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Terminal Polyvalent: Paul Biya écarte Necotrans du port de Kribi

Terminal Polyvalent: Paul Biya écarte Necotrans du port de Kribi

Le chef de l’Etat constate la carence de cette entreprise française et demande au gouvernement de trouver une solution de remplacement au sein du groupement constitué avec le consortium camerounais KPMO.

Le Quotidien de l’Economie du 13 juillet 2017 renseigne que dans une correspondance du 11 juillet, le Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR) répercute au secrétaire général des services du Premier ministre les «hautes instructions» du président de la République au sujet de la mise en service de la plateforme portuaire de Kribi. Le journal explique qu’il s’agit notamment des terminaux à conteneurs et polyvalent. En clair, Paul Biya prescrit au gouvernement, pour ce qui est du terminal à conteneurs, «de réviser le régime contractuel pour adopter, en lieu et place du contrat de partenariat initialement proposé, un contrat de concession…», peut-on lire.

Pour ce qui concerne le terminal polyvalent, le président de la République demande au chef du gouvernement de «constater la carence du Groupement Necotrans/KPMO et proposer, par la suite, des solutions alternatives pour un démarrage rapide des activités sur ce terminal». Pour le quotidien, c’est la mise à l’écart de la seule entreprise de logistique et de transport française Necotrans, et non de tout le groupement adjudicataire de la concession du terminal polyvalent.

«Les solutions alternatives» dont il s’agit, souligne-t-on, consistent en la recherche d’un ou d’autres partenaires pour le consortium KPMO, constitué de neuf entreprises camerounaises (de 2M, Transimex, APM, Sapem, 3T Cameroun, Cam-Transit, Copem, Star et Gos) au sein de la société de gestion du terminal polyvalent. «Cette mise à l’écart de Necotrans ne semble pas une surprise pour les acteurs portuaires, qui rappellent les difficultés que cette entreprise rencontre depuis plusieurs mois maintenant. En juin 2017, une liquidation judiciaire a été prononcée sur sa propre demande pour toutes les onze filiales de cette entreprise en France. Jusqu’ici, Necotrans avait assuré au gouvernement que les difficultés de la maison-mère se limitaient hors d’Afrique et ne portaient en rien préjudice à sa présence et ses engagements au port de Kribi», fais savoir le journal.

Déjà une correspondance du 24 août 2016, le SGPR écrivait au directeur général du port autonome de Kribi: «S’agissant du Groupement Necotrans/KPMO, des informations parvenues à la présidence de la République font état de dissensions entre les partenaires», soulignait-il. KPMO accusait Necotrans de manœuvrer pour s’emparer de manière exclusive des manettes de TPK (Terminal polyvalent de Kribi), l’entreprise de gestion en constitution, et éjecter les opérateurs locaux. Les deux partenaires ont fini par trouver un arrangement en mars 2017. Mais le répit a été de courte durée, puisque le chef de l’Etat en personne a décidé de rebattre les cartes, fait savoir le journal.

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