PROCÈS DE MAURICE KAMTO ET CIE: YAOUNDÉ FORTEMENT MILITARISÉ

Le tribunal militaire de Yaoundé, capitale politique du Cameroun, accueille le procès du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun ( Mrc). Me. Prof. Maurice Kamto ainsi que des cadres, militants de son parti et leaders des partis et mouvements alliés, doivent répondre des chefs d’accusation de  » rébellion, insurrection et hostilité contre la patrie ». Les accusés risquent la prison à perpétuité, à l’instar de Sisiku Ayuk Tabe et autres leaders sécessionnistes anglophones.

Depuis cinq heures du matin, la ville de Yaoundé est fortement militarisée, avec des militaires, des gendarmes et policiers armes au poing, postés sur des lieux névralgiques. L’accès à l’audience, a formellement été interdit au public, notamment à la presse. Les rues conduisant à l’État major de l’Armée de terre à Yaoundé, siège du tribunal militaire, sont interdites à la circulation. Gendarmes et policiers y veillent, et il faut monter patte blanche pour y passer ne serait-ce qu’à pied.

Arrêtés le 26 janvier 2019 dans le sillage des « marches blanches », Maurice Kamto et Cie, dont Albert Nzongang, Christian Penda Ekoka, Jean Célestin Ndjamen, sont poursuivis pour les motifs énoncés plus haut. Arrivé deuxième derrière Paul Biya à l’issue de l’élection présidentielle du 07 octobre dernier, Maurice Kamto et le Mrc, comptaient protester contre ce qu’ils appellent « hold up électoral », et contre leur « victoire volée » au profit de Paul Biya.

Il y a une semaine, Maurice Kamto a exigé que le procès d’aujourd’hui soit ouvert au public, sinon lui et ses compagnons de combat emprisonnés depuis sept mois à Yaoundé, ne prendraient pas part au procès.