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Remaniement ministériel: Les cartes de Biya dans le Grand-Nord

Chaque ministre ou prétendant y pense.

 

Mais personne n’en parle publiquement. De fait, depuis la promulgation des résultats des élections locales du 30 septembre 2013, l’environnement politique est envahi par une odeur de remaniement ministériel qui ne s’est plus dissipé depuis lors. Pour un pays qui court après l’émergence en 2035, tenir ainsi en haleine les populations et les acteurs politiques équivaut à sacrifier de longs mois d’inactivités caractérisés essentiellement par l’inaction.

Le temps du politique n’est pas le temps de l’opinion, disent les analystes. Est-ce la raison pour laquelle le Chef de l’Etat prend tout son temps? Peut-être. Est-ce aussi parce qu’il n’arrive pas à se décider sur le choix des hommes ? Possible. Est-ce que le Président ne souhaite nommer que des cadres propres, capables d’accomplir avec compétence leurs tâches et de gérer leur département ministériel en technocrate? Rien n’est à exclure. Même si officiellement, rien ne filtre sur les contours de la future équipe gouvernementale, il n’en demeure pas moins que dans l’opinion, l’on se livre depuis longtemps au décryptage des signes, des supputations quand il ne s’agit pas purement et simplement d’intoxications. Qui sont les probables partants? Qui sont les probables entrants? Votre journal vous donne quelques clés pour mieux… supputer.

EXTRÊME-NORD: DIAMARE
Yaouba Abdoulaye, ministre délégué auprès du Minepat (Rdpc) Hamadou Moustapha, ministre chargé des missions à la PRC (Andp)

Président de l’Alliance nationale pour le développement et le progrès (Andp), Hamadou Moustapha n’a rien à craindre des militants de sa formation politique ni de ses frères et sœurs du Diamaré. Si sa formation politique doit «accompagner» le Rdpc au gouvernement, pas de doute que ce sera bien lui, Dans le cas contraire.

Malgré les difficultés qu’il rencontre à s’imposer politiquement, Yaouba Abdoulaye sur qui personne ne mise un radis à chaque annonce de remaniement ministériel, espère pour sa part gravir d’un cran les marches du gouvernement et obtenir enfin la direction d’un département ministériel.

Si le Président décidait toute fois de tourner sa page et de poursuivre l’aventure avec une nouvelle tête, il n’a ci que l’embarras de choix. Il, y a les habitués à la candidature à l’instar de Robert Bakary qui souhaite clôturer en beauté son passage à la communauté urbaine de Maroua, L’actuel secrétaire général adjoint de la Cobac et ex-ministre, Aboubakary Halilou, est également un précieux atout aux mains du chef de l’Etat, tout comme le directeur général de la Semry Marc Samatana, ou le magistrat Ahmadou Oumarou (conseiller technique à la Sonata).

La surprise pourrait aussi venir du directeur général adjoint du Bucrep, Abdoulaye Oumarou Dalil, du directeur général du Contrôle des marches publics, Bello, ou de Mme Mya Babalé si jamais le Présidait souhaitait miser sur une jeune femme aux compétences reconnues de tous.

MAYO-DANAY.

Moulu Garoua, ministre des Sports et d’Education physique Mounouna Foutsou, secrétaire d’Etat aux Enseignements Secondaires. Deux ministres au gouvernement en sus du Président de conseil économique et social et du directeur général de la Crtv ! Ce trop-plein dans l’environne¬ment du Grand Nord émousse les prétentions.

Pas toutes cependant. Les dernières élections locales ont dopé certains «ministrables» au point qu’ils ont déjà vendu la peau du ministre Adoum Garoua qu’ils accusent d’avoir ‘battu campagne pour son ancien parti, le Mouvement démocratique pour la défense de la République (MDR). Une débauche d’énergie nocturne, affirment ses détracteurs, à l’origine de la perte par le Rdpc de l’unique siège de députe dans la circonscription électorale du Mayo-Danay Sud au profit juste¬ment du MDR.

Sur la base de ces accusations, de nombreux prétendants rodent depuis lors, tels des charognards, autour de sa dépouille politique oubliant qu’à ce jeu, Mouriouna Foutsou pourrait très bien grimper dans la hiérarchie gouvernementale pour n’être in fine que l’unique membre du gouvernement de ce département de 529 061 habitants.

Quelle que soit en définitive l’équation que le chef de l’Etat retiendra, ce ne sont pas les hommes qui lui feront défaut En embuscade, toujours pas à servir le pays, il y a l’ex-ministre Gounoko Haounaye, le directeur général de la Crtv Amadou Vamoulké, l’ex-directeur général de la Semry, Amadou Evelé. La députée Silikam et son frère, l’inspecteur des Douanes Damna, offrent aussi, pour le compte des Massa, une alternative sérieuse.

MAYO-TSANAGA.

Perevet Zacharie, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle

Pour beaucoup, les résultats des dernières élections locales jouent en défaveur du ministre. Ils s’appuient sur sa défaite aux élections communales à Koza où sa liste a été battue par celle de l’Undp. A cet handicap, ils ajoutent sa longue carrière gouvernementale entamée en 1992. Pas certain toutefois que ces griefs emportent l’homme fort du Mayo-Tsanaga.

Dans le cas donc où le Président devait tirer les leçons de sa carte politique et le remercier, le choix pourrait s’opérer dans un groupe restreint de candidats. Paul Biya pourrait être tenté de jouer la carte du plus grand nombre en choisissant son remplaçant parmi les mafa, ethnie de Zacharie Perevet. Son choix pourrait se porter sur Manaouda Malachi, actuel secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Energie. Dans un second chapeau, en embuscade, se bousculent le retraité Ngabaya Tchef Tchef, Zamba Paul, conseiller technique au ministère de l’Elevage ou encore le Dr Vohod Deguimé, directeur régional de l’hôpital de Ngaoundéré.

MAYO-KANI.

Hélé Pierre, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable Dr Taïga, ministre de l’Elevage et des Pêches et des Industries animales

Depuis décembre 2011, chose rarissime, ce département compte deux ministres de plein exercice au gouvernement. Si le Président devait peser le poids politique de chacun de ses deux collaborateurs, tout laisse croire que le ministre de l’Elevage est celui qui est le plus mal en point. Le Dr Taïga est en effet l’un des grands perdants des dernières élections locales. En charge du secteur Toupouri dans Mayo-Kani (Mayo-Kani-Est), n’a pu déloger le MDR de ses principaux bastions, notamment de la commune de Dziguilao dont il avait fait une priori politique.

De plus, il pourrait pâtir de la nomination de Modeste Mopa à la direction générale des Impôts. Toupouri du Mayo-kani Est comme lui, le nouveau directeur général des Impôts pourrait bien avoir pour mission de le suppléer politiquement sur le terrain.

Dans le Mayo-kani-Nord, chasse gardée des Moundang, le ministre Hélé Pierre, depuis son ralliement en 2002, fait régner le RciPc en maître absolu sur le jeu politique local. Si le Président prend en compte d’autres considérations qui ne relèvent que de sa seule discrétion et se décidait à éjecter Hélé Pierre, nul doute qu’il le remplacerait prioritairement par une personnalité appartenant à son ethnie mais pas affilié à l’écurie de Tikela Kemone qui lui mène une guerre sans merci depuis plusieurs années.

Dans cette optique, les personnalités à la neutralité connue qui émergent se comptent au bout des doigts. Zoua Houli, ex-secrétaire général de ministère; Antoine Pamboro, directeur général de Airtel Gabon; Oumarou Jean, chargé des missions à la présidence de la République. A moins que Paul Biya ne choisisse de chambouler totalement le paysage politique en Idneant dans l’arène Soualbou Issa, enseignant d’université réputé et directeur de I ‘Ecole normale supérieure de Maroua.

MAYO-SAVA.

Amadou Ali, vice-Premier ministre, ministre délégué à la Présidence en charge des Relations avec les Assemblées.

Quand souffle le vent du remaniement, Amadou Ali, doyen du gouvernement, entre dans la tourmente des supputations. Premier ministre? Restera-t-il au gouvernement? L’heure de sa retraite gouvernementale a-t-elle sonné ? Après avoir échappé de justesse au renvoi lors du remaniement de décembre 2011, nul ne peut prédire aujourd’hui quel sort lui sera réserve. Déterminant dans les négociations avant abouti à la libération de la’ famille Moulin-Fournier, il est aussi sérieusement critiqué pour sa gestion de l’Opération épervier. Son départ, si le Président entérinait option, sera assurément l’un des événements marquants du futur remaniement gouvernemental.

Par qui le remplacerait-il ? Il y a les pressentis naturels que l’expérience acquise dans la gestion des grandes sociétés d’Etat place au premier rang. Citons .dans ce groupe Talba M’alla, directeur général de Sonara et secrétaire national à l’Organisation du Rdpc. Le Président peut aussi rappeler Jean Baptiste Baskouda, actuel questeur au Sénat, ou sortir de leurs retraites, à la surprise. Générale, Yaouba Yaya ou Limane Oumar.

LOGONE ET CHARI.

Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances Adoum Gargoum, ministre délégué au Minrex

Les candidats Kotoko au gouvernement font la fine bouche. A tort ou â raison, ils pensent que l’actuel ministre des Finances ne quittera pas la barque gouverne¬mentale à la faveur du prochain remaniement. Tout au plus, peut-il changer de portefeuille…

C’est dans la communauté arabe que l’agitation est grande malgré le travail gouvernemental irréprochable d’Adoum Gargoum. Ils se fondent sur l’effritement de la position politique du ministre sur le terrain optique pour miser son probable départ.

L’architecture politique locale aidant les arabes dominent la vie politique – il est difficile d’imaginer cette communauté sans représentant au gouverne¬ment quand, dans au même moment, siège un Kotoko. Si Adoum Gargoum devait être débarqué pour une raison ou une autre, le Président dispose d’un large réservoir de personnalités pour faire son choix. Hessena Mahamat, directeur des Affaires générales à la présidence de la République ; Younouss Djibrine, secrétaire général de l’Union panafricaine des postes ; Kamssouloum Abba Kabir, questeur à l’Assemblée nationale ou encore le jeune aux grandes ambitions, Said Kamssouloum, conseiller technique au ministère de la Défense.

NORD, BENOUE.

Bello Bouba Maigari, ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs Issa Tchiroma, ministre de la Communication, Mme Youssouf Hadjidja AIim, ministre de l’Education de base Alim Hayatou, secrétaire d’Etat à la Santé publique

A l’exception de Bello Bouba Maigari qui peut toujours compter sur la plate-forme gouvernementale signée en 1997 entre son parti et le Rdpc, les trois autres ministres du gouvernement font l’objet de toutes les spéculations. Issa Tchiroma, leader du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc), ignore lui-même h quelle sauce il sera mangé.

Toutefois, bien que dans l’expectative, les ministres Rdpc ne connaissent pas les mêmes soucis. Alim Hayattm, lamido de Garoua, est moins anxieux. Le Président a toujours accorde aux chefs traditionnels de premier rang, une considération particulière. Généralement, l’instar de Mbombo Njoya ou de Aboubakary Abdoulaye, ce sont eux qui, prétextant une incompatibilité avec leurs fonctions traditionnelles, demandent à être libérés des tâches gouvernementales. Or, rien n’indique que le lamido de Garoua ait introduit une telle requête…

La ministre de l’Education de base, que l’opinion a déjà éjecte du gouvernement, est assurément la plus fragile dans ce couple de ministres Rdpc. En prenant en considération le trop plein des ministres dans leur département au total, les prétendants misent davantage sur son remplacement. En pole position pour lui succéder numériquement : la fille de l’ex-Président Ahmadou Ahidjo Outre l’aspect genre, Aminatou Ahidjo qui dispose déjà dans les faits des commodités réservés à un membre du gouvernement pourrait ainsi être récompensée pour son spectaculaire retournement de veste. D’autres options peuvent également remettre au-devant de la scène le directeur de la Société Nationale d’Investissement (SNI), Yaott Aissatou.

Le Chef de l’Etat pourrait toutefois décidé de brouiller les cartes. Dans ce cas, quelques outsiders peuvent jouer les trouble-fêtes. Outre le recteur de Yaoundé II, Pr Oumarou Botha, les analystes citent également Aminou Basson), président de la Commission technique de privatisation et des Liquidations (Ctpl), Ousmanou Moussa, directeur général de l’AER, Ahmadou Sardaouna, secrétaire général du ministère du Développement urbain et de l’Habitat ou encore Moussa Habouba.

MAYO-REY.

Koumpa Issa, secrétaire d’Etat auprès du Mindef

Premier membre du gouvernement originaire de ce département depuis l’Indépendance du pays, Koumpa Issa peut se targuer d’avoir inscrit son nom dans l’Histoire. Reste à connaître la durée de son bail dans ce cercle fermé, lui qui y est entré en 2011. Au portillon pour lui succéder à la première opportunité, très peu de possibilités pour le chef de l’Etat. En dehors de Allabira Mohamadou, directeur général adjoint de CCAA, il faut aller fouiller dans les archives des retraites pour ressentir les frémissements de quelques candidats.

MAYO-REY.

Pas de représentant au gouvernement

Les cartes du Chef de l’Etat dans ce département tiennent avant tout compte des désidératas du lamido de Rey-Bouba, Aboubakary Abdoulaye, actuel premier vice-président du Sénat. Le tout puissant lamido, habitué à accaparer pour lui seul tous les honneurs, n’entend pas qu’un de ses sujets soit nommé à une prestigieuse fonction capable de lui faire un peu ombrage.

La nomination de son petit-frère, Mahamadou Gassimou, à la tête de l’Office Céréalier se faisant attendre, il pourrait être testé de négocier pour lui un strapontin gouvernemental. S’il y a une place au gouvernement pour ce département, l’élu, personne n’en doute, viendra tout droit de la famille royale.

MAYO-LOUTI.

Pas de représentant au gouvernement

Depuis le départ du gouvernement de feu Dens Oumarou en septembre 2007, ce département est aux abonnés absents dans tous les gouvernements qui ont été formés depuis cette date. De quoi calmer les rivalités souvent très vives ici. L’élite locale ne désespère cependant pas de renverser la vapeur. Qui pourrait donc arracher la décision présidentielle dans ce cas ?

Todou Leone est certes au banc de touche depuis son éviction de la Présidence, mais ne désespère toujours pas de rebondir au premier plan. Le Président pourrait aussi jouer la carte de la discrétion en misant sur Zourmba Aboubakar, directeur général adjoint de l’ART ou celle de Rassaf Danavou, chargé des missions à la présidence de la République.

MAYO-BANYO.

Abba Sadoul ministre délégué à la Présidence chargé des Marches publics.

Engagé dans une vaste réforme des marches publics contestée par les uns et saluée s par les autres, les observateurs doutent que son aventure gouvernementales s’arrête seulement deux années après avoir engagé cet immense chantier. Les prétendants ne se pressent donc pas beaucoup à la porte du gouvernement d’autant plus que depuis l’accession de Paul Biya au pouvoir, la représentation gouvernementale est confisquée dans cette unité administrative par la famille Hamadjoda Adjoudji.

Le Président dispose cependant de quelques cartes au cas où Abba Sadou, pour une raison ou une autre, a perdu sa confiance. Outre Zacharie Ngniman, ex-présentateur vedette du journal télévisé de la Crtv et actuel patron de la communication de la Conac, le retour aux affaires de l’inusable Hamad joda Adjoudji n’est pas à exclure. Dans ce cas, il succéderait simplement à son gendre et l’affaire resterait toujours en famille.

VINA.

Nana Aboubakar Djallok ministre délégué auprès du Minep (Undp) Mme Boukar Kouissoumi, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Forêts et de la faune (Rdpc) Entré au gouvernement dans le contingent de l’Undp à la faveur de la signature d’une plate-forme politique entre l’Undp et le Rdpc en décembre 1997, Nana Aboubakar. Djalloh a le sommeil des hommes sereins. Son avenir gouvernemental dépend certes du bon vouloir du Chef de l’Etat, mais également de son président national, Bello Bouba Maigari. Or entre les deux, pas trace de la moindre brouille. Si l’Undp accompagne le Rdpc au gouverne¬ment, pas de doute qu’il sera toujours de la partie.

C’est du côté du Rdpc que l’on enregistre les supputations. Dans cette unité administrative de 317 888 habitants, les militants du parti au pou-voir estiment être mal récompenses au gouvernement. En effet, lors du remaniement de décembre 2011, la Vina a perdu un ministère de plein exercice pour être rabaisse à un secrétariat d’Etat Confié plus est h une illustre inconnue au moment de sa nomination. Mme Boukar Koulssoumi.

Plusieurs personnalités sont aux aguets pour offrir leur service au chef de l’Etat soit pour remplacer tout bonnement Mme Boukar Kodssoumi, soit pour l’épata-1er au gouvernement au cas où le Président traiterait enfin ce département h juste valeur. Dans le chapeau des prétendants, l’on retrouve au coude à coude l’ambassadeur Mohamadou Labarang, le directeur général adjoint de l’Office national de Cacao et café, Abdoulaye Nana et le député et homme d’affaires Ali Bachir.

DJEREM.

Pas de représentant au gouvernement

Faiblement peuplé, les chances des prétendants de cette unité administrative au gouvernement sont inexistantes. Pas une seule fois en effet depuis son arrivée au pouvoir en novembre 1982, l’actuel chef de l’Etat n’a consacré un originaire de ce département au gouvernement, et ce n’est sans doute pas à l’heure où les strapontins font l’objet d’une dense agitation qu’il songera à ce modeste département de 124 948 habitants.

De plus, le Chef de l’Etat est conforté dans sa posture par l’absence de hauts fonctionnaires et de personnalités de ‘premier rang. De fait, en dehors de l’an-den gouverneur Cambnhaman dont les compétences professionnelles sont reconnues, il faut explorer longtemps avant de tomber sur deux autres possibilités, Aoudou Tagnineing et l’inspecteur des Impôts à la retraite, Aoudi David. Très peu pour participer au festin..

FARO ET DÉO.

Pas de représentant au gouvernement

Après la parenthèse Aboubakary Sarki, au gouvernement entre 2004 et 2011, l’on craint ici qu’elle ne se reproduise pas de sitôt. Le département ne dispose pas d’atouts pour forcer la décision du chef de l’Etat. Malgré les handicaps, l’ancien ministre de l’Elevage ne désespère pas d’un retour en grâce et l’ancien gouverneur Ahmadou Tidjani, qui a loupé le coche des sénatoriales après le rejet de la liste Rdpc dans l’Adamaoua, rêve encore d’un appel présidentiel. En embuscade, sans toutefois trop v croire, le gouverneur de l’Ouest, Midjiyawa Bakary, est l’affût.

MBÉRÉ.

Pas de représentant au gouvernement

Toujours partant mais jamais au ren¬dez-vous. Voilà la caractéristique principale de ce département peuplé de 171 670 habitants. Malgré son ralliement au parti au pouvoir, la récompense se fait toujours désespérément attendre. Cette fois-ci pourrait-elle être la bonne ? Rien n’est pour le moins certain.

Si le vent devait tourner, le Chef de l’Etat pourrait toujours piocher dans la petite équipe qui monopolise le jeu politique local depuis de langues années. Donc, dans les starting-blocks, l’on enregistre Hamadou Paul, ex-secrétaire général de ministère et actuel président du conseil d’administration de la Cameroon publi-expansion ; Bouba Ndengué, directeur général de la Sodepa ; Baoro Théophile, actuel vice-président de l’Assemblée nationale et Koulagna Denis, secrétaire général du ministère des Forêts et de la faune.

 

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