Protection sociale: 12 centres médicaux pour les artisans

C’est l’une des retombées de la récente visite d’Etat du président de la République  en Italie, conclue par le Minpmeesa au travers de son projet Musaac

 

En mars dernier, le ministre  des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa, lançait les projets de création des centres médicaux pour artisans et d’une mutuelle de santé des artisans du Cameroun (Musaac). Les 25 et 26 avril 2017, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), organisait la toute première journée d’informations sur la mutualité camerounaise, à la faveur des activités de la semaine du travailleur. Thème retenu : « Le mouvement mutualiste face aux mutations en cours dans le système de protection sociale au Cameroun ». Très impliqué dans cet événement, le Minpeesa à travers son projet Musaac. Projet qui vise l’amélioration de la prise en charge sanitaire et la sécurité sociale des artisans. Objectif, la construction de 12 centres médicaux dans les dix régions du pays, en plus de Foumban et Mbalmayo.
Samedi dernier, à l’issue de cette journée d’informations, le chef de projet Musaac, Sylvestre Alima Ndi, pouvait annoncer avec une certaine fierté, la signature avec des partenaires italiens, d’un accord pour le démarrage effectif des travaux de construction des centres médicaux. Les travaux de celui d’Ebolowa ont bel et bien commencé il y a quelques semaines. Capacité de chaque centre : 100 lits d’hospitalisation. Les maquettes présentées prévoient également 12 centres de diagnostic, une centrale de médicaments à Yaoundé et un magasin de stockage à Ngaoundéré. 1 317 emplois directs sont escomptés, dont 50 déjà actifs au siège Musaac depuis janvier 2016. Une annonce qui vient clore un processus entamé avec la signature de partenariats entre le réseau national des mutuelles sociales du Cameroun (Renamuscam), l’Ong Cameroun santé, la Musaac et Himore medical, encadré par le Minpmeesa, le ministère de la Santé publique et le Mintss, et qui s’est accéléré avec la récente visite du chef de l’Etat en Italie.

 

Sylvestre Alima Ndi: « C’est la santé de proximité, de qualité et à faible coût »

Chef de projet de création des centres médicaux pour artisans et Musaac

 

Monsieur le chef de projet, enfin les 12 centres médicaux sont là…
C’est le fruit du travail bien fait et de la témérité, l’aboutissement d’un long processus commencé en 2015 avec la pose de la première pierre et la signature de la convention avec l’Etat. L’engouement constaté par les partenaires technique et financier, démontre l’intérêt que ce projet représente pour les populations camerounaises et même au-delà des frontières. Je ne peux que me réjouir et dire qu’enfin, ce bébé est né, il faut maintenant l’encadrer pour qu’il grandisse et soit adulte.
Quels sont les buts visés par ces structures ?
C’est la santé de proximité, celle des Camerounais à faible revenus. C’est pour les couches défavorisées. C’est aussi une santé de qualité, celle pour tout dire qui confirme l’émergence, parce qu’on ne peut pas parler d’émergence si la santé n’est pas à la portée de tous, à un coût raisonnable et de bonne qualité. C’est le but de notre projet. Et je me félicite de l’engouement des pouvoirs publics qui nous suivent et nous encadrent dans ce processus. J’aime souvent à dire que les artisans c’est vous et moi, sans le savoir. J’aime cette frange de travailleurs, parce que c’est 400 corps de métiers répertoriés qui nous font vivre d’une manière ou d’une autre. Finalement, c’est tout le monde qui est concerné par ce projet.
On connait la situation de la mutualité au Cameroun, quel(s) message(s) à l’endroit de tous ceux qui s’y engagent ?
Le mouvement mutualiste est en mouvement au Cameroun et il est même dynamique. Nous dans notre système, nous apportons l’offre, parce que tout ce que nos amis font aujourd’hui, c’est de la mobilisation. Ils ont de bonnes intentions, de la volonté, mais il faudrait qu’à un moment, ils s’adressent à quelque chose comme l’hôpital, un centre de diagnostics, un laboratoire. C’est çà la sécurité sociale. On tend vers la couverture sanitaire universelle qui est un concert, et il faudrait qu’ils y arrivent avec des éléments de conformité sûrs. A la Musaac, nous faisons l’offre et la mobilisation, et c’est çà l’innovation.