Religions: comment éviter les divisions

Le dialogue interreligieux au centre de la 21e édition des conférences théologiques à l’université catholique depuis mardi à Yaoundé

 

Depuis plus d’une décennie, les esprits s’accordent sur le fait que le monde est en train de vivre une véritable revanche religieuse. La preuve, les différentes églises sont remplies de fidèles. Musulmans, orthodoxes, presbytériens, pentecôtistes et autres mouvement religieux sont en pleine expansion numérique sur le continent. Même les religions traditionnelles africaines ne sont pas en reste. Pourtant dans cette panoplie de religions qui se réclament du même Dieu créateur ou du même Sauveur qu’est Jésus-Christ, les chrétiens et les fidèles musulmans ne s’accordent pas toujours sur les valeurs à promouvoir et la défense des droits de la personne humaine. Si Dieu est amour, comment comprendre que ses disciples s’adonnent à la violence ?
C’est pour esquisser des solutions que la 21e édition des conférences théologiques de la Faculté de théologie de l’université catholique d’Afrique centrale se tient depuis mardi sur le thème général : «  L’urgence et les défis du dialogue interreligieux face à la montée des fondamentalismes et des radicalismes en Afrique subsaharienne. » A l’ouverture des échanges qui se sont déroulés en présence de Mgr Cosmas Ambrosini, secrétaire à la nonciature apostolique, représentant le Nonce apostolique, le Dr. Abbé Augustin Messomo, doyen par interim de la faculté de théologie, a indiqué les objectifs principaux de ces rencontres. Il s’agit d’abord de la sensibilisation des adeptes des différentes religions à la nécessité du dialogue et de la paix, ensuite, la révélation qui est la connaissance des écritures contenues dans la Bible enseignant que Dieu est amour. Enfin, il est question d’aider les hommes d’églises à disposer des outils de ce dialogue pour marcher ensemble comme Dieu le veut dans les familles, les lieux de service, les quartiers, l’église… où les populations sont confrontées à la réalité du dialogue. Ces rencontres théologiques s’achèvent ce jour sur des perspectives pastorales qui vont baliser la voie de la prochaine Association  des conférences épiscopales de la région Afrique centrale (ACERAC). Elle se tiendra au Cameroun du 5 au 16 juillet prochain.