Rayssa Djifack: « J’encourage toutes les filles à pratiquer ce sport »

Haltérophile

Qu’est ce qui vous a motivé à pratiquer l’haltérophilie ?
J’ai commencé en fin décembre 2012. C’est vrai qu’au départ, quand je me rendais dans la salle d’entrainement de mon frère qui pratique ce sport, je voyais des filles qui portaient le fer et je me moquais d’elles. En fait, je ne le concevais pas. Moi je m’y rendais pour mes exercices de volley. Un jour, je me suis décidée à suivre les entrainements des haltérophiles. Les techniques de travail, leur détermination et leur passion pour ce sport m’ont séduite.
Quels sont vos objectifs ?
Je souhaiterais, si Dieu me le permet, être championne d’Afrique. J’ai bien envie d’atteindre le sommet. Le sommet pour moi, c’est les jeux olympiques.
Comment votre famille a-t-elle accueilli cette décision ?
En famille, ça va. Mes parents ont plutôt bien accueilli ma décision. J’ai arrêté mes études à l’âge de 18 ans  en classe de 3e pour faire l’haltérophilie. Au collège, je n’étais plus concentrée je séchais les cours.  J’ai expliqué à mes parents que je ne pouvais plus continuer avec mes études. Et ma mère m’a dit que si je m’épanouissais dans ce que je faisais, elle ne fera que m’encourager.
Quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes filles qui souhaiteraient se lancer dans ce sport ?
J’encourage toutes les femmes et filles qui veulent pratiquer ce sport. Qu’elles  ne renoncent  pas, car il y a de mauvaises langues qui disent que celles qui pratiquent l’haltérophilie ne peuvent pas concevoir. C’est complètement faux. Moi aujourd’hui, j’ai 24 ans, je suis fiancée et mère de deux enfants.