camernews

Les Guerres familiales autour des Héritages sont Foudroyantes

Les Guerres familiales autour des Héritages sont Foudroyantes

L’effondrement spectaculaire de certaines familles en Afrique pousse à s’interroger avec une exaspération grandissante non seulement sur la nécessité de bâtir un héritage mais aussi sur celle de bâtir une progéniture responsable capable d’assurer la continuité.

Tout démontre malheureusement, qu’il y’a un véritable Problème de changement de génération chez nous, en Afrique. Nos parents ont peur de laisser les affaires à leurs propres enfants. En Occident les parents travaillent avec leurs enfants dès le plus jeune âge ; contrairement à l’Occident où il est de coutume que les entreprises sont tenues de génération en génération par une même lignée.

Certains métiers se succèdent de père à fils, nous retrouvons des familles de médecins sur cinq voire six générations, pareil pour des corps de métiers tel que juge, avocat, notaire, chef d’entreprise, paysans. La ferme est souvent reprise par un fils, les cabinets, ainsi que les entreprises sont souvent gérés par les enfants après le décès du parent. La notion de la succession semble donc être une évidence pour les européens et les enfants sont formés dans leur prime jeunesse pour relayer les parents.

Chez nous en Afrique, par contre, après l’enterrement d’un haut dignitaire les scandales autour de l’héritage défrayent souvent la chronique de façon honteuse. Ils vont parfois jusqu’à l’échelle internationale. En Afrique, le problème de la succession de façon générale est problématique et préoccupant. Autant dans la classe bourgeoise que dans la classe ouvrière. Les cacaoyères sont souvent abandonnées quelques années plus tard. Les jeunes font l’exode rural en abandonnant des hectares de plantations. Les biens sont souvent dilapidés, même les chefferies sont parfois bradées. Les guerres entre enfants légitimes et enfants hors mariage, les éternelles rivalités entre épouses et maitresses….

Très tôt les enfants ailleurs sont formés et mis dans des conditions qui leur préparent à la gestion des acquis des parents. Si Soppo Priso pouvait revenir voir ce qu’est devenu son patrimoine !

La jeunesse doit aussi ses ruines au fait que les ainés ne leur donnent pas des responsabilités assez vite. Les parents ignorent jusqu’à la chute que la réussite et la paix au sein d’une famille est hypothéqué par le manque de continuité. La cupidité de certains enfants associés à cette gabegie provoque l’éternel problème de succession. Une faiblesse majeure des grandes familles. Elles finissent souvent par se diviser, des interminables procès en justice qui opposent les enfants d’une même maison. La réalité dépasse la prédiction, si rien n’est fait la situation sera davantage alarmante.

L’aspiration à un travail de haute et de bonne qualité passe aussi par la délégation des tâches. Les ainés ne délèguent pas les obligations aux plus jeunes, même quand ils se sentent submergés et au coucher de leurs forces. Les guerres familiales autour des héritages sont foudroyantes, des vies y passent. L’héritage semble inspirer de plus en plus un grand désenchantement au sein des familles, quelle contradiction !!!!

Ces guerres intestines entre frères autour des biens contribuent quelques fois à faire trépasser le parent.

Devons-nous déduire qu’il n’est apparemment pas facile de léguer son héritage ? La peur de se tromper est aussi quelques fois très présente chez les parents. Toujours est-il qu’une remise en cause globale se pose sur la question de comment prépare t’on les héritiers à gérer leur héritage et surtout à le conserver voire le multiplier.

 

camernews

camernews