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Transport urbain de masse: Comprendre la gestion de la société TIC Le Bus

Transport urbain de masse: Comprendre la gestion de la société TIC Le Bus

Pour la même activité de transport de masse dans la ville de Yaoundé, l’on observe une différence dans les plans d’affaires qu’offre la Société de Transport et d’Equipements Collectifs de Yaoundé (STECY) et celui de Le Bus, il y a dix ans.

Au lancement de la société Le Bus en 2006, les investisseurs américains tablaient sur une flotte de 47 bus, et la création de 500 postes de travail, avec un capital de 6 milliards de FCFA. Les premiers bus mis en circulation étaient climatisés. Les usagers devaient débourser 150 FCFA, un prix fixé sur la base de l’attente de subvention et soutiens divers de la partie camerounaise. Notamment, la Communauté Urbaine de Yaoundé (CUY), la Caisse Nationale de Stabilisation des prix des Hydrocarbures (CSPH) et de la Chambre de Commerce d’Industries, des Mines et de l’Artisanat.

Selon Le Quotidien de l’Économie du 24 novembre 2016, la CUY et la CSPH devaient s’occuper du volet financier, la communauté urbaine, elle, se concentrant à la fourniture des biens de nature. «Cette présence de l’État dans l’accompagnement du financement américain et d’opérateurs sud-africains et zimbabwéens n’a pas toujours servi à assainir le climat au sein de l’entreprise», peut-on lire.

En 2010 par exemple, l’État s’est retrouvé actionnaire majoritaire avec 54% des parts du capital. Gilbert Tsimi Evouna, le Délégué du Gouvernement auprès de la CUY, a alors été porté au poste de Président du Conseil d’Administration de Le Bus. Pourtant, au départ, les partenaires américains détenaient 66% des parts contre 34% pour le Cameroun. À la place des bus neufs, l’opérateur avait opté pour les véhicules de seconde main. Sous anonymat, un ancien employé informe par exemple qu’un tiers du carburant destiné à la soute de l’entreprise était détourné et revendu au marché noir. Des mentalités à combattre désormais.

La Société de Transport et d’Equipements Collectifs de Yaoundé (STECY) qui entrera en service dans les prochains jours dans la capitale politique vient avec une nouvelle offre. Au lieu de 150 FCFA par exemple, il sera désormais question de débourser 200 FCFA pour avoir un ticket de transport. Dans le management de la société nouvellement créée, il n’y aura pas de responsable de la Communauté urbaine à sa tête. M. Tsambou, son DG sera secondé par Alicino Jorge, comme Directeur Général Adjoint. Carlos Miguel Fierens de Morais sera le PCA de l’entreprise. La STECY compte à terme mettre 150 bus sur les artères de Yaoundé, et devra procéder au recrutement d’un personnel à majorité camerounais.

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