Les producteurs de whiskies conditionnés en sachet et en bidon posent leur doléances au gouvernement

La période de transition de 24 mois accordée par le gouvernement le 12 septembre 2014 aux producteurs de whiskies conditionnés en sachet et en bidon, est arrivée à terme le 12 septembre 2016 et les départements ministériels impliqués (Industries, Santé, Commerce) dans le secteur ont convoqué le 20 septembre dernier à Yaoundé, les opérateurs économiques pour la suite.

Le communiqué final de la réunion indique qu’au cours de cette séance de travail, « les opérateurs économiques ont posé des doléances relatives au non-respect de la mise en œuvre de l’arrêté conjoint Minmidt/Mincommerce/Minsante du 12 septembre 2014 rendant d’application obligatoire  la norme des boissons spiritueuses NC 201 : 2014-48 ».

Ladite norme dispose que, « les boissons spiritueuses doivent être conditionnées dans des récipients autres que les sachets ou les bouteilles en plastiques. Les récipients doivent être fabriqués avec des matériaux sans danger et convenant à l’usage auquel ils sont destinés. Ils ne doivent transmettre aux produits aucune substance toxique ni aucune odeur ou saveur indésirable ».

Le communiqué précise : « à l’issue de ces échanges, le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique et ses homologues de la Santé et du Commerce, ont rassuré les différents opérateurs présents à cette assise de la transmission de leurs doléances à la hiérarchie qui prendra les mesures idoines ». Mais le Minmidt s’abtient de révéler la nature des doléances évoquées ici.

Si le gouvernement est en train de réfléchir sur les « doléances » des fabricants de whiskies au lieu de mettre fin à la période transitoire déjà à terme, il n’est pas exclu que le moratoire de 5 ans qu’ils réclamaient déjà en 2012 pour continuer la production de cet alcool soit validé. Le temps d’écouler les stocks de produits finis.

Pour une quarantaine de sociétés œuvrant dans ce domaine dont la moitié prospère dans l’informel, les services des Finances font état d’une contribution moyenne d’un milliard de FCFA annuel au budget de l’Etat. Au même moment, les importations de 1880 tonnes de boissons spiritueuses, rien que pour l’année 2013, ont généré 3,6 milliards de FCFA.