionnelles, mesurée par le nombre d’employés en situation de handicap qui accèdent à des postes à responsabilités après leur période d’intégration. Pour approfondir l’impact des pratiques inclusives, consultez les ressources suivantes: l’analyse des pratiques d’inclusion dans les entreprises et témoignages et parcours d’insertion.

Les résultats mesurables dépendent de la qualité des outils d’évaluation et de la cohérence des actions: évaluation continue des pratiques, formation des managers et accompagnement personnalisé sont des leviers essentiels pour transformer les pratiques de recrutement en résultats durables. Pour aider, un tableau récapitulatif des pratiques et de leurs effets est proposé ci-dessous, afin de visualiser rapidement les choix à opérer et leurs retombées sur l’accès à l’emploi et à la compétence professionnelle.

Pratique Objectif Exemple Impact attendu
Journées sans CV Évaluer les compétences sans biais lié au parcours Mises en situation réelles liées au poste Hausse des candidatures pertinentes et meilleure correspondance poste-compétence
Postes adaptés Adapter les postes aux besoins des personnes en situation de handicap Aménagements matériels et organisationnels Réduction des exclusions et amélioration de la rétention
Accompagnement renforcé Accompagner le manager et le salarié dans l’intégration Parrainage, suivi trimestriel, formation managériale inclusive Meilleure intégration et progression de carrière
Évaluations pratiques Tester les compétences sur des situations réelles Tests d’aptitude et entretiens comportementaux Identification fiable du potentiel et des besoins de formation

Pour illustrer ces approches, on peut se référer à des ressources publiques et associatives qui détaillent les pratiques efficaces en matière d’accès à l’emploi et d’inclusion: cfdt sur l’accès à l’emploi des personnes handicapées, handicap.gouv.fr – Loi pour le plein emploi, et documents presse AGEFIPH. Ces ressources donnent des éléments concrets pour concevoir des recrutements qui ouvrent réellement les portes de l’emploi et renforcent l’inclusion sociale, loin des discours théoriques.

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Pour enrichir ces pratiques et nourrir les expérimentations dans les entreprises, il est utile de s’appuyer sur des exemples d’initiatives et de retours d’expérience présentés par les organismes et les médias professionnels. Une étude académique sur l’agrh analyse les effets des approches innovantes dans la gestion des ressources humaines et l’inclusion, tandis que un regard social et juridique sur les obligations et les possibilités offertes par le cadre légal. L’objectif est de faire passer l’accès de l’emploi au rang de prérequis opérationnel des processus RH, afin que les compétences puissent s’exprimer pleinement lorsque les portes sont ouvertes.

Pour nourrir ce passage des mots à l’action, l’ajout d’éléments concrets comme des tableaux de bord d’inclusion et des indicateurs de progression est indispensable. Les organisations qui adoptent ces outils mesurent non seulement leur impact sur l’emploi, mais aussi sur le climat interne, la collaboration et l’innovation. Dans les pages suivantes, nous examinerons comment les cadres législatifs et les politiques publiques soutiennent ces pratiques et comment les entreprises peuvent les mettre en œuvre au quotidien pour favoriser l’égalité des chances et la diversité au travail.

Cadre légal et politiques publiques: SEEPH 2025 et les droits des personnes en situation de handicap

Le cadre légal en matière d’emploi des personnes en situation de handicap repose sur une combinaison de législations, de dispositifs et d’incitations. Le SEPH (Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées) et les nécessaires adaptations de poste ne suffisent pas à eux seuls; ils s’inscrivent dans une architecture qui vise à garantir les droits et à favoriser l’accès à l’emploi. En France, les exigences historiques et les dispositions récentes cherchent à rendre l’entreprise plus responsable, à protéger les travailleurs et à promouvoir l’inclusion comme élément central du développement économique et social. Le cadre législatif comprend notamment des mécanismes d’obligation d’emploi et des dispositifs de soutien à l’insertion, tout en renforçant les possibilités d’accès à la formation et à la progression des carrières. Pour les entreprises, cela se traduit par des obligations concrètes sur le plan du recrutement et de l’accompagnement, et par des aides pour favoriser l’adaptation des postes et des environnements de travail. Dans le même temps, les politiques publiques encouragent les pratiques qui renforcent l’accès, la formation et l’évolution professionnelle des personnes handicapées, afin d’améliorer l’égalité des chances et l’inclusion sociale sur les marchés du travail.

Au cœur de ces dynamiques se trouvent les ressources publiques et les exemples de bonnes pratiques. Le site Travail-Emploi Gouv, par exemple, offre des informations sur les aides, les mécanismes d’accompagnement, les dispositions spécifiques et les processus d’inscription qui facilitent l’accès à l’emploi pour les personnes en situation de handicap. Les textes sur la Loi pour le plein emploi précisent comment les entreprises peuvent mettre en place les mesures nécessaires pour accroître la représentation et la progression des travailleurs handicapés. Enfin, les analyses et les retours d’expériences publiés par les associations et les think tanks, comme Des regards croisés sur les barrières politiques et économiques, apportent des éclairages sur les défis persistants et les possibilités d’amélioration.

Pour les organisations qui veulent évaluer leur performance inclusive et leur capacité à favoriser l’accès à l’emploi, des ressources comme des primes et incitations régionales éclairent les mécanismes financiers qui soutiennent les parcours d’insertion, et des approches de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences proposent des cadres opérationnels pour coordonner les besoins, les formations et les recrutements.

La dynamique SEEPH 2025, au-delà des slogans, invite les entreprises à agir. Pour progresser, il est nécessaire d’articuler obligations, incitations et pratiques de terrain qui favorisent l’accès à l’emploi, la compensation des obstacles et la progression des carrières. Le véritable enjeu demeure: rendre l’accès à l’emploi visible, mesurable et durable, afin que les personnes en situation de handicap puissent démontrer leur compétence professionnelle et contribuer pleinement à la diversité et à la performance des organisations. Pour mieux comprendre les mécanismes et les implications, voici quelques ressources clés et les points d’attention à prendre en compte dans les stratégies d’inclusion et de recrutement: les chiffres et témoignages AGEFIPH, le dossier SEEPH 2022, et une analyse académique. Ces documents incarnent les meilleures pratiques et les scénarios d’action à privilégier pour 2025 et au-delà.

En synthèse, l’accès à l’emploi est une condition fondamentale pour libérer le potentiel des personnes en situation de handicap et relever les défis de la compétitivité et de l’innovation. Les législations et les programmes publics ne suffisent pas s’ils ne se traduisent pas par des pratiques concrètes d’inclusion, des postes adaptés, et un accompagnement structuré qui permettent à chacun de développer sa compétence professionnelle dans des conditions équitables et sécurisées. L’enjeu est de créer des chaînes d’emploi plus accessibles, plus éthiques et plus efficaces, afin que chaque talent puisse s’épanouir et contribuer à la diversité et à la performance des organisations.

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Pour plus d’informations sur les cadres et les pratiques, consultez les ressources publiques et associatives mentionnées ci-dessus et explorez les initiatives des secteurs privés qui font bouger les lignes en matière d’accessibilité et de diversité au travail.

Inclusion et performance: l’impact mesurable sur l’entreprise

L’inclusion ne se limite pas à l’éthique: elle se traduit par des résultats concrets, mesurables et durables. Les études et les retours d’expérience démontrent que les organisations qui soutiennent l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap obtiennent des gains en productivité, en innovation et en rétention des talents. Ce lien entre inclusion et performance se voit particulièrement dans les secteurs où l’évolution technologique exige des compétences spécialisées et adaptées, comme les services, les technologies et les industries manufacturières. Une culture d’entreprise qui valorise la diversité au travail et qui s’appuie sur des pratiques d’accompagnement efficace bénéficie d’un moral plus élevé, d’un meilleur esprit d’équipe et d’un engagement durable des salariés. Dans le cadre de SEEPH 2025, la mise en place de passerelles concrètes — postes adaptés, formations ciblées, accompagnement managérial et modalités d’évolution — renforce la capacité des entreprises à attirer et à retenir les talents, tout en garantissant l’égalité des chances et la non-discrimination professionnelle.

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Inclusion durable et diversité au travail: transformer l’accès en excellence opérationnelle

La vraie valeur de l’inclusion réside dans la transformation durable des pratiques RH et de la culture d’entreprise. L’accès à l’emploi est la porte d’entrée; la compétence professionnelle s’exprime lorsque les conditions de travail, les formations et les parcours de progression sont conçus pour tous. Les entreprises les plus performantes ne se contentent pas d’embaucher des personnes en situation de handicap; elles mettent en place des politiques qui soutiennent l’évolution professionnelle sur le long terme. Cette approche suppose une collaboration étroite entre les servicesRH, les managers et les équipes opérationnelles, afin d’aligner les objectifs d’inclusion avec les objectifs de performance. L’inclusion devient alors un rayon d’action stratégique, et non une variable décorative. L’exemple du handisport, soutenu par des initiatives comme celles menées par R.A.S Intérim depuis 2022, montre qu’un investissement dédié à la mobilité et à la performance peut révéler un potentiel latent et inspirer l’ensemble des équipes. Le message est clair: derrière chaque parcours se cache une compétence qui demande à être révélée et développée.

Pour les organisations qui souhaitent avancer concrètement, voici une liste de bonnes pratiques à adopter dès maintenant:

  • Élaborer un plan d’action 12 mois avec des objectifs mesurables sur l’accès et l’insertion.
  • Former les managers à l’inclusion et à la communication inclusive.
  • Mettre en place des postes adaptés et des aménagements raisonnables alignés sur les besoins réels.
  • Mettre en place des parcours de formation ciblés et des mentors dédiés.
  • Instaurer des indicateurs d’égalité des chances et de diversité au travail dans les rapports RH.

Des exemples et des ressources utiles pour progresser dans ce domaine sont disponibles dans les publications et les rapports des organisations professionnelles et publiques. Par exemple, la French Tech en 2025 et l’emploi, ou encore l’intégration de l’IA et l’évaluation des compétences. Ces ressources aident les entreprises à concevoir des plans d’action robustes et à mesurer les résultats sur l’accès à l’emploi et l’inclusion sociale.

La diversité au travail s’avère être un levier d’innovation et de résilience organisationnelle. En s’assurant que les processus de recrutement et d’intégration permettent l’accès sans discrimination professionnelle, les entreprises élargissent leur capacité à attirer, former et retenir les talents. L’objectif est de créer des environnements qui encouragent chacun à développer ses compétences et à s’épanouir, ce qui profite à l’ensemble de l’organisation et renforce son avantage concurrentiel. Dans ce cadre, l’inclusion ne se contente pas d’un discours: elle nécessite une mise en œuvre opérationnelle et mesurable qui s’intègre à la stratégie d’entreprise.

Pour enrichir et compléter ces éléments, consultez les ressources citées tout au long de l’article et explorez les retours d’expériences présentés par les organisations partenaires du secteur privé et public. Enfin, les pratiques inclusives doivent être vues comme des investissements à long terme qui créent des ponts entre les personnes et les postes, en renforçant l’égalité des chances et la diversité au travail.

Tableau récapitulatif des actions d’inclusion et leurs effets

Ce tableau synthétise des actions concrètes et leurs effets probables sur l’accès à l’emploi et la performance globale.

Action Objectif Exemple concret Indicateur de réussite
Accompagnement managérial Amorcer l’inclusion des salariés handicapés Formation des managers à l’inclusion et suivi trimestriel Taux de progression des postes à responsabilités chez les salariés handicapés
Postes adaptés Répondre aux besoins spécifiques Aménagements matériels et organisationnels Réduction des écarts de recrutement et de turnover
Évaluations pratiques Mesurer les compétences réelles Tests d’aptitude et mises en situation Pourcentage de recrutements basés sur les compétences réelles
Intégration via l’intérim Tester et sécuriser le parcours Contrats d’intérim avec suivi et montée en compétence Pourcentage de contrats intérim se converting en CDI

Conclusion et perspectives

À l’échelle collective, l’accès à l’emploi pour les personnes en situation de handicap ne peut plus être considéré comme une simple dimension sociale; il est devenu un levier stratégique pour renforcer la compétitivité et l’innovation des organisations. Les preuves empiriques et les expériences pratiques convergent: les pratiques qui favorisent l’accès, l’accompagnement et l’adaptation des postes permettent de révéler des talents qui, sans ce cadre, resteraient invisibles. Le chemin est exigeant: il nécessite de repenser les processus internes, de former les managers et d’inscrire l’inclusion dans la culture d’entreprise. Mais les bénéfices sont au rendez-vous: plus grande diversité, meilleure performance, et une société plus équitable où chacun a sa place et peut contribuer. La SEEPH 2025 appelle à une action concertée et durable: multiplier les accès, rendre les parcours inclusifs et assurer une progression réelle des personnes en situation de handicap vers l’emploi et la compétence professionnelle. L’accès est le premier pas: une organisation qui maîtrise ce pas ouvre les portes de l’excellence à tous les talents, sans exception.

Comment définir l’angle mort dans l’emploi des personnes en situation de handicap?

L’angle mort correspond à des obstacles systémiques qui empêchent les candidats d’accéder à l’emploi, tels que des processus de recrutement discriminants, des exigences de CV peu pertinentes, ou l’absence d’aménagements raisonnables.

Quelles pratiques concrètes permettent d’améliorer l’accès à l’emploi?

Adopter des journées sans CV, privilégier les mises en situation réelles, mettre en place des postes adaptés, former les managers et instaurer un accompagnement personnalisé.

Comment mesurer l’impact de l’inclusion sur la performance?

Utiliser des indicateurs clairs: taux d’intégration durable, progression des salariés handicapés, taux de conversion intérim-CDI, satisfaction des équipes et réduction des discriminations professionnelles.

Quelles ressources publiques aideraient les entreprises à agir?

S’appuyer sur les dispositifs et guides du ministère du Travail (handicap), les lois sur le plein emploi et les analyses associatives pour construire des plans d’action concrets et des systèmes de suivi efficaces.

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Bonjour, je m'appelle Manu Dibango et j'ai 37 ans. Cadre supérieur dans l'administration, je suis passionné par la gestion et l'organisation. Bienvenue sur Camernews où je partage ma veille sur les nouvelles technologies et l'innovation.

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