les souffrances d’une mère

Tel peut se résumer l’ouvrage « Le bien du mal ou comment j’ai tiré le bien du mal « extrême » de Betty Pulchra.

Dans une famille ou encore pour une mère, la naissance d’un enfant est un moment particulier. Une grâce qui mérite d’être magnifié. Mais, lorsque cette naissance s’accompagne des soucis permanents de santé, il devient difficile pour la man de perdre ses enfants à tous les coups à cause  d’une maladie génétique du sang qu’est la drépanocytose. Encore appelée anémie falciforme, cette maladie a basculé la vie de l’auteur, personnage principal de l’ouvrage : « Le bien du mal ou comment j’ai tiré le bien du mal « extrême ». Une sorte de témoignage de Betty Pulchra qui relate les affres de cette maladie dans sa vie dès sa naissance à sa vie de femme. Elève en classe de première A 4, l’auteur découvre à l’âge de 16 ans qu’elle est enceinte. Mais sa joie est de courte durée parce qu’elle perd son premier enfant Marie Pierre a 18 mois. Suite à ce décès, elle se donne corps et âme à ses études et quelques années plus tard, elle a donné naissance à Daniel qui a commencé à changé au 9e mois. C’est au cours d’une campagne de dépistage gratuit de drépanocytose que la nouvelle tombe comme un couperet. Elle porteuse de la forme la moins grave AS et son fils porteur de la forme la plus grave SS. Ayant achevé ses études de droit, elle s’est engagé dans la carrière d’avocate tout en se consacrant à l’éducation de son fils maladif. Pour éviter la sollicitude à ce dernier, elle prend la résolution d’en faire un autre.  Cony tout comme son frère n’a pas échappé.

Dans ce roman de dix chapitres, l’auteur relate sa vie avec ses enfants malades, une vie empreinte d’amour et de foi. Fondée sur l’espoir de voir Daniel réalisé son rêve de devenir propriétaire d’un établissement scolaire, l’irréparable se produisit avec le décès de Daniel à 18 ans. Pour sa mère c’était la manière de Dieu de mettre fin à ses souffrances. La mort de cet adolescent a permis à sa mère de connaître l’angoisse permanente qu’éprouvent les parents d’un drépanocytaire. Un vide qui a réveillé les crises d’anémie comme au temps de son enfance et suscité certaines frustrations dans le cadre de son emploi. Dans cette traversée du désert, l’auteur apprendra que comme le disent les Saintes écritures : « Tout concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein ». Comme pour dire dans de telle situation la foi se perçoit la sagesse et l’amour de Dieu.