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Trois anti-balaka tués par l’armée

Trois anti-balaka tués par l’armée

Ils sont tombés au cours des affrontements qui ont eu lieu le 07 octobre 2014.

Trois anti-balaka ont perdu la vie dans la matinée du 07 octobre 2014, dans des combats avec l’armée. Membres d’un groupe de quatre assaillants, ils ambitionnaient de délester un berger de son troupeau dans le village Tikori, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Ngaoui. Lorsqu’ils se sont introduit dans «l’enclos» du berger, celui-ci qui observait la manoeuvre tapis dans l’ombre, est allé discrètement donner l’alerte au détachement de l’armée basé à Diel, à  moins de dix kilomètres de son domicile.

Rendus sur les lieux, les militaires venus constater la situation ont engagés le combat contre les intrus, les poursuivant jusqu’à la rivière Mitey. C’est là où, incapables de franchir cet obstacle naturel, les assaillants ont livré leur dernier combat. Trois anti-balaka ont été neutralisés et le quatrième a réussi à s’échapper. Le ratissage de la zone qui s’en est suivi a permis également de mettre la main sur trois armes de fabrication traditionnelle et plusieurs munitions qui ont été acheminées à la brigade de gendarmerie de Ngaoui.


Il reste que les incessantes incursions des groupes armés dans cette unité administrative à partir de la Centrafrique perturbent sérieusement l’économie locale. De fait, apeurés par les enlèvements et autres rackets divers, de nombreux éleveurs ont quitté la région pour trouver refuge dans des contrées plus paisibles, amputant ainsi diverses administrations locales et nationales de précieuses recettes fiscales et douanières tirées du secteur de l’élevage. A cette crainte naturelle des éleveurs liée à l’insécurité ambiante, l’interdiction de circulation entre la RCA et le Cameroun décidée par le sous-préfet, Garga Diguir, pour des raisons de sécurité, a fini par plomber définitivement l’économie locale.

Par exemple, avec un budget annuel estimé à 155 millions Fcfa, la commune rurale de Ngaoui n’a désormais plus que les yeux tournés vers les centimes additionnels communaux versés par le Feicom pour faire tourner sa machine. Au ralenti. «La commune perçoit normalement 400 Fcfa par boeuf, mais là aucun boeuf n’entre et les marchés à bétail sont vides. Nos caisses sont à sec depuis trois mois», explique Abdouramane Labi, maire de la commune rurale de Ngaoui. Les services des Douanes et ceux de l’élevage subissent aussi de plein fouet cette situation.

Les premiers y tiraient l’essentiel de leurs recettes, en encaissant la rondelette somme de 2.000 Fcfa par animal. Quant aux services de l’élevage, ils percevaient pour leur part une taxe de 800 Fcfa par animal.

 

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