Plus de 100 artistes réunis à Yaoundé pour dire “Stop à Boko Haram”

Le spectacle a démarré aux environs de 16H00 (15H00 GMT) sur l’esplanade du Musée national, devant plus de plus de 2000 personnes.

Plus de 100 chanteurs, comédiens et humoristes devaient se succéder sur la scène jusque tard dans la soirée.

“Stop à Boko Haram”, pouvait-on lire sur une affiche géante accrochée sur la scène.

Il s’agit d'”un grand spectacle de mobilisation en faveur des forces de défense (camerounaises) engagées au front contre la nébuleuse Boko Haram”, a indiqué le maître de cérémonie, à l’ouverture de l’événement.

Cette initiative vise aussi à soutenir “toutes les victimes de cette guerre infâme qui nous est imposée”, a-t-il ajouté.

“Boko Haram dehors. Sortez, sortez!”, a chanté l’un des artistes, Prince André, qui interprétait une chanson intitulée “Non à Boko Haram”.

“Je me pose toujours la question : qui finance Boko Haram?”, a-t-il demandé, affirmant que les membres de la secte “sont armés jusqu’aux dents”.

L’entrée du spectacle était gratuite, mais les organisateurs ont invité le public à participer à une collecte de fonds pour les populations de l’Extrême-nord, victimes des assauts de Boko Haram, et les soldats camerounais déployés dans cette région.

Depuis plusieurs semaines, les médias officiels camerounais ne cessent d’annoncer des collectes dans les régions et les départements.

Un comité gouvernemental a été créé pour assurer une gestion “transparente” de ces fonds. Les Camerounais ont déjà versé des contributions chiffrées à 2,1 milliards de FCFA (plus de 3 millions d’euros), a récemment annoncé ce comité.

Plusieurs centaines de tonnes de denrées alimentaires ont également été remises à l’armée pour les soldats déployés sur le terrain.

Le Cameroun a officiellement engagé le 1er août 2014 la guerre contre Boko Haram. La région de l’Extrême-Nord du Cameroun a été le théâtre de nombreuses attaques du groupe islamiste. Deux soldats camerounais y ont été tués lors d’une attaque mi-mai.

Les islamistes nigérians, qui ont subi de sévères revers depuis le déclenchement début février d’une offensive terrestre régionale – à laquelle participent les armées tchadienne et nigérienne-, conservent néanmoins des positions le long de la frontière camerouno-nigériane, dans la forêt de Sambisa et dans les monts Mandara.