Lutte contre la corruption: le secteur privé relance la bataille

La Business Coalition Against Corruption a appelé mardi à porter un coup fatal au fléau.

«Si nous ne faisons pas partie de la solution, alors nous faisons partie du problème. » Formule employée par le secrétaire général des services du gouverneur du Littoral ce mardi à Douala. Ludovic Etienne Ngbwa s’exprimait ainsi lors de la cérémonie de présentation des activités pour 2017 de la Business Coalition Against Corruption (Bcac). Cérémonie organisée sous le haut patronage du Premier ministre et ayant pour thème : « Promouvoir la bonne gouvernance et l’éthique dans le milieu des affaires ». On l’aura compris, le problème dont parlait M. Ngbwa, c’est la corruption, l’hydre dont tout le monde connaît la dangerosité.
En tout cas, les milieux d’affaires, à travers la Bcac, initiative du secteur privé pour un climat économique sans corruption au Cameroun, l’ont bien compris et redonnent donc l’assaut. Parce que la grande majorité souffre de la persistance des pratiques de corruption. Divers intervenants l’ont rappelé, qu’il s’agisse du Sg de la région, du président de la Bcac, Kimani Mwaura, ou du Haut-commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, Brian Olley.
Selon des chiffres de l’Organisation des Nations unies, 2.600 milliards de dollars sont volés chaque année dans le monde à travers la corruption. 40% de ce montant astronomique est « réalisé » en Afrique, d’après la même source. Kimani Mwaura a invité l’assistance à imaginer « ce qui pourrait être fait en matière de santé, d’éducation, de transport, de logement », si ce fléau était endigué.
« La corruption accroît le coût de toutes les initiatives » que l’Etat peut lancer, et aggrave les inégalités sociales, a renchéri Ludovic Ngbwa, invitant les uns et les autres à définir une stratégie contre ce « cancer social ».