Produits forestiers non ligneux: le développement des pépinières en vue

Les communes de Mbang, Doumé, Mindourou, Lomié, Messok et Messamena visées par l’initiative qui a été présentée au public vendredi dernier à Bertoua.

Bertoua a abrité vendredi 7 avril 2017 l’atelier de lancement de la mise en œuvre des modèles de développement des pépinières villageoises des produits forestiers non ligneux dans les communes de  Mbang, Doumé, Mindourou, Lomié, Messok et Messamena. Bounoungou Zibi, responsable de Giz explique à CT qu’il  s’agit de planter 15 000 moabis dans les plantations, cacaoyères et jachères. « Il n’est pas question de faire des grandes plantations mais que chacun plante 2, 3 ou 4 moabis dans son champ ». Sur le choix porté sur le moabi, M. Bounoungou soutient que ce produit est utilisé dans la cosmétique, la pharmacopée mais aussi à cause de la concurrence entre les exploitants.
Les chefs traditionnels, les présidentes des réseaux de femmes, les maires ainsi que les chefs de postes forestiers sont invités à promouvoir le développement des pépinières villageoises et la plantation des produits forestiers non ligneux comme maillon essentiel de l’écologisation des chaînes de valeur ajoutée à l’Est. Sa majesté Bruno Mvondo, responsable du réseau des chefs traditionnels du Cameroun, situe le rôle de l’autorité traditionnelle à un niveau central.  « Le chef intervient pour un grand accès des femmes au foncier. Il est le mobilisateur et devrait réunir la communauté pour présenter l’importance d’un tel projet. En tant que gardien de la tradition, le chef intervient dans la préservation des essences comme le moabi. Le chef est donc un rassembleur, un éducateur, un formateur, un coach dans le processus de plantation du moabi », pense Bruno Mvondo.
Parmi les activités à mener, il y’a le choix et l’aménagement des sites, la construction des pépinières, l’équipement des pépinières en petits matériels de pépinière, l’édition des outils de sensibilisation sur le moabi et la plantation du moabi, l’organisation des sessions de formation, l’organisation de la collecte des semences.