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LES DÉGÂTS DE L’INCENDIE AU FRÊT DE L’AÉROPORT DE DOUALA

LES DÉGÂTS DE L’INCENDIE AU FRÊT DE L’AÉROPORT DE DOUALA

Air France, Sky Gabon, Eco-Logistiks, Transimex, entre autres, sont sans bureaux, ni magasins, depuis mardi 11 novembre 2014, à cause de l’incendie qui a consumé l’un des deux bâtiments dédiés au traitement des marchandises, et qui n’a été circonscrit qu’hier. Les bureaux fermés et les employés au chômage.

Il est 11h50 min ce jeudi 13 novembre 2014 au Fret de l’aéroport international de Douala. Un camion de sapeurs pompiers vient de se garer devant le grand bâtiment abritant les bureaux de sociétés de transit et des compagnies de voyage. Un véhicule 4X4 de l’Asecna, avec à son bord cinq passagers, dont un homme de race blanche, s’immobilise à son tour. Les « soldats du feu » descendent du camion au pas de course et se dirigent aussitôt vers une des portes du grand bâtiment. « On nous a signalé qu’il y a encore du feu ici.

C’est à quel niveau ? » demande un pompier à un homme en civil assis devant l’entrée qui mène dans les locaux d’Air France, Sky Gabon et Brussels Airlines cargo. L’homme à qui s’adresse le pompier est en fait un expert commis par la société des assurances Saar, pour le compte des Aéroports du Cameroun (Adc). Il fait le guet, tandis que ses collaborateurs et des agents de la sécurité font des inspections à l’étage.

Bureaux sous scellés

La porte est fermée. L’expert tente de joindre ses collaborateurs par téléphone pour s’enquérir de la situation. Le pompier commence à perdre patience et menace de défoncer la porte. « Oui, il y a beaucoup de fumée ici en haut », répond l’interlocuteur à l’autre bout de la ligne. Un agent de la sécurité ouvre enfin la porte, de l’intérieur. Les pompiers s’activent. Ils raccordent les tuyaux et grimpent les marches à la hâte. Le combat avec les flammes « rebelles » dure 35 minutes.

Les sapeurs-pompiers de l’aéroport quittent les lieux à 12h25 min pour regagner leur base. Une forte odeur de brûlé embaume encore l’atmosphère. Cette odeur est présente sur le site depuis mardi, 11 novembre 2014. Vers 4h ce jour-là, un incendie s’est déclaré dans le bâtiment et a consumé plusieurs bureaux. Les dégâts sont estimés à plusieurs millions de F. Cfa. Les employés des entreprises concernées sont momentanément au chômage, en attendant qu’il leur soit affecté de nouveaux locaux.

Les différents bureaux sinistrés ont été mis sous scellés. Ce jeudi matin, les portes s’ouvrent pour permettre aux experts des assurances de faire leur travail. On peut alors apprécier l’ampleur des dégâts causés par les flammes. Premier arrêt, Eco-Logistiks. Cette société camerounaise de transit qui comprend douze postes de travail (compartiments informatisés) est la plus affectée. Tout est carbonisé. Les murs sont noircis. L’eau qui suinte depuis l’étage se déverse dans la grande flaque qui inonde le sol. Il vaut mieux se pincer les narines. L’air n’est pas bon à respirer. « Les employés n’ont rien récupéré. Seule une caméra de surveillance a échappé aux flammes », indique un témoin de l’incendie.

A Transimex, l’autre site de visite des experts, le magasin a été touché en partie. Le sol est inondé de gouttes d’eau utilisée par les pompiers pour maitriser les flammes persistantes signalées ce jeudi. Les locaux des compagnies Sky Gabon et Air France sont complètement rasés. Des tas de détritus de charbon jonchent le sol. Le bâtiment n’a de toit que le ciel bleu au-dessus des têtes. L’entreprise Dhl a été épargnée. Deux employés sont occupés, l’un à fouiller dans la paperasse. Ce dernier relativise les dégâts subis par leur société : « nous n’avons pas été véritablement touchés. Juste le toit qui a été un peu attaqué par les flammes. Rien d’important.

La situation est plus grave chez nos voisins », confie-t-il. Les personnels des sociétés sinistrées ne sont pas revenus sur le lieu de l’incendie ce matin. Le Jour a appris qu’ils ont fait plusieurs tours au Fret la veille. Seul le responsable d’Eco-Logistiks a été aperçu dans l’enceinte du Fret jeudi. « Il n’a passé que quelques minutes devant sa société, l’air un peu abattu. Il est ensuite allé dans les bureaux des Aéroports du Cameroun (Adc), puis est reparti », renseigne un transitaire. Qui fait remarquer que les effectifs des agents de la sécurité de la société G4S ont été renforcés sur le site du sinistre.

L’incendie a débuté dans l’un des bâtiments du Fret de l’aéroport international de Douala mardi 11 novembre 2014 aux environs de 4h. En ce momentlà, les magasins étaient fermés. Le vigile a aussitôt alerté les sapeurs- pompiers et la brigade de gendarmerie de l’aéroport, située à quelques encablures des bureaux en feu. Les « soldats » du 20ème groupement des sapeurs-pompiers basé au quartier Ngodi à Akwa sont arrivés sur les lieux une heure plus tard. La bataille avec le feu a duré près de 4h. Les pompiers de l’aéroport international de Douala sont redescendus sur le site, autour de 17h mardi. Alertés de nouveau jeudi, ils sont revenus pour maitriser les dernières poches d’incendie dans les bureaux d’Air France.

Certaines personnes ayant des activités régulières au fret penchent pour la thèse d’un court circuit. Mais cette hypothèse n’est pas encore confirmée par des sources officielles. La commission d’enquête présidée par le préfet du département du Wouri, Paul Naseri Bea, n’a pas encore rendu sa copie.

 

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