Une femme violentée par un policier à Ebolowa (Sud), pour non-respect de la descente du drapeau national.

La dame qui a été mise aux arrêts, aurait refusé de s’arrêter pendant qu’un élément de la police judiciaire était sous le mat.

Le 3 avril dernier, la ville d’Ebolowa (Sud) a vibré sous le son des polémiques, après une scène déplorable qui s’est déroulée devant les services de la division régional de ma Police Judiciaire (DRPJ) de cette ville. Ce jour-là, alors qu’un élément de la PJ était sous le mat vers 17h15 mn, une jeune dame d’environ 35 ans, passe son chemin sur le trottoir, non loin de là, ignorant complètement ce qui se passait autour d’elle. A ce moment-là, un policier en civil en poste, la somme de s’arrêter.

Devant ce qu’on a interprété comme refus d’obtempérer car la femme a tout bonnement continué son chemin, le policier en question l’a suivi en lui intimant l’ordre de le suivre à la PJ pour non-respect de la descente du drapeau national, peut-on lire dans La Novelle Expression du vendredi 6 avril 2018. Devant la résistance de la mise en cause, l’agent de police l’a saisie par le col de son vêtement, la trainant au sol jusqu’à la PJ sous le mat, où un autre agent continuait gentiment à faire descendre le drapeau. Il aura fallu l’intervention d’un officier cette fois en tenue, sorti des bureaux pour intervenir, alors que la dame se battait pour ne pas se voir passer les menottes. Elle sera néanmoins mise aux arrêts à la PJ pour y être entendue.

Cette scène aura eu le don de susciter plusieurs commentaires au sein des populations. Même s’il est établi que cette dame a commis un acte d’incivisme, pour certains, la riposte de l’agent était exagérée. « Est-ce que lui-même a respecté le drapeau ? Brutaliser une personne sous le mat alors qu’on ramène les couleurs ? si c’était un homme, est-ce que le policier aurait réagi de la sorte ? L’action de la police n’est-elle pas d’abord pédagogique ? », s’interroge un témoin de la scène.