Une boutique entièrement consumée par le feu au quartier Manguiers à Yaoundé

Il était exactement 23h jeudi dernier, 07 mai 2015, lorsque le contenu d’une petite boutique en fer a été entièrement consumé par un incendie mystérieux en face de la chapelle catholique du quartier Manguiers dans l’arrondissement de Yaoundé 1er, dans le département du Mfoundi, Région du Centre.

L’alerte au feu a été donnée par une citoyenne camerounaise à bord d’un taxi pris en dépôt, lequel s’apprêtait à emprunter la route derrière la chapelle Manguiers lorsqu’elle a remarqué que la porte en fer de la boutique était totalement rouge du fait du feu qui se propageait à l’intérieur. Descendu du véhicule, en compagnie du chauffeur de taxi, la dame a traverser la route pour aller cogner à la première porte à l’arrière de la boutique pour signaler l’incendie à Gérard, un vendeur de médicaments.

C’est ce dernier qui a d’abord eu le réflexe d’appeler les pompiers d’Etoudi situé à environ  un kilomètre de la chapelle manguiers, puis les pompiers de Mimboman, un autre quartier de Yaoundé situé plus lin, après que les premiers aient déclaré au téléphone qu’ils n’avaient pas d’eau, d’après le témoignage de Gérard que nous avons rencontré.

Ce n’est qu’après ces deux coups de fil que Gérard, aidé par son épouse vendeuse de fruits au petit carrefour de la chapelle manguiers ont commencé à verser de l’eau sur la boutique tandis que son neveu appelait le propriétaire habitant tout près mais qui dormais profondément.

 Lorsque le feu a été finalement maîtrisé par Gérard, le voisin, Joseph le propriétaire de la boutique et les jeunes du quartier, les pompiers de Mimboman sont finalement arrivés avec le précieux liquide ; mais il était déjà trop tard.

En relatant ces faits, Gérard, le vendeur de médicaments, a tenu à dire que « Depuis plus d’un an, mon voisin que vous voyez-là et sa femme ne m’adressent pas la parole. On ne se parle pas ici en route même comme on se voit tous les jours, parce qu’ils me traitent de méchant. Pourtant c’est moi le méchant qui ait géré ce sinistre comme s’il s’agissait de ma boutique ».il reconnaîtra tout de même que malgré la perte de tout le contenu de la boutique dans l’incendie, Joseph et sa femme sont venus le remercier le lendemain du drame.