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Pour un rendez-vous médical…: Marafa escorté à l’hôpital de la Cnps

Pour un rendez-vous médical…: Marafa escorté à l’hôpital de la Cnps

L’ancien secrétaire général de la présidence de la République, puis ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, s’est rendu à l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale hier, jeudi 12 décembre 2013.

Le prince de Garoua ne se porte pas bien. Condamné à 25 ans de prison pour détournement des deniers publics dans le cadre de l’achat foireux de l’avion présidentiel, Marafa Hamidou Yaya a de plus en plus des soucis de santé. C’est d’ailleurs pour répondre à un rendez-vous médical qu’il a été escorté hier, jeudi 12 décembre 2013, à l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Le Messager n’a pas eu connaissance du mal dont il souffre. Mais l’ancien secrétaire général de la présidence de la République puis ministre de l’Administration territoriale serait affecté par l’acharnement dont –il est victime de la part des autorités judiciaires. Il relevait d’ailleurs le 26 novembre denier, à l’occasion de son passage devant la section spécialisée de la Cour suprême, qui lui a infligé une condamnation de 25 années de prison, synonyme de prison à vie à son âge. Ce d’autant plus que, sa demande de mise en liberté provisoire a été rejetée par la haute juridiction.

« J’ai confiance que, face à un condamné innocent aux yeux de ses accusateurs eux-mêmes, maintenu dans une détention provisoire que ne justifie aucun des cas prévus par la loi, vous agirez sans parti pris et sans passion, en considérant que ma requête doit, objectivement être acceptée. Comment puis-je avoir cette confiance, sachant quelles pressions pèsent sur vos épaules, notamment celle du pouvoir politique ? » Avait alors interrogé ce célèbre détenu de la prison secondaire de Kondengui, logée au secrétariat d’Etat à la défense et gardée par les éléments du Groupement Polyvalent d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (Gpign).Une unité spéciale chargée lors de sa création de traquer les coupeurs de route dans la partie septentrionale du pays. En attendant l’enregistrement de son affaire dans le rôle de l’audience de la Cour suprême où il a interjeté appel après sa condamnation par le tribunal de grande instance de Yaoundé centre administratif, Marafa Hamidou Yaya continue de croire dur comme fer qu’il est un prisonnier politique et non de droit commun comme le pouvoir en place à Yaoundé veut le faire croire.

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