Une revue du processus de Kimberley prévue au Cameroun en décembre

Des experts du Comité international du Processus de Kimberley procéderont, au mois de décembre 2016, à l’évaluation du processus camerounais de certification des diamants bruts

 

Une évaluation de l’application du système de certification du Processus de Kimberly (SCPK) – lequel est un système de certification de diamants bruts qui vise à empêcher le financement des activités militaires des groupes rebelles par les revenus issus de la commercialisation de ces pierres précieuses – aura lieu au Cameroun au mois de décembre 2016.

L’annonce est du Secrétariat permanent du comité local de suivi du Processus de Kimberley.

Le Cameroun subira ainsi sa première évaluation, 4 ans après son admission, au côté de 46 autres pays, à ce Processus en 2012. Petit poucet dans l’industrie diamantifère avec une production officiellement estimée à environ 3000 carats en 2014, le Cameroun regorge cependant d’un potentiel énorme. Ce potentiel est concentré dans la localité de Mobilong, dans la région de l’Est, où un gisement de niveau mondial a été mis en évidence il y a quelques années par la société de joint-venture Coreo-camerounaise, C&K Mining.

 

En adhérant à cette initiative, le Cameroun s’est engagé à mettre en place des dispositions législatives et des institutions nationales, ainsi que des contrôles à l’exportation, à l’importation et au commerce intérieur des diamants. Il doit également assurer la transparence des activités relatives aux diamants et à procéder à des échanges de données statistiques.

En prélude à cette revue du SCPK sur le territoire national, le Réseau de lutte contre la faim (Relufa) a appelé le Cameroun à réviser sa taxe à l’exportation de diamants imposée à hauteur de 24,5%. Dans une note de politique publiée en août par ladite organisation – dans le but d’analyser l’impact de l’augmentation desdites taxes sur l’application SCPK et sur les recettes que pourrait générer cette activité dans le pays – le Relufa indique qu’elle pourrait décourager les opérateurs du secteur et incite à la contrebande.

Il recommande au gouvernement de réviser le taux de sa taxe et de l’harmoniser avec ceux des pays voisins pour que cette dernière ne soit pas un moyen de dissuasion pour les exportateurs de diamants de recourir aux canaux officiels ; de renforcer le potentiel et la capacité des ressources humaines du ministère en charge des Mines et du secrétariat national permanent du Processus de Kimberley pour le suivi et l’acheminement effectif de la production artisanale de diamant.