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UN EX-DÉTENU MEURT EN PRISON

UN EX-DÉTENU MEURT EN PRISON

Interpelé pour vol aggravé, le nommé Souleymanou Abba a séjourné pendant plusieurs mois dans la prison centrale de Ngaoundéré. Faute de preuve, le 28 octobre 2014, le juge a demandé son acquittement pur et simple. Pour qu’il soit définitivement relaxé, Souleymanou Abba a besoin qu’on lui signe une mise en liberté. Selon la loi, ce précieux document est délivré au parquet puis transmis à la prison pour exécution. Mais comme beaucoup d’autres détenus avant lui, Souleymanou passera encore quelques jours supplémentaires dans l’espoir de voir la signature du procureur lui parvenir.

Sauf que l’attente sera bien longue et le malheureux ne jouira pas d’une seule minute de liberté. Souleymanou Abba va rendre l’âme au petit matin du jeudi 6 novembre 2014, à la maison d’arrêt de Ngaoundéré. Un communiqué est déposé quelques heures plus tard à la station régionale de la Crtv Adamaoua demandant à sa famille de passer récupérer le corps de leur fils. Informée, la famille du défunt s’est rendue directement à la prison.

Dans le souci de trouver des explications, la famille est allée créer un scandale au parquet de Ngaoundéré, interrompant le service pour quelques minutes. «C’est en mi-journée qu’on a reçu cette mise en liberté, soit après la mort de Souleymanou», renseigne notre source à la prison. Un document qui n’avait plus d’effet, puisque Souleymanou Abba était déjà sorti de cette prison les pieds devant. Selon des informations glanées à la prison centrale de Ngaoundéré, ce cas n’est pas isolé. «Nous ne savons pas ce qui se passe exactement au niveau du parquet, car lorsqu’un prisonnier doit être libéré ils prennent souvent du temps pour signer sa mise en liberté.

Il y a même des moments où un détenu déjà libre passe encore un mois supplémentaire ici dans la prison, ce qui n’est pas normal», confie une source judiciaire.

 

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