Licenciements Abusifs À Cometal

Les employés de Cometal ne décolèrent plus. Ils ont été brutalement congédiés le 12 mai 2015 par une note signée par le président André Fotso, et qui leur signifiait la suppression de leur poste de travail. Ils ont été signifiés pour les uns verbalement et pour les autres par une note écrite.

Licenciements à la pelle.

Sur la lettre de licenciement on peut lire « L’environnement économique général extrêmement difficile d’une part, et d’autre part la nécessité d’adapter notre organisation au niveau de nos activités, nous obligent à procéder à la suppression de certains postes de travail au rang desquels le votre. Vous voudrez bien noter que nous mettons un terme au contrat de travail qui nous lie pour compter du 12 mai 2015, pour suppression de poste. Par ailleurs, nous vous prions de vous présenter à la Direction des ressources humaines, après avoir restitué vos EPI au département QHSE, pour les formalités réglementaires ». Pour la centaine d’employés à qui cette note à été servie, (cadres, techniciens, et ouvriers), il s’agit tout simplement d’un règlement de compte. Ils disent avoir été mis au chômage par la direction générale de Cometal, parce qu’ils auraient réclamé de meilleures conditions de travail. Notamment la mise sur pied d’un syndicat au sein de l’entreprise. L’élection par ses collègues, du délégué du personnel, et non nomination par la hiérarchie.

Environnement économique difficile !

Car comment comprendre, d’après ces ex employés, que l’entreprise qui se vante d’être le leader de la construction métallique au Cameroun et dans la sous région s’arcboute derrière le fallacieux argument « environnement économique difficile ». N’est-ce pas l’une des entreprises liées à Etat du Cameroun pour la construction de la centrale à gaz de Kribi ? Parce que offrant des services dans les domaines suivants : maintenance on et off shore, construction métallique, tuyauterie, menuiserie industrielle.

Autres arguments relevés par le personnel, André Fotso, actuellement à la tête du Gicam, gère, à côté de Cometal dont le capital social est de 2 500 000 000 Fcfa, deux autres structures de taille, à savoir la société FME Gaz qui est une filière gazière, et la société 3T,également leader en acconage. Les raisons de ces licenciements abusifs d’après les ex employés de Cometal sont donc à voir ailleurs.

La Direction générale évasive.

Au demeurant, la direction de Cometal que nous avons approché ne semble guerre préoccupée par cette situation. Le responsable du personnel était « très occupé » et n’était pas disposé à recevoir de journaliste. Le Directeur général Stanislas Kouala quant à lui avait autre chose de plus important à faire : Recevoir le juge. Pour sans doute « courcicuiter » en amont de la justice tout mouvement des employés dont la grogne est de plus en plus perceptible. La technique est bien connue au Cameroun. Devant notre insistance, il va lancer, laconique : « l’environnement économique extrêmement difficile ». D’autre part, l’entreprise souhaiterait établir d’autres rapports avec ses employés, en l’occurrence, passer de la relation employeur/ employés à celle de structure/sous traitante. Pas plus.

Les employés déterminés.

Les désormais ex employés de Cometal s’insurgent contre la démarche de Cometal, qui n’a pas cru bon de leur adresser un quelconque préavis. Eux qui avouent aujourd’hui avoir travaillé pour la dite structure dans les conditions psychologiques sévères. Rappel à l’ordre a tout bout de champs, demandes d’explications à la pèle, seulement deux mois de congé de maternité pour les femmes enceintes, licenciements à tête chercheuse, non paiement de leur indemnité de licenciement. Ils entendent aller jusqu’au bout de leurs revendications. En attendant, la psychose des autres licenciements plane.