Sur onze Etats, seuls le Cameroun, le Congo et le Gabon remplissent la condition préalable pour l’effectivité d’une Zone de libre-échange dans la CEEAC

Les membres du Comité du commerce, des douanes et de l’immigration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) étaient réunis le 2 avril, à Douala, la capitale du Cameroun.

Au terme des travaux, le comité a exhorté le secrétariat de la Communauté constituée de 11 pays (Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Congo, RD Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Sao Tomé et Rwanda) à intensifier ses efforts de mobilisation des Etats membres et à faire preuve de « diligence raisonnable » pour que la Zone de libre-échange de la CEEAC (ZLE/CEEAC) soit effective.

En effet, en dressant le bilan de la situation actuelle de l’intégration commerciale dans la région, les membres du comité ont relevé que seuls trois pays (Cameroun, Congo et Gabon) des onze Etats membres ont rempli une condition importante préalable à l’effectivité de la ZLE. Notamment, en incorporant le « tarif préférentiel de l’espace communautaire »  à leurs Lois de finances respectives.

En même temps, le Comité du commerce, des douanes et de l’immigration a invité les Etats membres de la CEEAC à prendre des dispositions pour actualiser le programme de travail de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) au cours de cette période de transition qui précède le décollage effectif de ladite Zone.

L’organisme onusien dénommé Commission économique pour l’Afrique (CEA) estime qu’avec une population d’environ 170 millions d’habitants, la CEEAC représente à peu près 15% du marché africain constitué de 1,2 milliard de consommateurs. Selon la CEA, la ZLECA est l’unique opportunité pour les Etats de la sous-région de redresser considérablement leurs économies et de contenir systématiquement les chocs associés à l’effondrement des cours des produits de base sur le marché mondial.

S.A