L’excès de vitesse persiste sur les routes

La gendarmerie nationale a sensibilisé les usagers de l’axe Yaoundé-Abong Mbang samedi dernier.

« Il faut rouler « molo molo ». C’est au chauffeur des cars que je m’adresse. Nous ne voulons pas d’hécatombes en cette période de rentrée scolaire. Dans la mesure où la plupart des passagers  sont des élèves et étudiants, il faut qu’ils arrivent à bon port pour commencer leur année sans problème », n’a cessé de rappeler le général Laurent Claude Angouand, directeur central de l’administration et de la logistique à la gendarmerie nationale, à tous les automobilistes de l’axe Yaoundé Abong-Mbang. C’était samedi dernier, lors de l’opération de « contrôle-surveillance-répression » placée sous sa supervision. A chacun des chauffeurs, le général indiquait ; « Nous avons déjà assez de morts dans le septentrion avec la guerre contre Boko Haram. Il ne faudrait pas en rajouter. Notre présence sur la route se justifie par le fait que tous ceux qui prennent le volant deviennent des potentiels criminels. Il ne faudrait pas que de tels actes se reproduisent aussi sur nos routes».

Pour cette opération qui a commencé depuis mercredi dernier  au check-point de Ngoemetaki, village situé à quelques kilomètres d’Atok, département du Haut-Nyong, région de l’Est, il a été question de sensibiliser et d’éduquer l’usager à la prudence. Ceci parce que les automobilistes de cet axe routier sont réputés avoir un penchant pour l’excès de vitesse. « C’est l’infraction la plus récurrente ici. Les chauffeurs sont champions dans le non-respect de la limitation de vitesse. Nous avons eu un accident dans la nuit de vendredi à Dimako,  avec à la clé un mort. Le chauffeur a pris fuite et a été interpellé au niveau d’Atok », explique le capitaine Brigitte Amougou, chef de poste et sous-chef détachement. La preuve de mercredi à samedi dernier,  plus d’une soixantaine d’infractions ont été enregistrées. On y retrouve en sus, le non-port de ceinture de sécurité, le mauvais arrimage des bagages.

Les mesures sécuritaires ne sont pas en reste. Tous les voyageurs en file indienne passent aux détecteurs de métaux et à la fouille des bagages. « Il vaut mieux être trop exigeants dans ces fouilles que d’être surpris par quelque chose. Jusqu’ici, on ne voit rien mais, il faut être plus prudent. Nous voulons nous rassurer que tout le monde se comporte en bon citoyen », indique le général. Et de conclure : «  C’est un peu gênant pour ceux qui voyagent parce qu’ils perdent un peu de temps mais on ne peut pas faire autrement. Il vaudrait mieux ne pas avoir de kamikaze à Yaoundé ou à Bertoua par notre faute, sinon nous deviendrions des complices. Je suis satisfait du travail accompli avec beaucoup de professionnalisme par nos hommes. »