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Retour sur la Fête de la jeunesse 2014-Lettre publique du TRIBUNAL ARTICLE 53 -Au Gouvernement de la République et à la Jeunesse

Retour sur la Fête de la jeunesse 2014-Lettre publique du TRIBUNAL ARTICLE 53 -Au Gouvernement de la République et à la Jeunesse

A l’occasion de la récréation qui du un demi siècle que nous appelons pompeusement fête de la jeunesse, la société civile TRIBUNAL ARTICLE 53 veut par la présente lettre publique interpeller le gouvernement de le République et la jeunesse elle-même.D’abord au Gouvernement de la République.Messieurs, Au-delà du défilé du 11 février, et des abjections du genre retraite aux flambeaux, investissements humains, des journées sans cours, des rencontres sportives et quelque perdition comme les kermesses, et des jeux aussi vils qu’abjects, jamais de débats de fond, jamais nous n’avons mis la jeunesse devant ses responsabilité, jamais nous ne lui montrons le vrai visage de la vie, jamais nous ne leur disons la vérité.

Aussi le TRIBUNAL ARTICLE53 propose que la fête de la jeunesse soit purement et simplement supprimée de notre calendrier de même que le 8 mars sur lequel nous reviendrons.
Messieurs les Ministres à quoi nous sert ce folklore du 11 février ? Pourquoi sommes-nous les seuls au monde à se gratter le cul en public ? Que fêtons-nous au

juste Monsieur le Ministre de la jeunesse ? Pourquoi les organes centraux qui coordonnent la jeunesse sont répartis dans pratiquement 5 ministères ? Jeunesse, sport, éducation de base, enseignements secondaires, enseignements supérieures, formations professionnelles ! Quelle efficacité avec vous ?
Il conviendrait d’axer cette journée sur des débats de fond : Quelle éducation pour nos enfants ? Quelle école pour nos enfants ? Quel avenir pour nos enfants ? Ou en sommes-nous ? La réponse à ces questions nous fera prendre un bond vers l’avenir que même des grandes réalisations ne pourront pas.

Car des enfants bien éduqués, bien instruits c’est autant important que des ponts et des barrages. C’est le meilleur gage de paix et c’est ce que nous pouvons leur offrir de mieux. Laisser des biens matériels aux enfants n’a jamais été la meilleure solution. Encore moins leur inculquer les fêtes !
Au-delà du 11 février, Messieurs nous ne vous apprenons rien sur les faits suivants :

Le chômage c’est les jeunes. L’insécurité c’est les jeunes victimes et acteurs. La dépravation des mœurs c’est les jeunes. L’immigration c’est les jeunes. Le SIDA, l’homosexualité c’est les jeunes. La fraude et le faux ce sont encore les jeunes. N’êtes vous pas touchés qu’une frange de la société aient autant de maux et de défauts à elle seule ?

En 32 ans de pouvoir, aucune des courbes de ces indices n’a baissé. Au contraire. Vous avez le devoir, l’obligation d’y apporter des solutions et nous osons croire que contrairement au 31 décembre dernier ce 11 février au soir, le 1er responsable de la République proposera des mesures simples et concrètes mais surtout appliquées.

Il ne s’agira pas d’injecter 3 milliards ici, de recruter 25 000 personnes là bas, vous conviendrez avec nous que les choses n’ont rien changé : s’occuper de la jeunesse n’est pas une action ponctuelle comme une éjaculation, mais une action pérenne comme le mariage, qui est dans sa globalité est une suite incommensurable d’actes ponctuelles, adaptées, opportunes dans le respect et l’amour de l’autre.
Pour être concret nous vous proposons une mesure simple, très simple : désengorger les prisons camerounaises par des remises de peine et des élargissements de détenus.

Nous pensons qu’au vu l’hécatombe que constituent nos prisons, au vu de la surpopulation inhumaine de nos prisons, on pourrait accorder la liberté à nombres de détenus, cela est de votre ressort.
? Les condamnés à mort pourraient voir leur peine commuer à une condamnation à vie.
? Les condamnés à vie ayant passé plus de vingt ans en prisons pourraient être élargi.
? Hors mis les cas de viols, vols à main armés, assassinat, etc. les détenus pourraient obtenir des remises de peine de 50% et plus.
? Toutes les détenues condamnées de 1 à 24 mois seraient simplement élargi.
? Et enfin toutes les détentions provisoires de plus d’un an seraient complètement élargies. Selon certaines sources, la prison centrale de Douala compte plus de 2000 détenus provisoires, donc sans condamnations.
? Les enfants pourraient avoir d’autres avantages pour certains cas la possibilité d’être élargi avec obligation de pointer à l’école etc.

Il s’agit simplement Messieurs de mesures politiques qui ne bousculent ni vos pouvoirs ni vos avantages. Nous sommes fatigués de discours creux. Nous voulons des actes et voila quelques propositions sur le plan social qui apporterait plus de cohésion et de concorde.

Et ne l’oubliez pas vous êtes tous de potentiels détenus…

Ces actes politiques pourraient s’accompagner de la construction de prisons modernes. Nul n’ignore que nos prisons sont héritées de l’époque coloniale. Qu’en 32 ans de règne un régime n’aie pas construit une seule prison est un constat d’échec et d’incompétence que vous pouvez gommer. Deux axes de financements peuvent être explorés :
Axe 1 : Si la SNH a pu acheter financer l’achet de l’avion d’une personne, alors elle peut financer la construction d’une prison moderne pour cinq mille être humains. Simple logique mathématique.

Axe2 : Le TRIBUNAL ARTICLE 53 sans être expert financier pense tout bêtement qu’en économisant 1% de leur budget quelque ministères et quelque entité budgétivore et inutile comme la CONAC, la CHAMBRE D’AGRICULTURE, CONSEIL ÉCONOMIQUE et SOCIAL, CNDH, et le SENAT (15 milliards pour 100 personnes !) permettront de construire plus d’une prison.

Il nous est souvent fait le reproche de ne faire que la critique. Voilà donc quelques idées parmi tant d’autres que nous suggérons.

Messieurs,

Arrêtons de mentir à la jeunesse. Tout le monde ne sera pas fonctionnaire. Et il n’y aura pas d’autres ETO’O fils s’il n’y a pas d’infrastructures sportives, de véritables compétitions locales, et une politique sportive cohérente et viable.

Le SIDA, l’insécurité, et autres continueront à nous décimer si les bars jouxtent les universités, si impunément à 18 ans au bord de la route ont boit une grande Guinness avec sa copine presque nue. Tout cela sous vos yeux. Oui messieurs arrêtons de mentir. Nous fabriquons des feymans à longueur d’années.
Les maux de la jeunesse sont innombrables : l’insuffisance et la qualité écœurantes des infrastructures universitaires. On va encore à 5h du matin pour un cours à 8h.

L’insuffisance des logements universitaires, l’inadaptation des formations scolaires et universitaires, les quotas dans les concours qui promeuvent l’idiotie et le tribalisme.

Messieurs non seulement les maux sont incommensurables, le comble c’est que nombre d’eux ont été fabriqués par vous. A quelles fins ?

Le TRIBUNAL ARTICLE 53 vous exhorte à faire votre travail, à prendre vos responsabilités enfin !

Faire des remises de peine, fermer des bars à coté des écoles, demander aux enfants de s’habiller décemment ne nécessitent ni argent ni des réunions au sommet. Qui oserait franchir le portail d’une université sans une tenue décente si le Recteur en décidait ainsi ? En d’autres temps les Recteurs ont trouvé des moyens pour contrer le parlement estudiantin.

A la jeunesse,

Le TRIBUNAL ARTICLE 53 vous exhorte au travail bien fait. Richard Bona c’est le travail Achille Mbembé c’est le travail, vos doyens, vos enseignants c’est leur travail, leur mérite qui les placent ou ils sont.
Faites le votre et par ce fait vous mettrez les responsables, les parents et les dirigeants au pied du mur. Vos revendications seraient encore plus légitimes, plus fondées. Et même soutenu par les autres franges du peuple.

Mais n’oubliez pas les ténèbres ne sont pas éternels. Le jour de votre jour ou le jour de notre jour il faudra être prêt pour prendre la place, toute la place qui est la notre y compris la votre. Sous d’autres cieux les étudiants, la jeunesse pèse lourd, défait des puissants.

Nous devons travailler dur, nous organiser, nous instruire, bien faire ce que nous avons à faire et assumer nos responsabilités et nos actes.

Le jour de notre jour n’est plus loin… ce train ne passera qu’une fois. Et seuls ceux qui auront appliqué les conseils ci-dessus seront admis dans ce train non de l’émergence ou de la démocratie apaisée mais simplement du changement, du mérite, de l’égalité des chances et du développement social.

Pour le TRIBUNAML ARTICLE 53
KUISSU GERARD
Coordonateur National

 

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