« Mis Me Binga »: les femmes derrière la caméra

La 6e édition de ce festival dédié aux dames cinéastes est sur les rails. Elle aura lieu du 24 au 27 juin prochain.

Quand les femmes font leur cinéma, cela accouche de « Mis Me Binga » (Regard de femme). Ce festival organi­sé par la maison de production Video Star choisit, pour sa 6e édition, de parler d’ « Autonomisation de la femme pour une meilleure gestion des conflits ». Un thème proche des objectifs du festival, visant à sensibiliser les amateurs de 7e art sur l’importance de respecter les droits des femmes, mais aussi à dénoncer la discrimination et les violences contre elles, et susciter plus de considération et de dignité.

Du 24 au 27 juin prochain à Yaoundé, une vingtaine de films épouseront ce concept. Narcisse Wandji, fondateur du festival et directeur de la programmation, annonce une particularité cette année. « Cette année, nous désirons ouvrir de nouveaux espaces de dialogue autour d’œuvres réalisées par les hommes, mais avec une thématique portée sur les problèmes de la femme et qui s’inscrivent dans la logique du He For She lancée par les Nations Unies d’une part », dit-il. D’autre part, il explique vouloir donner encore plus d’ampleur à cette édition, en offrant un espace d’expression à un large public.

Des débats seront alors organisés à l’issue des projections dans plusieurs lieux partenaires de l’événement, notamment dans les quartiers de Yaoundé ciblés par l’organisation, mais aussi à l’Institut Goethe, l’Institut Français et au Centre culturel camerounais. Réalisateurs locaux et étrangers échangeront avec les cinéphiles autour des plus de 20 films, fictions, documentaires, courts et longs métrages, inédits et avant-premières, réalisés par des femmes d’Afrique et du reste du monde. Pour Narcisse Wandji, « le festival se veut aussi être une véritable plateforme de découverte et de réflexion où le cinéma et l’engagement se mêlent et se répondent, en invitant des œuvres rares, peu montrées qui permettent une réelle diversité de propositions cinématographiques. » D’après les organisateurs de « Mis me Binga », entre autres articulations, le festival accueillera une résidence d’écriture dénommée QIDEF qui, en partenariat avec le Goethe-Institut, réunira des cinéastes femmes, venues de quelques pays d’Afrique centrale. Egalement au programme, le « Binga talent », un concours de court métrage documentaire, se tiendra avec l’Association des Dames de l’Image (Adamic).