Lutte contre Boko Haram :Ramadan sous haute sécurité dans l’Extrême-nord

Les patrouilles mixtes et pédestres seront multipliées dans les lieux en ville, dans les lieux de prêche et aux frontières.

Au cours d’une réunion spéciale de sécurité présidée par le gouverneur Midjiyawa Bakary le 18 juin dernier, le patron de la région a été plus que ferme et précis sur les nouvelles règles de sécurité qui doivent prévaloir sur toute l’étendue de la région pendant le mois de ramadan et même au-delà dans une moindre mesure. «Nous rassurons les populations que les mesures de sécurité seront considérablement renforcées. Les patrouilles mixtes pédestres seront multipliées dans les villes et autour des lieux de prêche. Les bagages seront systématiquement fouillés et préalablement étiquetés avant son embarquement. Aucune personne ne pourra prétendre être enregistrée sur un bordereau dans une agence de voyage sans présenter sa carte d’identité et dont le nom porté sur le billet correspond à celui inscrit sur sa carte d’identité. Ceux qui ne vont pas s’y conformer seront sévèrement frappés », a prescrit Midjiyawa Bakary aux responsables des forces de l’ordre et aux responsables des agences de voyage. « Même les prêches dans les mosquées seront passées à la censure », a-t-il précisé. Au niveau des frontières avec le Tchad et le Nigéria, le gouverneur annonce de nouvelles dispositions de surveillance du territoire par les forces de défense. Le pont de Nguéli qui relie le Cameroun au Tchad et abondamment fréquenté par les populations des deux rives du Logone verra un déploiement important des forces de défense qui vont procéder au filtrage des allées et venues. Cette mesure vient en complément de celle prise au Tchad et qui interdit la traversée de ce pont depuis le 15 juin dernier, à la suite de l’attentat qui a fait 38 morts à N’Djamena. Midjiyawa Bakary a précisé par la même occasion que des moyens conséquents ont été dégagés par l’Etat pour un déploiement des forces de défense qui seront aidées par les membres des comités de vigilance. Les populations doivent ainsi contribuer à cet effort de guerre en respectant les consignes et en collaborant avec toutes les autres unités qui assurent la sécurité sur l’étendue de la région de l’Extrême-Nord.