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RÉBELLION ARMÉE, L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS

RÉBELLION ARMÉE, L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS

Le président camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis environ 32 ans dans son discours de fin d’année a, selon des analystes évacué la thèse d’une rébellion qui serait en train de s’implanter majestueusement dans la région de l’Extrême–Nord.

Le gouvernement camerounais dans sa logique de vouloir distraire l’opinion, a toujours attribué les attaques armées et les prises d’otages  à la secte islamiste Boko Haram. Cette dernière a elle aussi  toujours clamé haut et fort par la voix  de son défunt chef spirituel, Ustaz Muhammad Yusuf  que son organisation n’était en rien concerné par la guérilla qui est en train de mûrir sur le sol camerounais.

Une guérilla qui est née d’une frustration sociale généralisée mais  plus forte  dans la partie septentrionale depuis le départ du premier président camerounais El Hadj Ahmadou Ahidjo le 06 novembre 1982. Lui aussi,  originaire de la région du Nord.

Au fil des jours, elle ne cesse d’imposer amèrement son diktat aux forces armées camerounaises  qui sont déjà, selon des indiscrétions proches des états majors, au bout des nerfs.

Pendant les fêtes de fin d’années, la rébellion qui opère encore sous anonymat a fait encore des victimes. Selon des médias camerounais,  elle aurait égorgé 11 passagers d’un car de transport le 1erjanvier 2015 dans la localité de Waza, dans la région de l’Extrême-Nord. Non sans commettre des attentats à la voiture piégée et des agressions ciblées dans les domiciles à la périphérie de Maroua , chef lieu de la région de l’Extrême-Nord.

Toujours à mettre à l’actif de cette rébellion,  274 personnes sont portées disparues après les attaques attribuées par le régime à la secte islamiste  Boko Haram.

Au même moment,  13 chefs traditionnels ont été  interpellés dans le Mayo Moskota, région de l’Extrême- Nord. Ils seraient soupçonnés par les caciques du régime et selon des sources sécuritaires,  de collision avec l’ennemi.

« Alors que les forces camerounaises font des déclarations fantaisistes,  la secte islamiste habituée à ne pas faire des communiqués est très active sur le terrain laissant la hantise de la violence et de la guerre s’emparer des villes camerounaises » a fait observer un journaliste, sous couvert de l’anonymat.

« Le Cameroun est allé jusqu’à accuser le Nigeria d’abandonner l’Etat de Borno aux islamistes et que le Cameroun se bat seul sur le terrain! Et pourtant, les déclarations exprimées par les forces camerounaises indiquent que plus de deux milles membres de la secte auraient été tués voire l’élimination de la secte tant déclarée par les forces camerounaises est effective », a-t-il poursuivi.

Pour beaucoup d’analystes, derrière les déclarations militaires se cachent une envie d’augmentation du budget et des allocations militaires ou certains pensent que les généraux camerounais veulent à travers la guerre contre la secte se renforcer pour envisager un possible putsch contre le vieux lion indétrônable depuis plus d’une trentaine d’années.

« Pendant que les uns et les autres s’accrochent à des calculs mesquins, la rébellion sous le couvert de Boko Haram avance lentement  mais sûrement et rien n’exclut que l’Extrême Nord va échapper au contrôle des forces camerounaises, dont les officiers sont les plus corrompus de la planète et qui n’hésiteraient pas à coopérer avec la secte », argumentent-ils.

 

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