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Pour les avocats de Lydienne Eyoum, la venue de François Hollande au Cameroun est un «tournant important»

Pour les avocats de Lydienne Eyoum, la venue de François Hollande au Cameroun est un «tournant important»

Ces derniers affirment que la situation de l’avocate française d’origine camerounaise dont la Cour suprême venait de confirmer la peine de 25 ans de prison prononcée à son encontre, sera bien au menu des échanges entre le président français et son homologue camerounais, le 3 juillet prochain.

Selon les avocats de Lydienne Yen Eyoum, la situation de l’avocate franco-camerounaise incarcérée depuis 2010 à la Prison Centrale de Yaoundé sera bel et bien évoquée au cours de la rencontre entre le président camerounais Paul Biya et son homologue français François Hollande, qui sera à Yaoundé le 03 juillet 2015. «C’est la première fois qu’un tel engagement est pris au plus haut niveau de l’exécutif dans cette douloureuse affaire, et la défense de Lydienne Yen-Eyoum ne peut que s’en féliciter», ont indiqué dans un communiqué, ce mercredi 1er juillet 2015 ses avocats français, Caroline Wassermann et Christian Charrière-Bournazel.

A les en croire, cette rencontre de vendredi après-midi entre les deux hommes d’Etats aura une très grande importance d’autant plus que le juge chargé du dossier en France ne peut pas avancer dans son enquête, «du fait du refus des autorités camerounaises de donner suite à sa commission rogatoire internationale», ont-il estimé.

Lydienne Eyoum avait été condamnée à 25 ans de prison par le Tribunal Criminel Spécial (TCS) dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds publics, estimés à 1 milliard de Francs Cfa. Une somme qu’elle aurait gardé au sortir d’une opération de recouvrement d’anciennes créances de l’Etat camerounais auprès de la SGBC, pour laquelle elle avait été commise.

Cette peine venait d’être confirmée par la Cour Suprême du Cameroun au début du mois de juin 2015, alors que Lydienne Eyoum et son conseil continuent de contester les faits qui lui sont reprochés. Sous le choc de ce verdict de la Cour Suprême, les avocats de la française d’origine camerounaise avaient dénoncé une «justice aux ordres». «Soit les juges n’ont pas compris le dossier, soit il y a eu des ordres de l’exécutif», avait confié l’avocate Maitre Caroline Wassermann à Jeune Afrique. Son conseil n’avait pas hésité à saisir le groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies. Il avait également sollicité l’intervention des autorités françaises qui avaient déjà réussi à négocier la libération de Michel Thierry Atangana, un autre franco-camerounais qui avaient également longtemps subi les affres de la prison camerounaise.

 

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