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LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ : QUEL BILAN POUR LA POLICE SCIENTIFIQUE ET LES VIDÉOS SURVEILLANCES ?

LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ : QUEL BILAN POUR LA POLICE SCIENTIFIQUE ET LES VIDÉOS SURVEILLANCES ?

Des milliards de FCFA du trésor public ont été alloués pour la mise en place des vidéos surveillances en vue de lutter plus efficacement contre la grande criminalité rampante au Cameroun. Le premier bilan est mitigé au grand dam des espoirs placés en cette nouvelle technologie.

Combien de brigands, les vidéos surveillances ont-elles permis de mettre hors d’état de nuire depuis qu’elles ont été placées ? Combien de vies humaines, cette vidéo a-t-elle sauvé et qu’est ce qui a fondamentalement changé depuis l’installation de ces vidéos surveillances dont on a tant vanté les mérites et les prouesses lors de la cérémonie d’inauguration présidée par le ministre SG/PRC, Ferdinand Ngoh Ngoh ? Voilà autant d’interrogations qui taraudent les esprits depuis que Boko Haram multiplie des exactions sur le territoire camerounais. Après un vacarme assourdissant des responsables de la DGSN vantant les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la grande criminalité et les crimes rituels perpétrés à Mimboman notamment, on a vu un édifice sortir de terre en face de la trésorerie générale du Centre.

Cet immeuble abritant les services de la police scientifique et technique aurait coûté plus de 03 milliards à l’Etat excusez du peu. De l’autre côté, le projet sur la vidéo surveillance mise en valeur par CAMTEL a été rétrocédé à la délégation générale à la sûreté nationale que dirige le Divisionnaire à la retraite, Martin Mbarga Nguelé. Cette nouvelle technologie devait permettre à la police de suivre facilement les traces des groupes de gangs qui sèment la terreur de jours comme de nuit dans les grandes villes du Cameroun. La vidéo surveillance permet à la police d’être au courant dans les minutes qui suivent les différents forfaits perpétrés par les cambrioleurs, les braqueurs et les bandits de grands chemins dans les zones, où elles sont installées.

Quant à la police scientifique et technique, les crimes d’Etat, les crimes rituels et crapuleux sont identifiés à partir des empreintes recueillies sur le lieu du crime ou sur le corps de la victime. Les braquages à mains armées dans les banques doivent permettre à la police de suivre sûrement les assaillants à l’intérieur du territoire national et même à l’étranger. Entre les années 2008-2013, les institutions républicaines de notre pays a été le théâtre des coups de vol, braquages et manoeuvres de toutes sortes perpétrées par les gangsters notamment au ministère des finances, au MINCONSUPE, la CRTV et bien d’autres nous n’oublions pas les résidences des particulier : Tsimi Evouna, Evou Mekou, Manon Christol, l’assassinat du magistrat Biakan Angon… etc. Bien que ces criminels ont été arrêtés et incarcérés, cela a été tout simplement la bravoure de nos forces de police et le renseignement de proximité. La police scientifique encore moins la vidéo surveillance n’ont jamais été au centre d’une mise aux arrêts d’un groupe des malfrats.

De l’incompétence ou tout simplement du bluff sur les projets

La question mérite son attention lorsqu’il faut considérer les milliards que ces deux projets ont coûtés à l’Etat. Si pour la police l’Etat peut se contenter d’avoir mis sur terre un édifice qui pourrait servir à autre chose. Il n’en demeure pas moins pour la vidéo surveillance dont le DG de la CAMTEL David Nkotto Emane et complices ont croqué les milliards. La vidéo surveillance fait partir des projets de télécommunications urgentes. L’élaboration de cette étude préalable regroupait les acteurs suivants dans la prévention et la gestion des catastrophes (MINATD, MINSANTE, MINPOSTEL, MINDEF, DGSN, DGRE).

Cette incohérence vient du fait que dans un pays en voie de l’émergence, il ne suffit pas de mettre en place les projets ou les construire, mais il faudra surtout qu’ils soient effectifs et consommables. Au Cameroun, les tueries, les crimes rituels et crapuleux, les coups de vols et braquages cherchent toujours leurs coupables. Parfois la police est obligée de mettre la main sur certains innocents, ceux-ci à leurs tours avouent leurs fautes parce que dépassés par la torture alors que la police scientifique si elle est bien exploitée avec du matériel sophistiqué peut faire l’affaire sans trop de spéculations ni de tâtonnements. Il importe pour l’Etat de faire un audit sur la gestion de ces deux projets.

 

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