Okola :Une vente groupée du cacao fait 81000.000 F Cfa

L’opération supervisée par le ministre du Commerce a eu lieu mercredi dernier dans la localité de Bissogo.

 

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a supervisé mercredi dernier au village Bissogo, dans l’arrondissement d’Okola (Lékié), la toute première vente groupée de cacao de la localité. 54 tonnes de cacao produit par des planteurs réunis au sein de la Société coopérative des planteurs de Bissogo (Socoopab) au total ont été mises en vente, au prix de 1500 F Cfa le kilogramme. Calculette en main, c’est 81000.000 F Cfa ont été empochés par ces producteurs au cours de cette opération. Instituées et promues depuis le lancement de la campagne cacaoyère 2015-2016 à Ayos dans le Nyong et Mfoumou (Centre), les ventes groupées visent en effet à rendre transparentes les opérations de commercialisation du cacao.

cacaoSelon le directeur général de l’Office national du cacao et du café (Oncc), Michael Ndoping, il s’agit pour les pouvoirs publics de s’assurer du respect scrupuleux de la réglementation en matière de commercialisation de cette matière première. La cacaoculture demeure, si l’on prend le seul exemple du département de la Lékié et singulièrement l’arrondissement d’Okola, la principale activité génératrice de revenus, « en dépit des efforts de diversification de l’agriculture », a souligné le maire d’Okola, Claude Bernard  Tsanga Messi. Il n’est donc pas question, s’indigne Luc Magloire Mbarga Atangana, que des personnes autres que les planteurs continuent à profiter des revenus du cacao.

Coxage  

Le ministre dit s’être rendu à Bissogo pour qu’ensemble, les producteurs et lui signent l’acte de décès du coxage (achat clandestin du cacao). Non seulement il spolie les producteurs, le coxage a ceci de nocif qu’il fausse sérieusement  les statistiques sur la commercialisation. Cette pratique, qui avait à une certaine époque fait son lit dans la Lékié, est en train d’être démantelé progressivement, grâce notamment au  Programme d’appui à l’organisation de la commercialisation (Aoc) mis sur pied par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc). « La Lékié, c’était le coxage à 100%. Actuellement il y a moins de coxeurs et il y en aura de moins en moins et la seule solution pour enrayer ce fléau, c’est l’organisation des producteurs », se félicitait,  lors d’une réunion d’évaluation du programme Aoc, en juillet 2014, le secrétaire exécutif du Cicc, Omer Gatien Malédy. Pour mémoire, la Lékié est le premier bassin de production de cacao au Cameroun, avec une production de 18000 tonnes lors de la dernière campagne (2014-2015).