Université protestante: l’année est lancée

Le respect des institutions prescrit aux étudiants le 27 octobre dernier lors de la cérémonie officielle d’ouverture des amphis.

«Vous êtes la pierre angulaire de la société en construction : respectez les institutions, honorez vos parents et par-dessus tout, confiez-vous à Dieu ! » Le message du recteur de l’université protestante d’Afrique centrale (Upac), Timothée Bouba Mbima à l’endroit de ses étudiants était sans équivoque. Pour lui, la clé du succès pour l’année qui vient de commencer se trouve dans ce triptyque. S’agissant de l’institution, elle est prête pour la mise en place imminente des startups pour faciliter la communion autour du savoir-faire, du savoir-être et le service rendu de l’Upac. La construction d’un bâtiment moderne est aussi imminente.  L’édifice abritera les équipements didactiques de la faculté des Sciences médicales.

La leçon inaugurale était centrée sur la « Paix et la santé publique ». Deux notions interdépendantes puisqu’il n’y a pas de paix sans santé et de santé sans la paix. Le Dr Yves Obiombok, chirurgien traumatologue, enseignant à l’Upac, a insisté sur la terminologie pour mettre tout le monde et chacun devant la responsabilité de contribuer à la paix et à la santé publique. Equité et justice sociale, tranquillité d’âme, prise en charge collective de la communauté, sont des conditions sine qua none pour que cette interdépendance soit une réalité. Le médecin, se fondant sur une analyse de l’OMS prévient : « La guerre sera l’une des principales causes d’incapacité humaine en 2020 ». Seule et unique possibilité d’infléchir la courbe et d’assurer la sécurité mondiale : éviter les conflits armés ! Dr Obiombok propose une autre alternative : utiliser les fortes sommes d’argent consacrées à l’achat des armes à la promotion de la santé publique. Ce sera alors une option géniale d’assurer la paix par la santé.