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Nathalie Koah, « Il s’agit d’une rupture qui tourne mal »

Nathalie Koah, « Il s’agit d’une rupture qui tourne mal »

L’ex-copine du capitaine des Lions, Samuel Eto’o, parle de ses rapports avec le joueur, avec les autorités, de sa vie, de la publication de ses photos, etc ;

Qui est Nathalie Koah ?
Je commence par adresser un merci au journal Le Jour de m’accorder cette interview, merci de venir vers moi pour recueillir mes propos, je pense, vu la tournure que cette affaire est en train de prendre, que cela est nécessaire. Alors je m’appelle Nathalie Koah, je vis et travaille au Cameroun, je suis issue d’une famille de quatre enfants. Ma mère est restée veuve alors que nous étions très jeunes, j’ai deux frères cadets et une sœur cadette qui poursuivent leurs études…  Je suis passionnée par les métiers de l’aviation, sûrement, ça me vient de mon amour pour les voyages et je suis également passionnée par la mode.

Pouvez-vous nous parler de votre passé ?
Oui, adolescente aux allures un peu rebelle, têtue, mais avec des points de vue très arrêtés. Du fait d’être restée orpheline très jeune, j’ai su très tôt qu’il fallait batailler très dur pour atteindre ses objectifs. En ce qui concerne mon cursus scolaire, il est vrai, ma mère n’avait pas les moyens de me payer de grandes écoles, mais j’ai eu une base scolaire dont je ne me plains pas. J’ai notamment été en primaire au Camp Bové(Yaoundé), au secondaire j’ai fait le lycée général Leclerc, je suis partie de là sans mon probatoire, en plein dans les années ingrates (rires), j’ai évolué après au lycée d’Elig-Essono , puis au collège Mbakop. Après la terminale, je vous l’avoue, j’ai été un peu perdue,  esprit dispersé, centre d’intérêt flou, du coup j’ai passé au moins deux années à ne rien faire de concret comme étude. Juste ici et là, des formations. Ma priorité, il faut dire, était la fête, les voyages, etc…

Heureusement, je me suis lassée à ce rythme trépidant et improductif de vie. J’ai souhaité travailler et gagner ma vie. C’est alors qu’en 2011, j’ai eu la chance et le privilège d’être recrutée à Camair-Co, d’abord en tant qu’hôtesse Vip. Un an et demi plus tard, j’ai ai eu une promotion et je suis passée Customer service agent à l’aéroport de Nsimalen. J’ai enrichi mes connaissances grâce à toutes les formations que la compagnie offrait. J’ai de mon initiative personnelle, entrepris lors de mes différents congés, de me former. C’est alors que j’ai obtenu avec mention mon certificat d’agent d’escale en aéroport à Aeroform international à Paris. A mon actif, dans mon domaine de compétence, j’ai au moins une quinzaine de formations. J’en suis fière(rires). Je suis aussi parfaitement bilingue… très important dans mon secteur d’activité. En résumé, vous savez, je n’ai pas grandi dans la richesse, encore que, qu’appelle-t-on richesse exactement ? Nous ne manquions de rien, ma mère s’est battue pour nous offrir un toit, nous ne nous sommes jamais plaints, mes frères, ma sœur et moi. Au contraire, c’est ma plus grande fierté : le fait d’avoir grandi un peu partout, Anguissa, Nkolndongo, Mvog-Ada, Mfandena, m’a permis d’avoir l’esprit ouvert. Je suis reconnaissante envers ce passé là et je chéris plus que le soi-disant luxe dans lequel certains pensent que je suis. C’est ce que j’étais hier qui fait et fera de moi ce que je serai demain. Je suis fière de mon enfance, de mon adolescence, en gros de mon passé et j’en garde de très bons souvenirs.

Pourquoi êtes-vous très active depuis un certain temps sur les réseaux sociaux ?
Je vais vous étonner (rires). En dehors d’Instagram, je ne suis pas sur les réseaux sociaux comme certains ont voulu le laisser croire. C’est vrai que j’avais un compte sur Facebook, mais peu de temps après que j’ai commencé à travailler à Camair-Co,  je l’ai désactivé ! non pas que je leur trouve une connotation malsaine, seulement, je ne voulais guère ma disperser, j’ai redéfini mes priorités et Facebook en ce moment-là n’en faisait pas partie. En novembre 2013, je l’ai brièvement réactivé une soirée, et le lendemain matin, je l’ai aussitôt refermé et ne l’ai plus jamais  réactivé !!! Alors une fois de plus, non, je ne suis ni sur Facebook, ni sur Twitter. Ma seule activité, c’est Instagram et sur ce réseau, mon nom est « Nathalie_koah » avec pour pseudo « n4thy.k ». Toute autre activité sur ces réseaux n’a rien à voie avec moi. Je n’en suis pas la créatrice, ni de près ni de loin. Je sais que cette histoire m’a rendue tristement célèbre (rires), mais ces activités intenses sur Facebook sont l’œuvre de personnes mal intentionnées qui se sont données pour mission de véhiculer une image de moi qui ne me correspond pas. Sérieusement, n’ont-ils pas mieux à faire de leur journée ? Me substituer mon identité, est-ce vraiment important ?

Il se dit qu’Eto’o a fait pression pour que vous soyez limogée de Camair-Co. Qu’en dites-vous ?
L’a-t-il dit publiquement ? Je ne suis pas sûre que ce monsieur l’ait dit. Ecoutez, je ne souhaite pas rentrer dans les polémiques, vous convenez avec moi qu’elles vont dans tous les sens. Je vis sur du concret, sur du réel. Par exemple, mes photos qui ont été horriblement dévoilées, je peux en débattre, mais les prétendus, surtout de cette nature, je ne m’éternise même pas dessus.

Comment expliquez-vous qu’un homme avec qui vous avez passé de bons moments soit devenu un danger pour vous ?
Je pense que je ne suis pas la personne à qui cette question doit être posée. J’ai aimé et fait confiance à cette personne. Je ne vais pas m’ériger en sainte, car je pense l’avoir blessée des fois aussi, mas est-ce une raison pour recevoir une humiliation aussi légendaire ? Jamais je ne l’ai vu quelque part. Alors, honnêtement, c’est à lui qu’il faut poser la question. Moi je ne justifie en rien ces actes monstrueux. Je ne le ferai pour rien au monde, même à mon pire ennemi. Il me reste des valeurs chères.

Quelles clauses vous êtes-vous fixées, dès lors que vous saviez qu’il avait des compagnes ?
Bon, je vais vous dire : je me suis mise en relation avec cette personne, j’avais 20 ans à peine. J’étais complètement insouciante. Donc, les clauses, il n’y en a plus pas eu. Evoluant dans la maturité, j’ai été partagée d’une part entre cette réalité qui, je l’avoue, m’a bien des fois culpabilisée, et d’autre part, mes sentiments envers lui, les siens envers moi et j’ai fait le choix de son témoignage d’affection et de sa disponibilité. Néanmoins, j’ai tenu à ne jamais rien faire qui mettrait en lumière cette relation, histoire de ménager des sensibilités. Ma vie n’aurait pas été en danger, que je ne me serais exprimée.

Comment vivez-vous depuis que l’affaire qui vous oppose à Samuel Eto’o a été déclenchée ?
Je le vis mal, très mal même ! Pire encore après la publication de mes photos. Je trouve cela inhumain. Heureusement, il y a des peines pour cela, et cette personne aussi grande, puissante ou forte qu’elle pense être, paiera pour cela.  L’appareil judiciaire s’en charge. En ce qui concerne les critiques virulentes de certaines personnes, je préfère le prendre sur moi, et me dire c’est le prix à payer pour avoir fréquenté une personne qui ne sait pas canaliser ses émotions et qui multiplie des erreurs justifiées ou injustifiées, cela reste des erreurs. Donc, je vais subir tout ce qui peut être dit… ils ne me connaissent pas, ils me jugent… c’est un peu étrange, mais je vais le leur concéder…

Pourquoi avez-vous attendu le Mondial ?
Ah non ! Je n’ai pas attendu le Mondial. Moi, je travaillais normalement, je vaquais à mes occupations. Certes nous avions nos différends, mais il n’a jamais été pensé que ça se passerait ainsi. Il a déposé une plainte contre moi avant le Mondial (Le 27 mai dernier, ndlr), ce qui a entrainé cette arrestation musclée, la garde à vue et tout le reste. Je pense alors qu’il devait lui, être soucieux de son Mondial et ne pas poser des actes aussi maladroits. Il aurait dû faire une appréciation du moment opportun. Quel que soit le problème qu’il estimait que l’on avait, il aurait ou attendre la fin de son Mondial. Alors, que certaines personnes motivées par autre chose que la vérité arrêtent de donner à cette affaire une tournure autre. Le responsable de cela c’est lui, pas la Fécafoot, pas le gouvernement ! Sa plainte est bien datée de 27 mai. En toute honnêteté, il a agi sans mûrir sa réflexion, sous l’influence de personnes négatives et intéressées qui l’entourent. Il aurait consulté n’importe qui doté d’un soupçon de bon sens, qu’on lui aurait déconseillé de le faire. Mais, vous savez, ces gens qui l’entourent, soi-disant ses amis, se soucient très peu de lui, ils n’osent même pas lui dire la vérité, même lorsqu’il a tort. Mais, bon sang ! Vous, ses amis, aidez-le un peu… il joue, il ramène des sous, au moins soyez là, pas uniquement pour vous servir et l’induire d’erreur en erreur. Il semble vous écouter, alors donnez-lui à l’avenir de bons conseils ou abstenez-vous !

Selon des sources, Eto’o a des photos de vous allant avec des autorités de ce pays. Qu’en dites-vous ?
J’aimerais bien les voir, ces photos ! Apparemment, j’ai fait des photos avec tout le monde(rires). Plus sérieusement, des photos intimes de moi avec des personnalités de ce pays, il n’y en a pas ! C’est absolument faux ! C’est une insulte, non seulement envers ma personne, mais aussi envers ces personnes qui ont des familles et un quotidien équilibré. Je ne tolérerai donc pas qu’on dise de telles choses sur elles en m’utilisant. Je ne m’associe pas à ce type de faiblesse s ! Par contre, des photos intimes de moi, et même des vidéos existent bel et bien et c’est lui et lui seul qui les a. Je constate qu’il les a gardées pendant des années et des années, je ne sais pas trop pourquoi, mais bon. Vous savez, nous avons vécu sept années riches en expérience, sur tous les plans.  Notre intimité a été ponctuée de découvertes et d’expérimentations ; je le répète, sur tous les plans. C’était notre façon à nous  de ne pas tomber dans la routine et de maintenir la flamme. Que cela soit utilisé aujourd’hui contre moi, je trouve cela lamentable. Il s’agit de l’intimité et cela aurait dû rester dans l’intimité.

Quelles sont les raisons qui ont provoqué cet acharnement de votre ex contre vous ?
Encore une foi, laissons qu’il nous le dise. Je suis autant curieuse que vous. J’ai eu ma petite idée à un moment, je me suis dit que c’était la rupture, j’ai ensuite pensé à la jalousie, mais la réaction de cet homme est tellement musclée que je suis perdue, moi également.

Quelle est votre part de vérité dans toute cette affaire ?
Ma part de vérité est simple : déjà il n’est et n’a jamais été question d’une relation d’affaires. Plusieurs faits le démontrent. Simplement, c’est une histoire entre deux personnes qui se fréquentaient, qui ont, d’un commun accord ou pas, décidé de rompre pour des raisons diverses et variées. On ne va  pas débattre dessus, car il s’agit de ma vie privée et de la sienne. La rupture est consommée et il y a mésentente dans la gestion de celle-ci.

Certains font savoir que vous comptez sur les appuis de plusieurs personnalités de ce pays …
Ah non ! Faisons attention, ne rentrons pas dans les manipulations des uns et des autres. Je ne sais ni à quelles fins, ni dans quels buts il faut citer des personnalités de ce pays dans cette affaire. Etaient-elles là quand on roucoulait ? Non. Alors pourquoi certaines personnes veulent-elles soudainement leur donner plus d’implication qu’elles n’ont. Le problème est porté à la justice et celle-ci fait son travail en fonction des éléments dont elle dispose. Et, au fur et à mesure, elle fait son appréciation. On va laisser la polémique aux autres ; vous savez, quand une histoire fait du bruit, c’est chacun qui veut sortir son cadavre du tiroir, mais la vérité dans cette affaire est entre moi, cette personne et l’appareil judiciaire. Essayons de laisser les autorités en dehors, car elles ont mieux à gérer que d’accaparer les problèmes entre Nathalie et son ex à d’autres fins !

Depuis le début de cette affaire, vous êtes assez effacée ; pourquoi avoir accepté d’accorder cette interview ?
Je n’accorde pas cette interview pour jeter de l’huile dans le feu, mais juste pour essayer d’éclairer autant que je peux. Comme je vous l’ai dit, je paye le prix pour avoir côtoyé quelqu’un de célèbre. Je l’ai aimé, on a partagé de bons et de mauvais moments. J’aurais voulu que ce mauvais moment se vive autrement. Malheureusement c’est comme ça. Juste c’est mal que des personnes se retrouvent abusivement impliquées, alors j’ai souhaité recadrer tout cela. Libre à vous de m’aimer ou me détester, mais soyez plus vigilant sur les manipulations des « apprentis manipulateurs », car la vérité est simple : il s’agit d’une rupture qui tourne mal.

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