Les conventions prennent corps dans l’Investissement privé

Marthe Angeline Minja, Dg de l’Agence de Promotion des Investissements, l’a constaté mercredi à Douala où certains investisseurs implantent déjà leurs structures.

Entre autres rôles, l’Agence de Promotion des Investissements (Api) doit accueillir, assister et orienter les investisseurs dans toutes les étapes de la mise en œuvre de leurs projets. C’est donc dans ce cadre que le directeur général de l’Api, Marthe Angeline Minja, a effectué, mercredi dernier à Douala, une mission de suivi et d’évaluation d’implantation des entreprises qui ont signé des conventions avec l’Etat.

A cet effet, le directeur général accompagné de ses collaborateurs et des représentants de la douane camerounaise, également impliquée dans cet accompagnement, sont allés dans quatre entreprises évoluant dans des domaines d’activités bien distincts. L’industrie pharmaceutique, le cosmétique, l’agro-alimentaire et la cimenterie. Strides pharma Cameroun, en cours d’installation du côté de Yassa, industrie pharmaceutique, va produire plusieurs molécules,  sous formes diverses, des comprimés, gélules, suspensions buvables etc. A terme, les capacités de production seront de 500 millions (d’unités) pour les comprimés, 400 millions pour les gélules et 2 millions de flacons pour les suspensions buvables. L’entreprise, selon son promoteur Prosper Hiag, pharmacien, va générer 300 emplois, 200 directs et 100 à temps partiel.

La cimenterie Medcem, fruit d’un partenariat camerouno-turc, est à 90% d’installation au quartier Essengue dans la zone portuaire. Marthe Angeline Minja a constaté par elle-même le niveau d’évolution du chantier qui a débuté en juin 2014. Les premiers essais pour la sortie du premier sac de ciment, selon Taha Ôzbey, son promoteur, sont prévus pour la fin du mois d’août en cours.

Le groupe Tagidor Premium Investment SA, qui compte en son sein des entreprises spécialisées dans la production des bouillons culinaires, des jus de fruit et de cosmétiques, est à 70% dans sa phase d’installation. Un motif de satisfaction pour le Dg de l’Api, qui a apprécié l’engagement des opérateurs économiques, très avancés dans l’implantation des  projets qui ont débuté il y a à peine un an.

Cependant, des opérateurs relèvent quelques lourdeurs persistantes, dans les procédures mises en place par l’Etat. Notamment, certaines dispositions qui semblent freiner un peu la loi en vigueur depuis 2013. Le Dg de l’Api a promis de soumettre ces inquiétudes à la hiérarchie. Au besoin, une nouvelle lecture de ladite loi sera proposée pour la bonne conduite des investissements.