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Transit: Des camions bloqués à N’Djamena pour n’avoir pas payé 6000 FCFA aux syndicats de transporteurs tchadiens

Transit: Des camions bloqués à N’Djamena pour n’avoir pas payé 6000 FCFA aux syndicats de transporteurs tchadiens

Selon les syndicats des transporteurs routiers du Cameroun, la loi interdit à ce groupement d’opérer en terre camerounaise.

Dans son édition du 10 novembre 2016 le quotidien Le Jour rapporte que les camions de la société Azur du groupe Nana Bouba sont bloqués à Ndjamena la capitale tchadienne par le groupement de syndicats de transporteurs tchadiens depuis le 8 novembre dernier. «Selon les explications des responsables de l’entreprise Azur joint au téléphone par Le Jour, c’est depuis jeudi 3 novembre 2016 que huit camions de l’entreprise ont été bloqués à un check-point à l’entrée de la ville de N’Djamena par le groupement de syndicats de transporteurs tchadiens», écrit le quotidien. Ce qui leur est reproché est le fait de n’avoir pas payé la somme de 6 000 FCFA exigée par ce groupement.

Le quotidien précise que même les interventions de l’Ambassadeur du Cameroun au Tchad n’ont pas servi à changer quelque chose. Elles sont restées lettre morte. D’après des sources, l’interdiction de bloquer ces camions est venue tout droit de Ngaoundéré. C’est le chef de file du groupement des syndicats des transporteurs tchadiens qui en est l’auteur.

Il faut dire que ces camions avaient comme contenu des produits détergents qui prenaient la direction de la capitale du Tchad. Joint au téléphone par le quotidien, Garba Boulama le porte-parole des syndicats de transporteurs tchadiens explique que «les camions ont été bloqués parce qu’ils ne disposaient pas d’un bon de chargement. Ils ne se sont pas aussi acquittés de la somme de 6 000 FCFA par camion payable auprès de nos agents. Voilà pourquoi nous avons bloqué les camions».

À la réunion tenue le 9 novembre dernier par les responsables du Bureau de Gestion de Frets Terrestres et ceux du syndicat des transporteurs routiers du Cameroun, Yaya Ibrahima, le président national du syndicat des chauffeurs et camionneurs du Cameroun a indiqué que «la loi est claire et le Ministre du Travail l’a rappelé les syndicats tchadiens ne doivent pas exercer au Cameroun. Nous dénonçons le forcing du Sous-préfet de Ngaoundéré 2ème qui a enlevé les scellés sur le bureau du groupement de syndicats tchadiens».

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