Vivre chez les « Blancs » n’est pas facile dèèèèhhhh !

Vivre chez les « Blancs » n’est pas facile dèèèèhhhh !

Wandarfull ! Je n’ai rien contre les blancs c’est-àdire les « watt », mais j’imagine qu’il ne serait pas facile pour moi de vivre dans leur pays. Déjà que je supporte difficilement le froid, je ne sais vraiment pas comment je pourrais me débrouiller làbas. Je me vois mal en train de me balader tous les jours avec un gros blouson en cuir comme si je devais traverser le désert de la Sibérie. Je mourrais d’angoisse en croisant des gens qui ne se foulent même pas la rate pour me dire bonjour, alors que nous habitons le même bâtiment.

Ça veut dire quoi! Rien que ce côté un peu trop individualiste m’enlève toute envie d’aller vivre dans ces bleds. Je préfère encore Ongola, malgré la galère, la misère et les escrocs de tout acabit. Ici, au moins, on peut boire sa bière, pisser et se la secouer à tous les coins de rue sans le moindre risque de se faire interpeller par la police. La flicaille de Tsimi Evouna a mieux à faire, à savoir, arracher les marchandises et motos des pauvres citoyens, que de s’occuper des fesses et des couilles de ceux qui veulent se mettre à l’aise.

On peut même pisser sur le mur du commissariat central en toute impunité, comme j’en vois tous les jours. Est-ce que je mens alorrrrrrrrrsss ! Un de mes vieux potes qui venait d’arriver de “Mbeng” m’a justement raconté une mésaventure qui a failli lui coûter une explosion de vessie. Le bougnoule avait du café bon marché dont il s’empiffrait sans se demander une seule fois comment faire pipi après. En plein centre-ville, il fut pris par une maudite envie de se soulager. Malheur pour lui, le coin gratis le plus proche était encore à quelque 200 mètres.

L’enfoiré n’étant pas prêt à affronter le supplice, il ne lui restait plus qu’une solution: rentrer dans un restaurant, consommer quelque chose et s’éclipser dans les toilettes. Quel ingénieux! Comme le malheur n’arrive jamais seul aux mougous, il n’avait que l’équivalent de 2 500 CFA dévalués sur lesquels il comptait pour affronter la journée. Dans le café où il était justement entré pour se soulager, la boisson la moins chère coûtait à peu près toute sa fortune du jour.

Il fut obligé de tout mettre sur la table pour avoir accès aux toilettes. Ne riez pas citoyens, c’est très sérieux ! Le zig a donc dépensé environ le prix de 4 bouteilles de Guigui, juste pour pisser à terre. Un vrai gâchis ici où, avec moins que ça, je pouvais m’autoriser de pisser sur le mur arrière du bar afin de m’épargner le stress de viser le trou d’une toilette de megde. Avec ce que mon pote a vécu et vous me dites d’aller pioncer chez les blancs ? Jamais !

camernews-humour

camernews-humour