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Opération Epervier: Louis Bapès Bapès, la suite de l’affaire !

Opération Epervier: Louis Bapès Bapès, la suite de l’affaire !

Le 15 février prochain, le procès de Louis Bapès Bapès, ancien ministre des Enseignements secondaires va s’ouvrir.

Ca fait déjà huit ans au Cameroun que l’affaire EpervierLouis Bapès Bapès dure. Le 15 janvier dernier, le report de la première audience a laissé perplexes les chroniqueurs judiciaires et les curieux. Certains ont pensé que le report n’était qu’un leurre, et qu’on assistait à une sorte d’échappatoire. Cependant, des sources anonymes du Tribunal Criminel Spécial (TCS) ont fait remarquer aux uns et aux autres, que «l’affaire n’a pas disparu, l’audience a simplement été reportée pour le 15 février Prochain». Selon ces sources, l’état de santé de l’ancien ministre des enseignements secondaires a été le motif ayant conduit ses avocats à introduire une demande de renvoi d’audience.

Le journal Défis Actuels rapporte des éléments sur l’état de santé de Louis Bapès Bapès dans sa parution du 19 janvier au 26 janvier 2016. «Les mois qui ont précédé son départ du Gouvernement, Louis Bapès Bapès apparaissait fatigué à chacune de ses sorties officielles, visiblement incommodé par une profonde asthénie». Le journal s’interroge «est-ce la conséquence du poids de cette affaire de détournements qui le concerne ?». La réponse de Défis Actuels à sa propre interrogation, «difficile à dire».

C’est en 2008 que les problèmes de Louis Bapès Bapès avec la justice camerounaise débutent. Tout part d’une mission de vérification du contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) qui séjourne au Ministère des enseignements secondaires (Minesec). Le rapport du Consupe révèle par la suite «de nombreux dysfonctionnements dans la gestion des crédits» dans ce département ministériel. Il faut alors entendre des responsables du Minesec. C’est à la Commission de discipline budgétaire et financière (Cdbf) du Consupe que revient cette charge. Certains vont écoper de «quelques sanctions administratives». Ils sont pour la plupart mis en débet. La Commission de discipline budgétaire et financière dit-on, «se réserve de se prononcer sur certains cas de mauvaise gestion». Ces cas de mauvaise gestion impliquent le ministreLouis Bapès Bapès et certains de ses collaborateurs. Ceux-ci sont renvoyés dans d’autres instances judiciaires. La Cdbf indique être incompétente pour statuer.

Alors que tout semble oublié, en janvier 2010, cette affaire rebondit au tribunal de grande instance du Mfoundi. On assiste à l’interpellation de cadres du Minesec. Cathérine Abéna, sécrétaire d’état au Minesec à l’époque des faits. Jean Rouly Mbila, directeur des examens et concours, Mme Rose Minko, contrôleur financier, Sadrack salain Womé, directeur de l’enseignement technique, tous des proches collaborateurs du ministre. Ils sont inculpés pour une série de détournements de fonds révélés par le rapport de la Cdbf. Alors que certaines personnes suscitées comme Cathérine Abéna sont incarcérées à la prison centrale de Kondengui, le ministre n’est pas inquiété.

Revirement de situation quelques temps après, Louis Bapès Bapès doit faire face à la justice camerounaise. Elle lui reproche entre autres, le détournement supposé d’une cassette destinée au Fonds de solidarité et de promotion de l’éducation. Selon la justice, écrit Défis Actuels, «Louis Bapès Bapès aurait fait main basse sur l’argent destiné au paiement des primes et perdiems du personnels du Minesec. Deux détournements évalués à hauteur de 746,6 millions de francs cfa».

Jusque-là, la procédure judiciaire est au ralenti. En mars 2014, après la réactivation du dossier, il s’en suit une inculpation et une mise en détention provisoire de 24 heures à la prison centrale de Kondengui. Louis Bapès Bapès va regagner son bureau ministériel. Toutefois, la juge Annie Noëlle Bahounoui va poursuivre son instruction dans l’affaire de détournement de fonds. On apprend qu’elle a signé une ordonnance de renvoi qui oblige Louis Bapès Bapès à comparaître.

La suite de cette affaire, il faut attendre le 15 février prochain, pour la connaître.

 

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