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Martin Chomu Tumenta, «Les Camerounais ont leurs positions»

Martin Chomu Tumenta, «Les Camerounais ont leurs positions»

Le commandant opérationnel de la Misca explique le dispositif qu’il a mis sur pied.

Quelle est la mission de la Misca ?

Les forces de la Misca, ainsi que les forces de l’opération française Sangaris sont ici pour contribuer à travers des opérations militaires à la stabilisation de la Rca, contribuer à la restauration de l’autorité de la Rca, protéger les populations civiles, protéger les peuples et leurs biens, protéger toutes les organisations humanitaires nationales, internationales, bilatérales, tous les acteurs dont les activités convergent vers le but de restaurer la paix et la sécurité en Rca.

Vous êtes venu à l’Ecole de police accueillir une colonne de l’armée tchadienne qui vient d’entrer à Bangui, d’où vient cette colonne et qu’est ce qu’elle vient faire ?

La colonne vient du Tchad. Son départ nous a été signalé il y a quatre ou cinq jours. Nous savions qu’elle était déjà en Rca au moment où elle a franchi la frontière nord. Et depuis, partout où elle s’est arrêtée, nous avons été tenus au courant. Donc, c’est une colonne qui suit un itinéraire bien défini que nous connaissons et dont le but est tout simple, venir à Bangui poursuivre les opérations de sécurisation des populations tchadiennes et leur évacuation par la route. Je voudrais vous faire savoir qu’on n’évacue pas que des populations tchadiennes mais aussi des Camerounais, des  Ivoiriens, des Maliens, des Sénégalais. Les décisions de ces évacuations sont politiques. Le commandant de la force ne peut pas aller à l’encontre de  ces décisions.

L’armée tchadienne ou le contingent tchadien de la Misca devrait être redéployé dans le nord de la Rca. À certaines explications, on pourrait croire  que ce redéploiement ressemble à une punition. Est-ce qu’il n’était pas prévu et pourquoi jusque-là les Tchadiens sont toujours à Bangui ?

Non, il ne s’agit nullement d’une punition. C’est un déploiement des forces. Les forces de la Misca ont remplacé celles de la Fomac. Celle-ci était constituée de 500 ou 600 hommes. La Misca a aujourd’hui un effectif de 3657 hommes. Il fallait absolument un déploiement. Le mandat du Conseil de sécurité de l’Onu par sa résolution 21/27 nous demande de déployer les forces de la Misca sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Par exemple, les forces camerounaises sont déjà dans leurs positions.

D’autres forces sont déjà en train de se mouvoir pour occuper leurs positions. S’il y a eu un petit retard des forces tchadiennes, cela a été ordonné par moi-même parce que je voulais d’abord attendre qu’un contingent venant du Rwanda arrive pour prendre les positions qu’occupaient ces forces tchadiennes dans la ville de Bangui.

Ce petit retard est donc un retard nécessaire et il ne va en rien influer sur le départ imminent des forces tchadiennes qui vont rejoindre leur emplacement prévu par le plan de l’opération.

 

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