S’allier pour lutter contre le terrorisme

Ce vendredi 22 mai a été organisé par le Lyon MUN une simulation du conseil de sécurité des Nations Unis abordant le thème des actions et des réactions internationales concernant Boko Haram et ISIS. Dans un climat de conflit interminable, ces mouvements djihadistes continuent de causer des problèmes au niveau international. Pour tenter de mettre fin à cette lutte contre le terrorisme, des actions internationales et régionales ont été mises en place. Le Conseil de sécurité des Nations Unies est dans le cas présent l’un des organes les plus important chargé de maintenir la paix et la sécurité internationale. Il est le seul organisme des Nations Unies doté du pouvoir d’émettre des résolutions contraignantes pour les États membres.


Crédit Reuters

Depuis mars 2015, le groupe Boko Haram a prêté allégeance à l’État islamique. Ces deux mouvements sont à l’origine de nombreux massacres et attentats à l’encontre de population de toutes confessions. Boko Haram n’est pas un problème nouveau dans l’univers politique et religieux concernant le Nigeria. Son développement a été possible à cause d’une entente avec certaines élites du Nord-Est du Nigeria qui manifestaient leur insatisfaction face à leur exclusion croissante, notamment sous les deux mandats du président Jonathan Goodluck.


Cette croissance a été accélérée par la répression menée par les forces de police et l’armée nigérianes. La situation demeure inchangée malgré l’intervention armée d’autres pays dans la région. Les incursions de Boko Haram au Nord du Cameroun, affectant la sécurité du principal axe d’approvisionnement international du Tchad, constituent une véritable menace.


Cette situation ne diverge pas totalement de celle de l’État islamique (EI) qui, après s’être formé en 2006, a grandi pour en 2013 devenir l’État islamique en Irak et au Levant, en contrôlant des territoires irakiens et syriens. Ils ont revendiqué de nombreuses attaques durant les derniers mois concernant des attentats religieux, la destruction de sites historiques, le massacre de population ou encore la prise d’otage de personnes et leur mise à mort.

UNE COHÉSION NATIONALE ET INTERNATIONALE INDISPENSABLE

Dans cette guerre contre le terrorisme, un nombre important d’actions militaires ont été mises en place contre ces deux organisations. Des pays tels que le Tchad, le Cameroun, le Nigeria et le Niger ont uni leur force militaire pour mettre fin à la terreur apportée par le groupe djihadiste Boko Haram. Ces interventions sont pour la plupart terrestres et appuyées par des bombardements aériens pour aider les troupes à avancer.


Même dans un contexte ou ces manœuvres ont un coût, ces actions sont soutenues. Les États-Unis ont décidé de soutenir financièrement ces quatre pays, en injectant 20 milliards de francs CFA destinés à soutenir les efforts de lutte contre Boko Haram et assurer la sécurité dans la région du bassin du lac Tchad. Dans la continuité, dix-neuf pays africains ont demandé que le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU tienne une réunion d’urgence le 1er avril sur les violences commises au Nigeria par le groupe islamiste Boko Haram.


Le président du Conseil, l’Allemand Joachim Gauck, a une requête en ce sens déposée par l’Algérie au nom du groupe des pays africains. La coalition et ses alliés ont eux aussi déployé des troupes pour venir à bout de l’Etat islamique depuis plus d’un an maintenant. Depuis peu la lutte contre ces djihadistes implique de nouveaux participants et des ressources supplémentaires.


C’est une volonté que les Etats-Unis ont mise à exécution avec le pentagone et la NSA au niveau du suivi de la propagande islamiste de l’EI et de la coordination du travail d’autres services. L’Italie veut aussi renforcer la lutte contre ces groupes, la ministre de la défense Roberta Pinotti a dit que son pays prévoyait de combattre l’élargissement de l’influence de l’EI en Afrique du Nord et en Europe. Ces mesures mettent en avant la volonté des nations à s’unir pour combattre un mouvement terroriste.