Manou Diguir: « Bangou est un eldorado »

Sous-préfet.

Pouvez-vous nous présenter votre circonscription administrative ?

Bangou est une unité administrative créée en 1957. Après son statut de district, elle est devenue un arrondissement en 1963. Bangou est limité au nord par les arrondissements de Baham et Bandjoun, au sud par les arrondissements de Bana et Bandja, à l’ouest par l’arrondissement de Batié et à l’est par les arrondissements de Bayangam et Bangangté. Cette circonscription s’étend sur 231 km²  et compte 30 000 habitants. Bangou a plusieurs atouts. Il y a d’abord son climat, qui donne l’impression que nous sommes en Europe. Parce que la température varie entre 13 et 25 degrés, durant toute l’année. On connaît très peu la saison sèche. C’est une zone montagneuse avec des bas-fonds, qui permettent de produire certaines cultures dont le maraîcher.  L’agriculture est dominante, avec la culture des pommes de terre et des arachides. Il faut ensuite mentionner l’élevage et le petit commerce.

On disait auparavant que Bangou était enclavé. Est-ce toujours le cas ?

Pas du tout. La situation a changé. Ceci, grâce à l’arrivée de Maman Rosette, la belle-mère du chef de l’Etat,  à la tête de la mairie. Le maire de regrettée mémoire a transformé Bangou et  fait de lui, un eldorado comparable à Yaoundé et Douala. Avant, c’était difficile de partir de Bangou carrefour pour Bangou ville, sur une distance de seulement 11 kilomètres.  Aujourd’hui, vous parcourez cette distance en moins de 10 minutes, la route étant déjà goudronnée. Il en est de même pour les tronçons Bangou ville- Badenkop- Bapa-Batié d’environ 15 kilomètres ; Bangou ville- carrefour départ Baham, 16 kilomètres; Bangou ville-Ghouoghouo et Baham, 17 kilomètres ; Bangou ville-Ghouoghouo-Bandjoun, 18 kilomètres… Et avant que la mort ne l’emporte, elle avait déjà négocié le bitumage de la route Kamna-Bangou ville, longue de 8 kilomètres. Actuellement, les travaux sont en cours. Elle avait aussi entrepris des démarches pour plusieurs autres chantiers routiers, qui s’exécutent en ce moment.

Quels sont les problèmes de Bangou aujourd’hui ?

Le premier problème concerne la consommation de la drogue et du whisky frelaté, dans les milieux des jeunes.  Je dois aussi signaler que ces jeunes ne vont pas au champ. Ils préfèrent passer tout leur temps le long des routes, dans les quartiers.  Ce qui entraîne le vol du bétail, et des cambriolages. Et quand il y a la paresse, malgré la bonne volonté qu’affichent les élites, le développement sera lent.

Aujourd’hui, Bangou n’est plus, comme auparavant, un refuge pour les grands bandits. Dans la localité veillent une brigade de gendarmerie et un commissariat de sécurité publique. Nous pouvons dire aujourd’hui que notre  arrondissement est sécurisé.