L’Onu examine la situation des droits de l’Homme au Cameroun

La commission chargée de cette problématique au sein de l’institution internationale va se réunir à Genève du 16 octobre au 10 novembre.

La commission des droits de l’Homme de l’Organisation des nations unies (Onu) se réunit à Genève du 16 octobre au  10 novembre 2017. La traditionnelle rencontre annuelle va aborder la situation des droits de l’Homme dans différents pays du monde, notamment en Australie, en République démocratique du Congo, en Roumanie, à l’Île Maurice ou encore en République dominicaine.

Le Cameroun n’est pas en reste. L’organe de l’Onu entend discuter de la situation des droits de l’Homme au Cameroun dès le 16 octobre, date d’ouverture des travaux. En effet, le pays traverse des moments sensibles depuis bientôt un an, avec la crise anglophone qui paralyse les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il y a aussi les assauts de la secte Boko Haram dans les zones frontalières au Nigeria et l’afflux des réfugiés qui en découle.

La gestion de toutes ces crises par l’Etat camerounais a été critiquée par certaines organisations. Amnesty international a, par exemple, accusé les militaires camerounais affectés à la lutte contre Boko Haram dans l’Extrême-nord, de nombreux abus (torture, arrestations arbitraires, etc). Sur la crise anglophone, l’organisation non gouvernementale a noté que des populations subissent les affres des forces de sécurité. Amnesty international a soutenu notamment que les violences du dimanche 01er octobre 2017 ont causé la mort de 17 personnes, tandis que le gouvernement défend que 10 ont été tuées.

Sur la question des réfugiés nigérians au Cameroun, c’est Human right watch qui a accusé l’armée camerounaise de violation des droits de l’Homme. Cette autre organisation soutient, dans un récent rapport, que les militaires camerounais ont sauvagement expulsé plus de 100.000 réfugiés nigérians du Cameroun. Des accusations qui ont été réfutées par le gouvernement camerounais.

Dans le cadre des prochains travaux, la commission des droits de l’Homme de l’Onu va écouter des organisations non gouvernementales et des organismes de la société civile. Selon certaines indiscrétions, Amnesty international et le Redhac (organisme camerounais ayant publié un rapport détaillé sur les violences du 22 septembre et du 01eroctobre dans les régions anglophones du Cameroun) y seraient conviés. Contactée par Journalducameroun.com, une membre de ladite commission n’a ni confirmé ni infirmé cette information. Elodie Tranchez a simplement déclaré : « La commission des droits de l’Homme travaille de manière transparente. Donc, la société civile est invitée à contribuer au processus d’évaluation à travers des rapports écrits et des présentations orales devant la commission ».

Les travaux seront retransmis en direct sur la Web Tv de l’Organisation des nations unies.