Mondial football Montaigu: le Cameroun, pour l’honneur

Dix ans après sa dernière participation, le pays souhaite se classer 7e en France.

Les erreurs se paient cash. Et, dans leur retranchement, ils en ont conscience. Qu’ils s’appellent Steve Régis Mvoue, le capitaine, Aliou Soulemanou (gardien de but), ils semblent l’avoir bien intégré après cette deuxième défaite contre le Brésil (5-0) samedi dernier à Mouilleron le captif, une commune du département de la Vendée dans l’Ouest de la France (Loire Atlantique). Après cette défaite au 45e Mondial football Montaigu, le Cameroun tentera de décrocher une septième place ce lundi 17 avril contre le Mexique, battu par les Etats-Unis : 3-0. Un match de classement entre deux équipes blessées, à ce challenge des nations. La compétition regroupe depuis le 11 avril dernier, 12 nations dans la catégorie des moins de 16 ans. La finale se tiendra ce même jour entre le Portugal et la France, tous deux invaincus.
Le Cameroun a perdu d’entrée (7-1) contre la France, pays organisateur avant de se relancer par une victoire réconfortante contre la Chine (2-0). Mais le groupe n’a pas pu tenir. « Le haut-niveau ne rigole pas. Tu es en retard sur une action, l’autre anticipe. Les choses vont très vite. Nous pouvions tutoyer le Brésil mais nous avons connu des errements. Ça se paie», confie Steve Régis Mvoue. L’adolescent de 15 ans semble troublé par cette compétition d’un « niveau très relevé avec des équipes qui ont de bonnes tailles et qui jouent rapide en organisant le jeu au sol », propos emprunté à l’un des membres de la délégation des Etats-Unis qui souhaitaient jouer contre le Cameroun. C’est que, le Mondial de Montaigu donne la possibilité aux pays présents de tester leurs performances face à différents styles de football. C’est une espèce de brassage où les joueurs poursuivent l’apprentissage de la vie en groupe, de la tenue devant la presse, de l’exigence de la récupération en compétition lorsque les matches s’enchaînent notamment, de la bonne hygiène….
Pascal Atangana: «Nous n’avions pas l’étoffe pour résister »

Coordonnateur du projet Mondial football Montaigu pour le Cameroun

« Nous avons beaucoup appris. La leçon nous est capitale. Nous allons réorganiser notre football jeunes pour être plus représentatifs, plus compétitifs. C’est un retour après dix ans. Au pire, nous serons huitièmes. Il y a dix ans, nous étions onzièmes sur douze. Nous n’étions pas aussi costauds que les autres qui avaient de grands gabarits. Nous avons pris des enfants qui savaient jouer. Au-delà, il faut le résultat. Nous n’avions pas le gabarit pour résister aux assauts des autres. Le Tournoi fête son 45e anniversaire, le Cameroun est sur le podium des meilleurs à Montaigu. Aujourd’hui, nous sommes en train de réapprendre. Nous sommes en pleine refondation de notre football. La compétitivité doit changer, la régularité compétitive doit être de mise. Le Cameroun est un pays de talents, et ces talents doivent être mis en compétition permanente ».