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USURPATION : CES HONORABLES NON DÉPUTÉS

USURPATION : CES HONORABLES NON DÉPUTÉS

Le secrétaire général de l’Assemblée nationale se plaint de l’usage abusif des insignes des élus de la nation.

Le 15 janvier dernier, Victor Yené Essomba, le secrétaire général de l’Assemblée nationale signe un communiqué où il dit avoir constaté une utilisation abusive des attributs des députés. Pour lui, des individus qui n’auraient rien à voir avec l’Assemblée nationale brandissent dans les postes de contrôles de police et de gendarmerie, soit des cocardes soit des insignes des députés. Il décline dans son communiqué la responsabilité de l’institution dont il est secrétaire général ansi que des désagréments qu’une telle usurpation peut causer. Il invite les uns et les autres à plus de vigilance.

Mais qui sont ces usurpateurs ?

À quoi s’exposent-ils et surtout quelles peuvent être les conséquences de leurs actes ? Il est de notoriété publique que les usurpateurs sont des anciens députés toujours nostalgiques de leur position d’immunité qui frôle souvent l’impunité. Ils posent toujours les cocardes sur le tableau de bord de leur voiture et n’hésite nt pas à brandir leur insigne pour bénéficier des faveurs, et faire le trafic d’influence. Ça ne s’arrête pas même là. Ils exigent qu’ils soient toujours « honorables ». « On est honorable à vie », tranche un d’entre eux qui relativise l’usage des attributs.

S’ils sont appréhendés, ils s’exposent à la dureté de la loi sur l’usurpation des titres. Mais les conséquences de ces actes peuvent être gravissimes en ce temps d’insécurité. Les forces de l’ordre et de sécurité devraient peut-être s’assurer qu’il s’agit vraiment d’un député en cours de mandature. Un exercice certes difficile parce que les 180 élus sont tous peu connus. Et comme ils sont effacés, difficile de les connaître. Mais, il est constant qu’il s’agit de la responsabilité du Secrétariat général de l’Assemblée nationale de retirer ces attributs dès la fin de la mandature.

Parce qu’effectivement, c’est ce que dit le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Si Yene Essomba veillait à l’application de cette disposition réglementaire, on n’en serait pas là.  Mais à l’Assemblée nationale, l’on est habitué à ces genres des communiqués, souvent sans suite, mais toujours d’une rare curiosité. Il y a peu, le même Secrétaire général se plaignait du transfert de crédit en son nom. « Des individus mal intentionnés, et suis se font passer pour le secrétaire général de l’Assemblée nationale, demandent aux honorables députés invités à la session de plein droit de l’Assemblée nationale de lui faire des transferts de crédits de téléphone qui leur seront remboursés dès leur arrivée à l’Assemblée nationale. (…)

Le Secrétaire général de l’Assemblée nationale met par ailleurs en garde les auteurs de ces actes répréhensibles des poursuites judiciaires auxquelles ils s’exposent », écrit-il.

 

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