L’Etat camerounais mise sur le marché bancaire pour financer 12,5% de son budget en 2016

En 2016, l’enveloppe de la dette du Cameroun augmentera de 1055 milliards de francs Cfa. C’est ce que révèle le projet de loi des Finances 2016 actuellement en examen au parlement, et qui dévoile une enveloppe budgétaire globale finalement équilibrée en recettes et dépenses à la somme de 4234,7 milliards de francs Cfa (et non plus 4249,8 milliards FCfa comme initialement annoncé en conseil de cabinet à la fin du mois d’octobre).

Calculette en main, 25% de l’enveloppe budgétaire 2016 de l’Etat du Cameroun proviendront des emprunts, dont 505 milliards de francs Cfa à pourvoir par différents bailleurs de fonds internationaux, 250 milliards de francs Cfa à mobiliser sur le marché bancaire local et 300 milliards de francs Cfa de titres publics à émettre.

Au total, les banques, qui sont par ailleurs les seules Spécialistes en valeur du Trésor (SVT) agréées dans le pays et par conséquent les seules institutions habilitées à mobiliser les fonds lors des opérations d’émission de titres publics, pourvoiront environ 550 milliards de francs Cfa au Trésor public camerounais en 2016. Ce qui correspond à 12,5% de l’enveloppe budgétaire globale du pays.

Si cette sollicitation des banques par l’Etat contribuera à étoffer le portefeuille crédits des institutions bancaires de manière générale, elle pourrait cependant, de l’avis de certains analystes, rentre un peu plus difficile l’accès du secteur privé au financement bancaire ; les banques préférant généralement faire plus confiance à l’Etat qu’aux PME.