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Moukoko Mbonjo se gâte à la Commission Ad Hoc de discipline

Moukoko Mbonjo se gâte à la Commission Ad Hoc de discipline

Membre de cette instance de discipline spéciale mise en place par le président du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, pour sauver son parti de la fracture qui prenait des proportions entre la base et le sommet, il se croyait exempt de comparution.

APRÈS LA REPRISE de service de la Commission ad hoc de discipline du Rdpc en mi-avril 2014, Charlemagne Messanga Nyamding et Martin Nyamsi deux élites du parti au pouvoir dans le département du Nkam et particulièrement dans l’Arrondissement de Yabassi ont comparu devant cette instance le 29 avril 2014 pour répondre de la déculottée de la liste Rdpc aux municipales dans la commune d’arrondissement de Yabassi lors du double scrutin du 30 septembre 2013. Et qualifiée de velléités insidieuses «d’assassinat politique» du Rdpc dans la circonscription politique et électorale du Nkam Sud. Un échec que Pierre Moukoko Mbonjo et son protégé Samuel Kwedi, tête de liste et maire sortant mettent en index Pascal Charlemagne Messanga Nyamding et Martin Nyamsi. Lors de leur passage devant le parterre de personnalités qui compose cette commission, parmi lesquels Mafany Musonge Tsimi Evouna, Jacques Fame Ndongo, Madeleine Tchuinté, Christophe Mien Zock, Yao Assaïtou, Paul Célestin Ndembiyembé, Baba Hamadou, Me Guy Noah,… avec quelques absences à l’instar de Pierre Moukoko Mbonjo, mis à l’écart pour qu’il ne soit pas juge et partie, ils ont clairement démontré qu’ils ne sont les mandats.

A ce titre, ils ne devraient pas en répondre au premier chef, puisqu’il y a le chargé de mission du comité centrale dans le Nkam-Sud, qui n’est autre que Pierre Moukoko Mbonjo. Toutefois, s’il fallait revenir l’échec de la liste Rdpc aux élections municipales dans la commune de Yabassi, Pascal Charlemagne Messanga Nyamding et Martin Nyamsi ont retiré ce que les militants Rdpc clament urbi orbi dans le Nkam, à savoir que la liste Rdpc conduite par Samuel Kwedi a subi de leur part un vote sanction.

Tout simplement parce que la circulaire du chef de l’Etat qui donnait les directives sur le processus d’investiture qui n’était plus soumis au regard des délais au principe démocratique devrait respecter l’aspiration de la base et surtout de prôner le consensus. Et au regard du bilan des cinq années de gestion du maire Samuel Kwedi, les militants de base avaient exigé des hommes neufs pour conduire la liste, mais Pierre Moukoko Mbonjo qui se fait passer pour la toute puissante et incontournable personnalité ressource du Rdpc dans cette circonscription électorale et politique n’avait décidé qu’à faire à sa tête. S’obstinant inféoder la chaine de validation des investitures pour imposer ses hommes au détriment de la prise ne compte des aspirations de la base.

C’est ainsi qu’il va imposer de manière arbitraire son protégé Samuel Kwedi, maire sortant comme tête de liste. La suite on la connait. Un parti qui n’avait aucun militant dans cette circonscription, l’Ufc d’Olivier Bilé va monter de toute pièce une liste avec les frustrés du Rdpc et va s’emparer de la commune de Yabassi. Ce qui va susciter un tollé général dans l’opinion publique et au sein de ce parti. Avec cette déposition qui sonne comme une accusation à l’endroit de Pierre Moukoko Mbonjo, le Commission ad hoc de discipline dont il est membre va le convoquer à son tour pour confronter ces arguments avec ceux qu’il croyait avoir voué aux gémonies.

C’est alors  qu’après avoir donné sa version des faits, ses collègues de la Commission Mafany Musonge ne lui feront pas de cadeau lors de la phase interrogatoire. Alors qu’il croyait que ce serait un simple exercice de façade, il va être surpris que les questions soient musclées. C’est ainsi qu’il a eu à répondre aux questions de savoir :

  • Qu’elles étaient ses relations avec ses camardes du parti dans son département ?
  • A quel moment s’est-il rendu compte que la liste Rdpc qu’il avait constitué en sa qualité de mandant de la hiérarchie du parti devrait perdre ?
  • Quelle initiative a-t-il prise pour réunir les élites du Nkam et de Yabassi autour de la cause du Rdpc lors de ce double scrutin du 30 septembre 2013 ?
  • Et quels sont ses rapports avec les Chefs supérieurs du Nkam ?

Le mal aimé du Nkam

Des questions qui vont lui mettre hors de lui. Au point qu’il s’est emporté. Sachant qu’il ne pouvait donner des réponses convaincantes. Puisque profitant de sa position dominante de membre du gouvernement, il est devenu le fossoyeur de l’indispensable symbiose de groupe qu’Ebenezer Njoh Mouellé et Pierre Titti ont voulu impulser dans un élan de réconciliation de tous les fils et filles du Nkam pour une assise véritable du Rdpc qui était jusqu’en 2007 laminé par l’Upc qui en avait fait son bastion de prédilection depuis le retour au multipartisme de 1990. Pour preuve, ces idylles avec ces deux élites ont toujours été éphémères et teintées d’hypocrisie et pose de peau de banane.

Toute chose qui n’est pas pour concourir à une unité de groupe pour le développement politique et économique de ce département. D’ailleurs, la Commission Musonge détient par devers elle, la lettre rédigée par les chefs traditionnels de Yabassi pour demander sa comparution parce qu’étant celui qui porte l’échec de la liste du Rdpc à Yabassi. On sait que les autorités traditionnelles du Nkam ne portent pas à coeur Pierre Moukoko Mbonjo qui a eu en d’autre temps des frissons avec eux au point de déclarer qu’il ne doit pas sa nomination au gouvernement du Nkam. Un mépris qui reste en travers la gorge de ces derniers.

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