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Opération Epervier: Le Colonel Edouard Etonde Ekotto porte plainte contre le Cameroun pour «détention abusive»

Opération Epervier: Le Colonel Edouard Etonde Ekotto porte plainte contre le Cameroun pour «détention abusive»

La requête du Colonel retraité a été déposée auprès de la Commission des Droits de l’Homme et des Peuples de l’Union africaine.

 

Acquitté le 30 Avril dernier par la cour suprême de Yaoundé et liberé le 06 Mai, l’ancien Président du Conseil d’Administration du Port autonome de Douala et ancien Délégué du gouvernement de la communauté urbaine de Douala, Etonde Ekotto, s’est sacrifié un mois pour retrouver des ingrédients appropriés pour sa plainte contre l’état du Cameroun.

Me Assira Engoute, l’avocat d’Edouard Etonde Ekotto, a choisi la Commission des Droits de l’Homme et des Peuples de l’Union Africaine pour ré-établir dans ses droits, tout le temps que son client aurait passé derrière les barreaux. Apres avoir soigneusement étudié le dossier, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a déclaré recevable la plainte déposée contre l’Etat du Cameroun par Edouard Etonde Ekotto pour «détention abusive».

Dans une correspondance datée du 29 mai 2014, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples donne à l’état du Cameroun 60 jours pour réagir : «j’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’au cours de la 55ème Session ordinaire tenue du 28 avril au 12 mai à Luanda en Angola, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (la Commission) a examiné la Communication 415/12 – M. Edouard Nathanaël Etonde Ekotto/Cameroun et l’a déclarée recevable. Conformément à l’article 108(1) du Règlement intérieur de la Commission, vous êtes prié de faire parvenir au Secrétariat vos observations sur le fond de cette Communication dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de la présente notification».

Le Colonel Edouard Etondo Ekotto est le deuxième ex-prisonnier de la fameuse opération épervier à porter plainte contre le Cameroun ou ses hautes personnalités. Apres 17 ans de « détention arbitraire », Michel Thierry Atanga avait en Mai dernier porté plainte contre trois ministres camerounais notamment, Laurent Esso, ministre de la Défense de 2001 à 2004, Alain Edgar Mebe Ngo’o, Préfet du Mfoundi en 1997 qui aura permis à l’aide d’une plainte pour Grand Banditisme, de mettre aux arrêts sous ses instructions Michel Thierry Atangana. Et surtout, Amadou ALI, actuel Vice-Premier Ministre, Ministre chargé des relations avec les Assemblées et ancien Ministre de la Défense, de 1997 à 2001.