Les femmes veulent plus de pouvoir au Parlement Panafricain

Plus de deux cents députés africaines ont tenu un forum de deux jours en marge de cette session.

L’Union africaine a proclamé  2015 « l’année du développement et de l’émancipation des femmes dans le cadre de l’action 2063 ».

L’objectif étant d’accélérer le processus de ratification et d’internalisation du Protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique. Jusqu’ici, ils ne sont que 36 Etats à avoir ratifié ce document plus connu comme le Protocole de Maputo. Les députés du Parlement Panafricain (PAP) et une centaine d’autres parlementaires (des femmes pour l’essentiel) ont achevé hier un forum de deux jours consacré à l’autonomisation des femmes.

« En Afrique, les femmes jouent un rôle vital dans l’économie de développement. A titre d’exemple, dans le monde, les femmes africaines ont le taux d’activité économique le plus élevé (pourcentage des personnes qui mettent à disposition leur force de travail pour la production de biens économiques), incluant les pays de l’OCDE, ce taux est évalué à 61,9 % », estime l’honorable Aïchata Haidara, présidente du Réseau des femmes parlementaires du PAP. Une occasion pour ces parlementaires de renforcer leur connaissance des instruments juridiques légaux qui leur permettront de revendiquer plus de place dans leurs pays respectifs. Question aussi de partager entre elles les expériences d’ailleurs.

On apprendra ainsi que le parlement de l’Afrique du Sud est un des plus équitables du continent avec presque une parité de 50%. L’île Maurice a graduellement introduit l’éducation gratuite au primaire, secondaire et universitaire, ce qui a amené le  niveau éducatif des filles à 90%. Le Rwanda garantit le droit à la terre égal pour les époux (noms des époux sur le titre de propriété foncier). Ou encore le Malawi a amélioré l’accès des femmes à la formation aux

techniques agricoles, à l’information, aux intrants et aux services dans le but de de booster la production agricole des femmes rurales. En clôturant les travaux hier, l’honorable Roger Nkodo Dang, président du PAP a affirmé que « la femme était l’avenir de l’humanité ».